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L’histoire pour le plaisir

Constantin 1er

mercredi 26 février 2014 (Date de rédaction antérieure : 16 août 2011).

Constantin 1er (272-337)

Né à Nic [1], il est le dernier d’une longue suite d’empereurs originaires d’Illyrie [2]. Ces empereurs ont redressé le vieil empire à la fin du 3ème siècle, lorsqu’il était menacé par les premières attaques des Barbares. Ils ont fortifié les villes et renforcé les légions des frontières.

Constance Chlore, le père de Constantin était césar dans la tétrarchie, un gouvernement à 4 institué par Dioclétien en 293. Il avait reçu en partage la Gaule, l’Espagne et la Bretagne et s’était établi à Trèves. C’est dans cette ville de Rhénanie qu’il fut proclamé auguste par son armée à la mort de son père en 306.

Quand la guerre éclata entre les héritiers des tétrarques, il se lança avec ses armées sur Rome, traversant les Alpes au Mont Genèvre. Il bouscula l’armée de son principal rival Maxence au Pont Milvius [3], près de Rome, en 312. Il réunifia l’empire à son profit et s’établit à Nicomédie [4], sur les bords du Bosphore.

Bon politique, il constata les progrès du christianisme. Renonçant à la politique de persécution de ses prédécesseurs, il prend le parti de s’appuyer sur la nouvelle religion pour consolider l’unité de l’empire. En 313, il publia à Milan un édit de tolérance qui lui rallia les chrétiens, devenus prédominants dans l’empire.

Devant le succès de la doctrine du prêtre Arius, il s’inquiète d’un schisme qui remettrait en question l’unité de l’empire. Il convoqua lui-même un concile à Nicée [5] pour apaiser les esprits. A la suite de la condamnation de l’arianisme par le concile, il ordonna l’exil d’Arius.

Curieusement, oubliant son souci d’unité et ses précédentes décisions, il céda à la fin de sa vie aux arguments d’un évêque arien, Eusèbe de Nicomédie, celui-là même qui le baptisera sur son lit de mort.

Malade, épuisé par un règne agité,il expire le dimanche 22 mai 337 à Ancyrona, dans les faubourgs de Nicomédie, tandis qu’il tentait de regagner en toute hâte sa capitale, Constantinople.

La principale œuvre de Constantin reste la fondation de Constantinople, une nouvelle capitale qui remplacera Rome.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de encyclopédie/Larousse / personnage/Constantin 1er le Grand/

Notes

[1] Serbie actuelle

[2] L’Illyrie est un royaume des côtes de la rive orientale de l’Adriatique, correspondant à peu près à l’Ouest de la Croatie, de la Slovénie et de l’Albanie actuelle. Les Illyriens apparaissent vers le 20ème siècle av. jc. C’est un peuple de souche Indo-Européenne qui comprenait des Dalmates et des Pannoniens. Vers -1300 ils s’établissent sur les côtes Nord et Est de l’Adriatique. Les Illyriens sont les premiers avec les Grecs, à s’installer dans les Balkans et constituent un immense Royaume. Au VIIe siècle av. J.-C. et VIe siècle av. J.-C., l’Illyrie subit une forte héllénisation du fait de ses relations avec les Grecs, qui y ont fondé des comptoirs.

[3] Le pont Milvius est l’un des ponts les plus importants sur le Tibre. Situé dans l’actuel quartier de Flaminio, à 3 km du centre historique de Rome, là où la via Flaminia et la via Cassia se rejoignent pour franchir le fleuve, c’était le pont d’accès obligé à Rome pour tout voyageur venant du nord.

[4] Nicomédie est une ville d’Asie mineure, capitale du royaume de Bithynie. Elle est appelée Izmit aujourd’hui. Hannibal s’y donna la mort en 183 av. jc et l’historien Arrien y naquit vers 90.

[5] Le Ier concile œcuménique se réunit à Nicée en 325 pour statuer au sujet de l’arianisme. Les principales personnalités engagées dans ce débat étaient présentes, dont Arius, Eusèbe de Nicomédie qui lui était favorable, Eusèbe de Césarée, modéré, Alexandre d’Alexandrie (accompagné d’Athanase d’Alexandrie comme secrétaire) qui s’opposait à lui, de même que, de façon intransigeante, Eustathe d’Antioche et Marcel d’Ancyre. Une quasi unanimité s’est prononcée pour condamner les thèses ariennes et rédiger un symbole affirmant que le Fils est consubstantiel (homoousios) au Père, c’est-à-dire de même nature que lui.