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L’histoire pour le plaisir

Nicéphore II Phocas

dimanche 2 mai 2021, par ljallamion

Nicéphore II Phocas (vers 912-969)

Général de l’Empire byzantin de la famille Phocas-Empereur de 963 à 969

Il accède au trône et devient un empereur contesté. Fils de Bardas Phocas l’Ancien, Nicéphore appartient à la famille Phocas [1], originaire de Cappadoce [2], qui a donné à Byzance [3] plusieurs autres généraux. Il rejoint l’armée assez jeune. Son grand-père Nicéphore Phocas l’Aîné , s’est illustré en Italie et en Sicile d’où il a chassé les Maures [4] d’Afrique du Nord sous Basile 1er, et a combattu les Bulgares [5] sous Léon VI.

Un de ses fils et oncle de Nicéphore, Léon Phocas, fut domestique des Scholes [6], commandant en chef des armées dans la guerre contre les Bulgares, et a même tenté d’usurper le trône de Constantin VII Porphyrogénète avant d’être arrêté par Romain Lécapène.

Un autre de ses oncles, du côté maternel, est saint Michel Maleïnos , higoumène [7] au mont Kyminas [8] en Bithynie [9]. Le père de Nicéphore, Bardas Phocas, a combattu les Arabes et est devenu un vrai héros populaire ; il a également aidé Constantin VII à recouvrer son pouvoir abandonné aux Lécapène.

Sous Constantin VII, il devient stratège [10] des Anatoliques [11] en 946 et est nommé domestique des Scholes en 955. Dans la guerre contre les Arabes, il commence par une sérieuse défaite en 956, qu’il fait oublier par ses victoires en Syrie [12] les années suivantes.

Constantin VII le nomme magister et domestique des Scholes d’Orient, ce qui en fait le commandant des forces impériales en Asie.

Depuis sa conquête par les Arabes en 824, la Crète [13] est devenue la base arrière de pirates pillant le pourtour des terres byzantines [14]. Leurs expéditions sont sanglantes et sans pitié, comme celle de 904 sur Thessalonique [15]. Dès 825, les Byzantins tentent de reprendre l’île, mais toutes les tentatives sont des échecs. En tout, 5 tentatives ont lieu avant 960 ; la dernière, commandée par Constantin Gongylès , à la fin du règne de Constantin VII, est un désastre.

Les pirates ruinaient le commerce des ports byzantins, aussi Joseph Bringas , le parakimomène [16], chef du Sénat et vrai détenteur du pouvoir impérial sous Romain II, décide d’une nouvelle expédition. Il place à sa tête le meilleur général de l’empire, Nicéphore Phocas. Bringas doit vaincre l’opposition du Sénat qui voit, non sans raison, en Nicéphore un possible usurpateur du trône impérial tant il est populaire.

L’époque est favorable à une action sur la Crète, les musulmans étant alors désorganisés et empêtrés dans des guerres intestines.

Nicéphore mène l’expédition sur la Crète, ravage Candie [17] après un siège de 10 mois et élimine la présence arabe de l’île.

Après avoir reçu les honneurs rares du triomphe et être fait domestique des Scholes d’Orient remplaçant son frère Léon à ce poste, il retourne dans l’Est avec une armée forte et bien équipée durant l’hiver 961-962. Il s’empare en 962 d’Anazarbe [18] et Sis [19] en Cilicie [20], passe ensuite en Syrie du nord et enlève à l’émir hamdanide [21] Sayf al-Dawla la ville d’Alep [22] le 23 décembre 962 qui est impitoyablement saccagée. Mais ne pouvant s’emparer de la citadelle, il quitte la ville et rentre en Cilicie. Le thème de Séleucie [23] est alors reformé.

Après être allé à Constantinople [24] recueillir la couronne impériale en 963, Nicéphore dirige une seconde opération contre les Hamdanides, qui règnent à l’époque sur la Syrie du nord et sur Mossoul [25], au moment même où les Bouyides [26] de Bagdad [27] prennent à revers ces derniers. Dans un manifeste adressé à la cour de Bagdad, Nicéphore annonce ses intentions avec clarté : reprendre Antioche [28] puis Damas [29] et renvoyer les Arabes dans leur patrie d’origine, l’Arabie. Enfin, il souhaite reprendre Jérusalem [30]. Il ne fait toutefois pas de conquêtes permanentes. C’est durant cette campagne que lui est donné le sobriquet la mort pâle des Sarrasins.

À la mort de Romain II dans des circonstances suspectes, il retourne à Constantinople pour se défendre contre les intrigues engendrées par le ministre Joseph Bringas. Avec l’aide de Théophano Anastaso , la jeune veuve de l’empereur, qui veut protéger la vie de ses enfants, et du patriarche, il reçoit le commandement des forces orientales et est proclamé empereur par le Sénat puis par l’armée le 3 juillet 963 devant Césarée de Cappadoce [31].

Après un soulèvement populaire contre Bringas à Constantinople, Nicéphore Phocas fait son entrée dans la ville et y est couronné le 16 août au côté des fils de Romain II. Le 20 septembre, il épouse Théophano malgré l’opposition de son fils, le patriarche Polyeucte de Constantinople .

Au cours de son règne, il continue les campagnes militaires. De 964 à 965, il conquiert définitivement Tarse [32], Mopsueste [33] et la Cilicie [34] pendant que le patrice [35] Nicétas Chalcoutzès reprend Chypre [36] aux musulmans en 964/965. En 966 il ravage la Mésopotamie jusqu’à Nisibe [37] puis s’enfonce en Syrie ou il s’empare de la place forte d’Arta, entre Alep et Antioche. En janvier 967, la mort du prince hamdanide d’Alep, Ali Sayf al-Dawla, remplacé par son fils, Saad el-Dwala , renforce la position de Nicéphore.

En 968, il réduit la plupart des forteresses de Syrie et après une victoire devant Alep, Nicéphore s’empare de Ma’arrat al-Numan [38], Kafartab, Chayzar [39], dont il réduit en cendres la grande mosquée, puis Hama [40] et Homs [41], laquelle est livrée aux flammes. Après le saccage de la vallée de l’Oronte [42], le Basileus [43] s’approche de la côte libanaise et prend Jabala [44], Arqa [45], Tartous [46] et reçoit la soumission de Laodicée [47].

L’expédition est un succès et l’empereur retourne à Constantinople avec un butin considérable et sans doute plusieurs dizaines de milliers de captifs. Il charge son neveu Pierre Phocas et le stratège Michel Bourtzès du blocus d’Antioche. À la suite d’une attaque surprise de Michel Bourtzès le 29 octobre 969, la ville est prise définitivement le 1er novembre avec l’intervention de Pierre Phocas. La ville constitue pendant plus d’un siècle la place forte de l’empire dans la région. En décembre 969 ou janvier 970, Pierre Phocas prend à nouveau la ville d’Alep où un usurpateur, Kargouya, a chassé Saad el-Dwala, à l’exception de la citadelle, et se contente d’obtenir une promesse de vassalité ainsi que de relever toutes les églises chrétiennes.

Nicéphore est moins heureux en Occident. Après avoir renoncé au tribut des califes fatimides [48], il envoie une expédition en Sicile [49] en 964/965), mais les défaites subies sur terre et sur mer le forcent à quitter l’île.

En 967, il fait la paix avec les Sarrasins [50] pour mieux combattre Otton 1er du Saint Empire qui attaque les possessions byzantines en Italie. Nicéphore doit faire retraite.

Du fait de ses campagnes militaires et de la maintenance d’une armée puissante, Nicéphore doit exercer une politique fiscale rigide. Il réduit les largesses de la cour et met fin aux exemptions d’impôts du clergé. Bien qu’il se considère lui-même comme un ascète, il interdit la fondation de nouveaux monastères.

Les impôts trop élevés et la dépréciation de sa monnaie rendent Nicéphore très impopulaire, et, en 967, un mouvement de foule hostile à son encontre éclate lors d’une procession ; l’empereur essuie alors des jets de pierres.

Trop âgé, Nicéphore n’est pas un mari séduisant pour Théophano, qui le trompe avec Jean Tzimiskès . Elle ne tarde pas à tramer un complot contre lui avec l’aide de son neveu et de Tzimiskès. Ce dernier était assigné à résidence dans ses terres d’Arménie par Nicéphore. En plus de subir la disgrâce de se voir retirer le commandement de ses armées, Tzimiskès est fait logothète de la course publique [51]. Théophano, dont Nicéphore était passionné, parvient à faire lever la disgrâce.

Les conjurés décident donc de passer à l’action et de supprimer Nicéphore. Les suivantes de Théophano font entrer un détachement commandé par Tzimikès dans le palais impérial de Boucoléon [52] le 11 décembre 969. Ce groupe est composé de 8 à 10 hommes. Ils poignardent Nicéphore pendant son sommeil. Sa tête est tranchée et exposée en public, son corps est jeté dans la neige. Peu après, ses restes sont ensevelis discrètement aux Saints-Apôtres [53] dans un sarcophage sur l’heroon [54] de Constantin 1er. Abalantés est désigné comme coupable et bouc-émissaire ; il est exécuté peu après.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Charles Personnaz, L’empereur Nicéphore Phocas, Byzance face à l’Islam, 912-969, Belin 2013/ Le petit mourre dictionnaire d’histoire universelle édition Bordas 2004 p 928

Notes

[1] La famille Phocas est une famille de Cappadoce qui avait donné à Byzance plusieurs généraux. Elle ne semble pas avoir eu de lien de parenté avec l’empereur Phocas. Après la chute de Constantinople en 1453, Emmanouíl Fokás et son frère Andrónikos se sont exilés dans le Péloponnèse puis installés à Céphalonie sous le nom latinisé de Foca. Leurs descendants existent toujours, et se sont illustrés comme navigateurs, patriotes grecs lors de la Guerre d’indépendance grecque ou médecins. En particulier, Juan de Fuca, né en 1536 à Céphalonie, est connu comme navigateur au service du roi d’Espagne Philippe II, et découvreur du détroit de Juan de Fuca.

[2] La Cappadoce est une région historique d’Asie Mineure située dans l’actuelle Turquie. Elle se situe à l’est de la Turquie centrale, autour de la ville de Nevşehir. La notion de « Cappadoce » est à la fois historique et géographique. Les contours en sont donc flous et varient considérablement selon les époques et les points de vue.

[3] Byzance est une ancienne cité grecque, capitale de la Thrace, située à l’entrée du Bosphore sous une partie de l’actuelle Istanbul. La cité a été reconstruite par Constantin 1er et, renommée Constantinople en 330, elle est devenue la capitale de l’Empire romain, puis de l’Empire romain d’Orient et enfin de l’Empire ottoman à partir de 1453 date de la prise de la ville par les Turcs. Elle fut rebaptisée Istanbul en 1930.

[4] Les Maures, ou anciennement Mores, sont originellement des populations berbères peuplant le Maghreb. Ce terme a changé de signification durant plusieurs périodes de l’histoire médiévale et contemporaine. À partir des conquêtes arabo-musulmanes du 7ème siècle, l’Empire arabe omeyyade, à l’aide du général berbère Tariq Ibn Zyad, conquiert l’Espagne, sous le nom d’Al Andalus. C’est le début de l’Espagne musulmane. À partir de cette époque, le terme « maure » va devenir un synonyme de « musulman », plus particulièrement de n’importe quel musulman vivant en Andalousie, qu’il soit d’origine berbère, arabe ou ibérique. Une population qui s’installera par la suite essentiellement au Maroc après la reconquête de l’Andalousie par l’armée espagnole.

[5] Le Premier Empire bulgare désigne un État médiéval chrétien et multiethnique qui succéda au 9ème siècle, à la suite de la conversion au christianisme du Khan Boris, au Khanat bulgare du Danube, fondé dans le bassin du bas Danube. Le Premier Empire bulgare disparut en 1018, son territoire au sud du Danube étant réintégré dans l’Empire byzantin. À son apogée, il s’étendait de l’actuelle Budapest à la mer Noire, et du Dniepr à l’Adriatique. Après sa disparition, un Second Empire bulgare renaquit en 1187.

[6] le général en chef de l’armée byzantine

[7] Un higoumène ou hégoumène est le supérieur d’un monastère orthodoxe ou catholique oriental. Le terme équivaut à celui d’abbé ou d’abbesse dans l’Église latine.

[8] Le mont Kyminas fut l’une des nombreuses montagnes monastiques (parfois désignées par certains byzantinistes comme saintes montagnes), dont le Mont Athos est l’exemple le plus connu. Situé quelque part en Bithynie, probablement aux alentours de Pruse, la vie monastique y prit son essor aux 9ème et 10ème siècles, notamment sous l’impulsion de saint Michel Maleïnos, mais semble avoir décliné rapidement par la suite.

[9] La Bithynie est un ancien royaume au nord-ouest de l’Asie Mineure, actuellement situé en Turquie. Située au bord du Pont-Euxin, elle était limitée par la Paphlagonie à l’est, la Galatie et la Phrygie au sud, la Propontide et la Mysie à l’ouest. Les Bithyniens sont, selon Hérodote et Xénophon, d’origine thrace. Ils forment d’abord un État indépendant avant d’être annexés par Crésus, qui ajoute leur territoire à la Lydie. Ils passent ensuite sous domination perse, où la Bithynie est incluse dans la satrapie de Phrygie. Mais dès avant Alexandre le Grand, la Bithynie retrouve son indépendance. Nicomède 1er est le premier à se proclamer roi. Durant son long règne de 278 à 243av jc, le royaume connaît la prospérité et jouit d’une position respectée parmi les petits royaumes d’Asie Mineure. Cependant, le dernier roi, Nicomède IV, échoue à contenir le roi Mithridate VI du Pont. Restauré sur le trône par l’Empire romain, il lègue par testament son royaume à Rome en 74 av jc. La Bithynie devient alors province romaine. Sous Auguste elle devient province sénatoriale en 27av jc puis province impériale en 135.

[10] Un stratège est un membre du pouvoir exécutif d’une cité grecque, qu’il soit élu ou coopté. Dans l’Empire byzantin, à partir du 7ème siècle, un stratège est le commandant d’un thème et de son armée. Il est le détenteur des pouvoirs civils et militaires au sein de cette province. Le terme de monostratège désigne un stratège qui a autorité sur plusieurs thèmes.

[11] Les Anatoliques ou le thème des Anatoliques sont un thème de l’Empire byzantin situé en Asie Mineure (Turquie actuelle). Après la division de l’Opsikion au milieu du 8ème siècle, il devient le plus important des thèmes de l’empire.

[12] La Syrie fut occupée successivement par les Cananéens, les Phéniciens, les Hébreux, les Araméens, les Assyriens, les Babyloniens, les Perses, les Grecs, les Arméniens, les Romains, les Nabatéens, les Byzantins, les Arabes, et partiellement par les Croisés, par les Turcs Ottomans et enfin par les Français à qui la SDN confia un protectorat provisoire pour mettre en place, ainsi qu’au Liban, les conditions d’une future indépendance politique.

[13] La Crète, est une île grecque, autrefois appelée « île de Candie ». Cinquième île de la mer Méditerranée en superficie, elle est rattachée en 1913 à la Grèce

[14] L’Empire byzantin ou Empire romain d’Orient désigne l’État apparu vers le 4ème siècle dans la partie orientale de l’Empire romain, au moment où celui-ci se divise progressivement en deux. L’Empire byzantin se caractérise par sa longévité. Il puise ses origines dans la fondation même de Rome, et la datation de ses débuts change selon les critères choisis par chaque historien. La fondation de Constantinople, sa capitale, par Constantin 1er en 330, autant que la division d’un Empire romain de plus en plus difficile à gouverner et qui devient définitive en 395, sont parfois citées. Quoi qu’il en soit, plus dynamique qu’un monde romain occidental brisé par les invasions barbares, l’Empire d’Orient s’affirme progressivement comme une construction politique originale. Indubitablement romain, cet Empire est aussi chrétien et de langue principalement grecque. À la frontière entre l’Orient et l’Occident, mêlant des éléments provenant directement de l’Antiquité avec des aspects innovants dans un Moyen Âge parfois décrit comme grec, il devient le siège d’une culture originale qui déborde bien au-delà de ses frontières, lesquelles sont constamment assaillies par des peuples nouveaux. Tenant d’un universalisme romain, il parvient à s’étendre sous Justinien (empereur de 527 à 565), retrouvant une partie des antiques frontières impériales, avant de connaître une profonde rétractation. C’est à partir du 7ème siècle que de profonds bouleversements frappent l’Empire byzantin. Contraint de s’adapter à un monde nouveau dans lequel son autorité universelle est contestée, il rénove ses structures et parvient, au terme d’une crise iconoclaste, à connaître une nouvelle vague d’expansion qui atteint son apogée sous Basile II (qui règne de 976 à 1025). Les guerres civiles autant que l’apparition de nouvelles menaces forcent l’Empire à se transformer à nouveau sous l’impulsion des Comnènes avant d’être disloqué par la quatrième croisade lorsque les croisés s’emparent de Constantinople en 1204. S’il renaît en 1261, c’est sous une forme affaiblie qui ne peut résister aux envahisseurs ottomans et à la concurrence économique des républiques italiennes (Gênes et Venise). La chute de Constantinople en 1453 marque sa fin.

[15] Thessalonique ou Salonique est une ville de Grèce, chef-lieu du district régional du même nom, située au fond du golfe Thermaïque. Aujourd’hui, elle est la capitale de la périphérie (région) de Macédoine centrale en Macédoine grecque mais aussi celle du diocèse décentralisé de Macédoine-Thrace.

[16] Parakimomène était un titre porté par un haut dignitaire du palais des empereurs byzantins. Il était conféré par édit impérial, c’est-à-dire que le titulaire était révocable au gré du souverain. C’était l’une des 10 charges palatiales par édit, et la plus haute, qui étaient tout spécialement réservées aux eunuques. C’était un responsable chargé tout particulièrement d’assurer la protection du souverain pendant la nuit (portant d’ailleurs une arme), et en qui celui-ci devait avoir toute confiance. À partir du 9ème siècle, plusieurs titulaires de cette charge jouèrent un rôle politique de premier plan.

[17] Candie ou Megálo Kástro, est une ville grecque située sur la côte nord, au centre de l’île de Crète. Elle est le chef-lieu du dème d’Héraklion, du district régional d’Héraklion, et la capitale de la périphérie de Crète, mais aussi celle du diocèse décentralisé du même nom.

[18] Anazarbe est une ancienne ville et forteresse de Cilicie, sur le fleuve Pyrame, aujourd’hui en Turquie. Nommée aussi Caesarea ad Anazarbus, puis en turc Çeçenanavarza et actuellement Aǧaçli. Comptoir économique important gagné par Pompée sur Tigrane II le Grand en même temps que l’ensemble de la Cilicie et de la Syrie du Nord, elle fut florissante sous les empereurs, et devint au 5ème siècle capitale de la Cilicie. Prise en 638 par les Arabes, elle fut reprise par Nicéphore II Phocas en 962. Mais la victoire des Seldjoukides sur les Byzantins à bataille de Manzikert en 1071 permit l’installation d’Arméniens dans la région, quand l’Arménien Thoros 1er prit Anazarbe. Récupérée par les Byzantins après un siège de 37 jours en 1137, la cité fut reprise par Thoros II, puis de nouveau par les Byzantins en 1156. La défaite des Byzantins devant les Turcs à Myriokephalon en 1176 mit un terme aux ambitions byzantines dans la région et permit l’instauration du royaume arménien de Cilicie, dont Anazarbe fut la capitale au 12ème siècle. La ville tomba définitivement aux mains des Ottomans en 1375.

[19] Kozan anciennement Sis est un district de Turquie, dans la province d’Adana, dans l’ancienne Cilicie. Au Moyen Âge, la ville est alors connue sous le nom de Sis. Elle est l’ancienne capitale du royaume arménien de Cilicie, de 1186 à 1375.

[20] La Cilicie est une région historique d’Anatolie méridionale et une ancienne province romaine située aujourd’hui en Turquie. Elle était bordée au nord par la Cappadoce et la Lycaonie, à l’ouest par la Pisidie et la Pamphylie, au sud par la mer Méditerranée et au sud-est par la Syrie. Elle correspond approximativement aujourd’hui à la province turque d’Adana, une région comprise entre les monts Taurus, les monts Amanos et la Méditerranée.

[21] La dynastie hamdanide est une dynastie arabe d’émirs chiites (890-1004) originaires de la partie Est de la Djazira, qui règne sur un espace allant du nord de l’Irak à la Syrie. Les capitales de cet émirat sont Mossoul et Alep. La famille des hamdanides descend de ‘Adi b. Ousama b. Taghlib, membre de la tribu des Banu Taghlib. Cette dynastie apparaît dans un contexte d’affaiblissement du pouvoir central abbasside, qui voit dans cette période du 10ème siècle l’émancipation et l’affirmation de petites dynasties qui s’emparent des pouvoirs temporels et spirituels du califat à une échelle locale ou régionale. Les Hamdanides constituent une de ces dynasties autonomes gouvernées par des émirs.

[22] Alep est une ville de Syrie, chef-lieu du gouvernorat d’Alep, le gouvernorat de Syrie le plus peuplé, situé dans le Nord-Ouest du pays. Pendant des siècles, Alep a été la ville la plus grande de la région syrienne et la troisième plus grande ville de l’Empire ottoman

[23] Le thème de Séleucie est un thème byzantin (province civile et militaire) situé sur la côte sud de l’Asie Mineure et dont la capitale se situe à Séleucie (aujourd’hui Silifke).

[24] Constantinople est l’appellation ancienne et historique de l’actuelle ville d’Istanbul en Turquie (du 11 mai 330 au 28 mars 1930). Son nom originel, Byzance, n’était plus en usage à l’époque de l’Empire, mais a été repris depuis le 16ème siècle par les historiens modernes.

[25] Mossoul est une ville du nord de l’Irak, chef-lieu de la province de Ninive, en Haute mésopotamie. Appartenant de jure à l’Irak, Mossoul est située sur les ruines de Ninive. C’est la ville qui lui a succédé comme métropole régionale à l’époque chrétienne. Elle est alors d’obédience nestorienne et abrite les tombes de plusieurs évangélisateurs. Prise en 641 par les Arabes, elle devient le principal pôle commercial de la région en raison de son emplacement, au carrefour des routes de caravanes entre la Syrie et la Perse. C’est à cette époque qu’elle devient réputée pour ses tissus fins de coton, les mousselines, ainsi que pour son marbre. Au 10ème siècle, l’émirat de Mossoul acquiert une quasi-indépendance avant de devenir au 11ème siècle la capitale d’un État seldjoukide. Au 13ème siècle, elle est conquise et pillée par les Mongols. En 1262, elle passe sous domination perse, puis ottomane.

[26] Les Bouyides sont une dynastie chiite qui règne en Perse et dans l’Irak-Adjémi (Jibâl) aux 10ème et 11ème siècles, de 945 à 1055.

[27] Bagdad ou Baghdad est la capitale de l’Irak et de la province de Bagdad. Elle est située au centre-Est du pays et est traversée par le Tigre. Madīnat as-Salām fut fondée ex nihilo au 8ème siècle, en 762, par le calife abbasside Abou-Djaafar Al-Mansur et construite en quatre ans par 100 000 ouvriers. Selon les historiens arabes, il existait à son emplacement plusieurs villages pré-islamiques, dont l’un s’appelait Bagdad.

[28] Antioche est une ville de Turquie proche de la frontière syrienne, chef-lieu de la province de Hatay. Elle est située au bord du fleuve Oronte. Antioche était la ville de départ de la route de la soie.

[29] Damas est l’une des plus anciennes villes continuellement habitées. Elle est aussi la ville la plus peuplée de la grande Syrie (Assyrie) (des traces archéologiques remontent au 4ème millénaire av. jc). Elle est citée dans la Bible, dans le livre de la Genèse, et plusieurs fois dans les Livres des Rois et des Prophètes. Damas connut l’influence de nombreuses civilisations dont celles des Assyriens, Perses, Grecs, Séleucides, Romains, Arabes et Turcs. De la fin du 12ème siècle av. jc à 734 av. jc, elle est la capitale du royaume d’Aram-Damas. Elle fut l’un des berceaux du christianisme et vit saint Paul prononcer ses premières prédications, notamment dans la maison d’Ananie, où celui-ci a ouvert une église domestique dès l’année 37. Cette dernière est la plus vieille de Syrie (aujourd’hui dans le quartier chrétien de Bab Touma). En 635, Damas se soumit aux musulmans et devint la capitale de la dynastie des Omeyyades de 661 à 750. Avec l’adoption de la langue arabe, elle devint le centre culturel et administratif de l’empire musulman durant près d’un siècle. Par la suite, elle demeura un foyer culturel majeur et un pôle économique de premier plan profitant de sa situation géographique privilégiée, à la croisée des chemins de La Mecque, l’Afrique, l’Anatolie, la mer Méditerranée et l’Asie (route de la soie en direction de la Chine et du commerce des épices avec l’Inde).

[30] Ville du Proche-Orient que les Israéliens ont érigée en capitale, que les Palestiniens souhaiteraient comme capitale et qui tient une place centrale dans les religions juive, chrétienne et musulmane. La ville s’étend sur 125,1 km². En 130, l’empereur romain Hadrien change le nom de Jérusalem en « AElia Capitolina », (Aelius, nom de famille d’Hadrien ; Capitolina, en hommage au dieu de Rome, Jupiter capitolin) et il refonde la ville. Devenue païenne, elle est la seule agglomération de la Palestine à être interdite aux Juifs jusqu’en 638. Durant plusieurs siècles, elle est simplement appelée Aelia, jusqu’en 325 où Constantin lui redonne son nom. Après la conquête musulmane du calife Omar en 638, elle devient Iliya en arabe, ou Bayt al-Maqdis (« Maison du Sanctuaire »), équivalent du terme hébreu Beit ha-Mikdash (« Maison sainte »), tous deux désignant le Temple de Jérusalem, ou le lieu du voyage et d’ascension de Mahomet, al-Aqsa, où se situait auparavant le temple juif

[31] Kayseri est une ville de Turquie, préfecture de la province du même nom, située dans la région de Cappadoce au pied du mont Erciyes. La ville se situe à 320 km de la capitale Ankara et 770 km d’Istanbul. Elle est anciennement connue sous le nom de Césarée de Cappadoce ou Mazaca.

[32] Tarse est une ville de Cilicie, en Turquie.

[33] Mopsueste est une ville antique de Cilicia Campestris (plus tard la province de Cilicia Secunda) sur le Pyramos (l’actuel Ceyhan Nehri), un fleuve situé à 20 km de l’actuelle Adana (l’antique Antioche de Cilicie). La ville s’est appelée Misis, et depuis les années 1960, elle s’appelle Yakapinar.

[34] La Cilicie est une ancienne province romaine située dans la moitié orientale du sud de l’Asie Mineure en Turquie. Elle était bordée au nord par la Cappadoce et la Lycaonie, à l’est par la Pisidie et la Pamphylie, au sud par la Méditerranée et au sud-est par la Syrie. Elle correspond approximativement aujourd’hui à la province d’Adana : région comprise entre les monts Taurus, les monts Amanos et la Méditerranée. Vers 27, sous l’empereur Tibère, la Cilicie est rattachée à la province de Syrie. Certaines parties de la région restent néanmoins dirigée par des souverains locaux jusqu’à l’annexion complète par Vespasien en 74. La province est suffisamment importante pour qu’un proconsul y soit nommé.

[35] Patrice est un titre de l’empire romain, créé par Constantin 1er. Dans les années 310-320, Constantin abolit le patriciat romain, vieille distinction sociale qui avait ses racines au début de la république romaine. Le titre de patrice est désormais accordé par l’empereur à des personnes de son choix, et non plus à des familles entières. Dès son apparition, le titre de patrice permet à son titulaire d’intégrer la nobilitas, comme le faisait déjà le patriciat républicain. Le titre était décerné à des personnages puissants mais non membres de la famille impériale ; il vient dans la hiérarchie immédiatement après les titres d’Auguste et de César. Ce titre fut ensuite conféré à des généraux barbares au service de l’empire. Le titre fut encore porté par des notables gallo-romains au 6ème siècle. Sous les Mérovingiens, le titre de patrice était donné au commandant des armées burgondes. Les papes l’ont notamment décerné à plusieurs reprises pour honorer des personnages qui les avait bien servis. Le titre fut également conservé dans l’Empire byzantin, et son importance fut même accrue au 6ème siècle par Justinien 1er, qui en fit la dignité la plus haute de la hiérarchie aulique. C’était une dignité accordée par brevet. Dans les siècles suivants, elle fut progressivement dévaluée par la création de nouveaux titres. La dignité de patrice disparut à Byzance au 12ème siècle.

[36] L’île de Chypre, que les anciens Égyptiens nommaient « Alachia », les anciens Assyriens « Iatnana » et les Phéniciens « Enkomi », était dès l’Antiquité au carrefour d’importants courants commerciaux, assimilant au fil des siècles différentes cultures provenant de la Crète minoenne, de la Grèce mycénienne et de tout le pourtour du bassin Levantin ; son nom de « Kupros » signifie cuivre, en référence aux importants gisements de ce métal, qui assurèrent sa renommée et sa prospérité dans l’ensemble du bassin méditerranéen. Chypre était aussi connue pour ses nombreuses épices et plantations. L’histoire de Chypre fut très mouvementée et l’île subit de nombreuses tutelles : hellénistique, romaine, byzantine, arabe, franque, vénitienne, ottomane et enfin britannique.

[37] ville située aux confins des empires romain et perse, passée plusieurs fois de l’une à l’autre domination, située aujourd’hui dans le sud-est de la Turquie

[38] Maarat al-Nouman est une ville de Syrie sur la route d’Alep à Hama, dans la province d’Idleb. Appelée Arra dans l’antiquité, c’est le site d’une forteresse utilisée au temps des croisades et connue sous le nom de La Marre. Son nom actuel est la combinaison de son nom traditionnel et du nom de son premier gouverneur musulman Nou’man ibn Bachir, un des compagnons du prophète Mahomet.

[39] Shaizar, Shayzar, ou Chayzar est une ville et forteresse médiévale en Syrie qui joua un rôle important dans les conflits entre chrétiens et musulmans à l’époque des croisades. Situé sur l’Oronte entre Hama et Apamée, sur un site stratégique, elle est citée dans les Lettres d’Amarna sous le nom de Senzar ou Sezar. Les Grecs l’appellent Sidzara, puis elle est rebaptisée Larissa par les Séleucides. Les Romains lui rendent son nom et les Byzantins l’appellent Sezer. Les Croisés, avec Guillaume de Tyr parlent de Caesarea (Césarée de Syrie).

[40] Hama, Hamah et parfois Hamath, est une ville se trouvant en Syrie, chef-lieu du gouvernorat de Hama. Elle occupe l’emplacement de l’antique Épiphanie de Syrie. De la forteresse au centre de la ville il ne reste guère que la colline sur laquelle elle était construite en bordure de l’Oronte. Les dynastes arabes prennent peu à peu possession de parties de la Syrie. Mais les Romains interviennent, avec Pompée, et Hama devient une partie de l’importante province romaine de Syrie (64 av. jc-211), jusqu’au Bas-Empire romain. Dès 330, l’Empire byzantin maîtrise la région, et Hama continue à prospérer, sous le nom d’Emath ou Emathoùs, en contexte chrétien. L’historien Jean d’Épiphanie y est né.

[41] Homs, anciennement Émèse est une ville de Syrie, située sur l’Oronte à la sortie d’un lac artificiel, au centre d’une plaine vaste et fertile qui s’étend, à environ 500 mètres d’altitude, au débouché septentrional de la vallée de la Bekaa. Ce site constitue un carrefour des axes qui relient Damas à Alep (à environ 140 et 170 km de Homs respectivement) et d’est en ouest, via une trouée naturelle dans la double barrière montagneuse qui longe le littoral levantin l’oasis de Palmyre (à 150 km) à la mer Méditerranée (les ports de Tartous et de Lattaquié sont à 80 et 120 km)

[42] L’Oronte ou l’Assi est un fleuve du Proche-Orient. Il prend sa source au centre du Liban, traverse la Syrie occidentale et se jette dans la Méditerranée près du port de Samandağ, dans la région du Hatay, au sud-est de la Turquie (région revendiquée par la Syrie). Il est long de 571 km et son débit naturel (au nord de la plaine de la Bekaa) est de 420 millions de m3/an (1 100 millions de m3/an au niveau de son embouchure).

[43] Basileus signifie « roi » en grec ancien. L’étymologie du mot reste peu claire. Si le mot est originellement grec mais la plupart des linguistes supposent que c’est un mot adopté par les Grecs à l’âge du bronze à partir d’un autre substrat linguistique de Méditerranée orientale, peut-être thrace ou anatolien.

[44] Jablé ou Jablah est une petite ville méditerranéenne en Syrie. La ville est entourée par sa plaine très fertile et elle n’est pas loin des montagnes côtières syriennes où les forêts sont au rendez-vous.

[45] Tell Arqa ou Arka est un site archéologique situé près du village de Minyara au Liban à 12 km au nord-est de Tripoli. La place est stratégique car elle permet de contrôler les routes menant de Tripoli vers Tartous et Homs. La région est bien arrosée, c’est une plaine alluviale côtière, sans doute favorable à la colonisation humaine depuis longtemps. La rivière passe au pied de la colline de Tell Arqa qui comporte des vestiges remontant au Néolithique.

[46] Tartous est une ville côtière de Syrie, abritant le second port du pays après celui de Lattaquié. Elle est également la capitale du gouvernorat du même nom. La ville se situe à environ 160 kilomètres au nord-ouest de la capitale Damas et à 30 kilomètres au nord de la frontière libanaise.

[47] Lattaquié, est une ville de Syrie, chef-lieu du gouvernorat homonyme. La cité qui fut un chef-lieu de satrapie sous le royaume séleucide portait alors le nom de Laodicée-de-Syrie ou Laodicée-sur-Mer parce qu’elle a été refondée par Séleucos 1er qui a donné à la ville le nom de sa mère Laodicé et de sa fille. Après la domination romaine et byzantine, elle fit partie, à l’époque des croisades, de la principauté d’Antioche, avant de retomber aux mains des Mamelouks puis des Turcs.

[48] Les Fatimides (également appelés Obeydides ou Banu Ubayd depuis le manifeste de Bagdad ont formé une dynastie califale arabe chiite ismaélienne d’ascendance alide qui régna, depuis l’Ifriqiya (entre 909 et 969) puis depuis l’Égypte (entre 969 et 1171), sur un empire qui englobait une grande partie de l’Afrique du Nord, la Sicile et une partie du Moyen-Orient. Issus de la branche religieuse chiite des ismaéliens pour laquelle le calife doit être choisi parmi les descendants d’Ali, cousin et gendre du prophète de l’islam Mahomet, les Fatimides considèrent les Abbassides sunnites comme des usurpateurs de ce titre. L’établissement de leur califat débute au Maghreb, grâce à l’appui des Berbères Kutama, grande tribu qui était établie à l’est de l’actuelle Algérie qui vont renverser le pouvoir local aghlabide. Après un intermède en Ifriqiya, ils finiront par s’établir dans la ville du Caire qui pendant leur règne prendra un essor considérable.

[49] La Sicile est la plus grande île méditerranéenne. Avec une superficie de 25 708 km², c’est la région la plus étendue de l’Italie et son territoire est constitué de neuf anciennes provinces à leur tour partagées en 390 municipalités. Elle est également la seule région italienne à compter 2 des 10 villes les plus peuplées du pays : Palerme et Catane. Son chef-lieu est Palerme.

[50] Sarrasins ou Sarrazins est l’un des noms donnés durant l’époque médiévale en Europe aux peuples de confession musulmane. On les appelle aussi Arabes, Ismaélites ou Agaréniens. D’autres termes sont employés également comme Maures, qui renvoient aux Berbères de l’Afrique du Nord après la conquête musulmane. Le terme de Sarrasin se cristallise finalement sur l’opposition avec l’ennemi dans le contexte des Croisades menées par l’Occident chrétien en Terre sainte.

[51] responsable des postes

[52] Le Palais de Boucoléon est un ensemble situé à Constantinople, composé jadis d’un port artificiel construit au 4ème siècle et de plusieurs palais construits par Nicéphore II Phocas. Considéré comme la résidence maritime des Empereurs, il faisait partie du domaine impérial du Palais Sacré. Il tire son nom d’une sculpture située à son entrée représentant le combat d’un bœuf et d’un lion. La sculpture fut détruite tardivement par un tremblement de terre.

[53] L’église des Saints-Apôtres, également connue sous le nom de Polyandrion (cimetière impérial) ou Myriandrion est une église byzantine de Constantinople, aujourd’hui disparue. Elle fut fondée par Constance II, fils de Constantin 1er, dans les années 350 et bâtie à partir d’un mausolée construit par Constantin. C’était la deuxième église de Constantinople en taille et en importance après Sainte-Sophie (Constantinople), et elle fut la principale nécropole des empereurs et impératrices byzantins. Après la Chute de Constantinople en 1453, elle devint brièvement le siège du patriarche de Constantinople, qui l’abandonna en 1456. En 1461, l’édifice alors en très mauvais état fut abattu par les Ottomans pour édifier la mosquée Fatih.

[54] En Grèce antique, un hérôon est un édifice dédié à un héros, une héroïne, un dieu ou une déesse.