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L’histoire pour le plaisir

Giuliano Dami

dimanche 23 janvier 2022, par ljallamion

Giuliano Dami (1683-1750)

Né à Mercatale di Campoli [1], favori de Jean Gaston de Médicis, grand-duc de Toscane [2].

Fils de Vincenzo Dami et de Catarina di Cristofano Ambrogi. Giulano n’a que 9 ans lorsque son père Vincenzo meurt à l’âge de 54 ans, le 17 avril 1693. Il est inhumé dans le caveau familial, ce qui semble indiquer que la famille Dami n’est pas pauvre. Sa mère, Catarina, attend alors son 4ème enfant.

Dans les années qui suivent, son oncle Piero s’occupe de la famille, mais âgé, il fait en sorte que Giuliano devienne garçon du contadino du cavaliere Lenzoni à Marignolle. Il sert ensuite un prêtre, puis un Français, Beroardo Francese dalle Rovinate, avant d’entrer au service du chancelier Fabbrini di Castelfiorentino, puis du bailli [3] Lenzoni de Santa Croce dont il avait servi le contadino à Marignolle.

Il entre au service du marquis Ferdinando Capponi, comme laquais [4] en 1701, à l’âge de 21 ans. Le marquis Capponi est chevalier de l’ordre de San Stefano de Toscane [5], recteur du prieuré de Pescia [6] et grand chancelier. Il fut aide de chambre du grand-duc Ferdinand II et est alors dignitaire de la cour du grand-duc Cosme III et bracciere de la grande princesse Violante-Béatrice de Bavière.

Entre juin 1705 et mai 1707, Giuliano Dami rencontre Jean Gaston de Médicis, revenu à Florence le 11 juin 1705 après avoir épousé en Bohême le 3 juillet 1697, la princesse Anne-Marie-Françoise de Saxe-Lauenbourg. En mai 1707, Jean Gaston de Médicis quitte Florence pour retourner en Bohême en compagnie de Giuliano Dami.

C’est à Reichstadt [7], en Bohême, que les liens entre Jean Gaston de Médicis et Giuliano Dami se renforcent. À Prague [8], Giuliano Dami lui présente des jeunes hommes de tous milieux. En 1708, Jean Gaston de Médicis revient définitivement en Toscane en compagnie de Giuliano Dami et de 3 autres laquais.

Le 30 octobre 1713, Jean Gaston de Médicis devient héritier du grand-duché après la mort du grand prince Ferdinand ; Giuliano Dami devient son aide de chambre vers 1713-1714, à 30 ans. Le 1er octobre 1715, il se marie avec Maria Vittoria Selcini qui a 27 ans.

Le 22 octobre 1717, Anne Marie Louise, veuve de l’Electeur Palatin, sœur de Jean Gaston de Médicis, rentre en Toscane avec faste.

En 1720, Giuliano Dami achète avec un cousin une boutique à Florence [9] pour 600 écus au total.

Le 2 novembre 1721, Giuliano Dami entre au Consiglio dei Duegento. En décembre de la même année, il devient procuratore di Palazzo, confirmé le 1er juin 1722. Le 1er mars 1723, il obtient la charge d’ Ufficiale del Monte Comune qu’il conserve jusqu’en 1726.

À la mort de son père le 31 octobre 1723, Jean Gaston de Médicis devient grand-duc de Toscane. Il rencontre l’infant d’Espagne Don Carlos de Bourbonle futur Charles III , arrivé de Livourne [10] où il s’était arrêté 2 mois pour soigner une variole, lorsque ce dernier séjourna à Florence du 9 mars 1731 au 6 octobre 1732.

Le 7 septembre 1733, Giuliano Dami achète la villa de Broncigliano puis, en janvier 1735, un immeuble à Florence pour 1485 ducats.

Jean Gaston de Médicis meurt le 29 juillet 1737. Les puissances européennes avaient décidé en 1735 que la Toscane reviendrait à François III Stéphane duc de Lorraine et de Bar ou François ou François 1er empereur du Saint-Empire

Après la mort de Jean Gaston de Médicis, le 5 octobre 1742, Giuliano Dami vend à son cousin la moitié de la boutique achetée en 1720. Giuliano Dami meurt le 5 avril 1750 à l’âge de 66 ans.

Sa veuve décède le 31 janvier 1760 à l’âge de 72 ans. En 1770, les héritiers de Giuliano Dami vendent la villa de Broncigliano.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Giuliano Dami/ Portail de l’Italie/ Catégories : Histoire de Florence

Notes

[1] frazione de la commune de San Casciano en Toscane

[2] Le grand-duché de Toscane est fondé officiellement au début du 16ème siècle, lorsque Cosme de Médicis reçoit le titre de duc puis de grand-duc. Le grand-duché disparaît en 1801, lorsque Napoléon Bonaparte le transforme en royaume d’Étrurie. Le titre et le grand-duché renaissent en 1814, après l’effondrement napoléonien. L’un et l’autre perdurent jusqu’en 1860, date à laquelle le grand-duché est incorporé dans le nouveau royaume d’Italie. Cependant, le titre de grand-duc de Toscane perdure et est toujours porté par une branche cadette de la famille de Habsbourg-Lorraine.

[3] Le bailli était, dans l’Ancien Régime français, un officier de judicature représentant de l’autorité du roi ou du prince dans le bailliage, chargé de faire appliquer la justice et de contrôler l’administration en son nom. Il s’agissait de l’équivalent de nos actuels préfets. La juridiction dont est responsable un bailli s’appelle un bailliage. En France méridionale, le terme généralement utilisé était sénéchal et la circonscription la sénéchaussée. En Provence, les couples de mots « bayle », « baillie » et « viguier », « viguerie » étaient répandus. Les bailliages ont été établis au 12ème siècle sur le domaine royal, notamment par Philippe Auguste. Il était à l’origine porté par des commissaires royaux qui rendaient la justice, percevaient les impôts et recevaient, au nom de la couronne, les plaintes du peuple contre les seigneurs. Leur juridiction, régularisée avec les Capétiens fut d’abord très étendue ; mais l’abus qu’ils firent de leur puissance obligea les rois à la réduire. Vers le 16ème siècle, le rôle du « bailli » était devenu simplement honorifique, le lieutenant général du bailliage et d’autres officiers se répartissant son pouvoir. Néanmoins, leur office était noble et d’épée ; Charles IX, en 1560, les déclara officiers de robe courte.

[4] le titre de laquais est plus élevé qu’un simple serviteur.

[5] L’ordre sacré et militaire de Saint-Étienne, pape et martyr est un ordre religieux chevaleresque d’origine pontificale (Bulle His quae du 1er février 1562 de Pie IV), avec une double personnalité juridique, qui est canonique (actuellement « Associazione pubblica di fedeli di fondazione pontificia ») et civile. Il est décerné par la maison grand-ducale de Toscane.

[6] Pescia est une commune de Toscane en Italie, dans la province de Pistoia. Pescia est connue pour son marché international aux fleurs, pour son Palio et pour le village voisin, Collodi, village natal de la mère de Carlo Lorenzini alias Carlo Collodi, auteur de Pinocchio. Pescia se trouve à mi-chemin entre Lucques et Florence, à la limite nord-orientale de la Plaine de Lucques, aux confins nord-ouest de la Valdinievole.

[7] Zákupy est une ville du district de Česká Lípa, dans la région de Liberec, en République tchèque. La ville était connue autrefois sous son nom allemand de Reichstadt, qui signifie « ville d’Empire », désignant une ville libre.

[8] *Prague est la capitale et la plus grande ville de la République tchèque, en Bohême. Située au cœur de l’Europe centrale, à l’ouest du pays, la ville est édifiée sur les rives de la Vltava. Capitale historique du royaume de Bohême, berceau du peuple tchèque, Prague connaît son apogée au 14ème siècle sous le règne du roi de Bohême et empereur germanique Charles IV qui en fait la capitale de l’Empire. Elle est alors un centre culturel et religieux de première importance, où naissent les balbutiements de la réforme protestante lorsque Jan Hus prêche contre les abus de la hiérarchie catholique et le commerce des indulgences. Brièvement redevenue capitale impériale et culturelle au tournant des 16ème et 17ème siècles sous le règne de Rodolphe II, Prague perd progressivement en importance jusqu’à la Renaissance nationale tchèque au 19ème siècle puis la création de la Tchécoslovaquie au lendemain de la Première Guerre mondiale, en 1918, dont elle devient la capitale.

[9] Florence est la huitième ville d’Italie par sa population, capitale de la région de Toscane et siège de la ville métropolitaine de Florence. Berceau de la Renaissance en Italie, capitale du royaume d’Italie entre 1865 et 1870

[10] Livourne est une ville d’Italie, située en Toscane. Livourne était à son origine un petit village de pêcheurs, sur la côte Tyrrhénienne, dans une petite baie naturelle, à quelques kilomètres au sud de l’embouchure de l’Arno et de la ville de Pise. Il faudra attendre 1500 et l’arrivée des Médicis, Grand-duc de Toscane, pour assister à l’explosion démographique et commerciale de Livourne. En 1587, Ferdinand 1er, frère de François 1er de Médicis et fils de Cosme 1er, prend la charge de grand-duc. C’est à lui que la ville doit son statut de port franc, et dès lors, les échanges commerciaux connurent une augmentation vertigineuse.