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Anne-Marie-Louise de Médicis

lundi 19 octobre 2020, par ljallamion

Anne-Marie-Louise de Médicis (1667-1743)

Portrait d'Anna Maria Luisa de Médicis (musée de la ville de Düsseldorf)Née à Florence [1], fille de Cosme III de Médicis et de Marguerite-Louise d’Orléans , femme de Jean-Guillaume de Neubourg-Wittelsbach . Elle est la dernière des Médicis.

Ses parents ne s’entendaient pas. La grande-duchesse Marguerite-Louise, jeune femme brillante et capricieuse, se morfondait auprès d’un mari bigot. Le couple grand-ducal, après quelques réconciliations éphémères dont sont issus Anne-Marie-Louise et son frère cadet Jean-Gaston, se sépara en 1675.

La grande-duchesse rentra en France, son pays d’origine, où le roi Louis XIV, son cousin germain, la confina dans un couvent parisien qui accueillait des dames nobles veuves, ne la recevant à Versailles [2] que pour les événements familiaux.

Préoccupé par la fin probable de sa lignée, Cosme III tint à marier ses enfants le plus brillamment possible. Il maria son fils aîné Ferdinand III à Violante-Béatrice de Bavière , sœur de l’ÉlecteurMaximilien II et de la Dauphine de France Marie-Anne de Bavière . Ce mariage resta stérile.

Pour Anne-Marie-Louise, il fut d’abord question de Louis XIV, veuf en 1683 puis de son fils le grand Dauphin à son tour veuf en 1690. Ces brillants mariages ne se firent pas, les deux princes préférant convoler secrètement avec leur maîtresse respective.

Anne-Marie-Louise était sur le point de “coiffer sainte Catherine” quand son père lui fit épouser en 1691 un autre veuf, Jean-Guillaume, électeur palatin [3], beau-frère de l’empereur Léopold 1er.

Le couple n’eut pas d’enfant, tout comme Jean-Gaston qui épousa la même année Anne-Marie-Françoise de Saxe-Lauenbourg , pourtant veuve du frère de l’électeur et mère d’une petite fille.

Anne-Marie-Louise fut veuve en 1716 et se consacra aux œuvres de bienfaisance, tandis que son beau-frère montait sur le trône de Palatinat.

Cosme III mourut en 1723. Marguerite-Louise l’avait précédé de 2 ans dans la tombe qu’ils ne partagèrent pas. Le frère aîné d’Anne-Marie-Louise, Ferdinand, étant décédé en 1713, c’est Jean-Gaston qui monta sur le trône toscan. Les puissances européennes ayant refusé de reconnaître certains droits au trône à Anne-Marie-Louise, en 1731, il désigna comme héritier son parent le plus proche, son lointain et très jeune cousin l’infant Charles d’Espagne âgé de 15 ans.

Nonobstant, à la faveur du traité de Vienne [4] qui mit un terme à la guerre de Succession de Pologne [5], les puissances européennes ne tinrent pas compte des volontés du dernier des Médicis et, à la mort de Jean-Gaston en 1737, la Toscane* échut à François III, duc de Lorraine et de Bar, futur gendre de l’empereur Charles VI.

Anne-Marie-Louise mourut 6 ans plus tard, en 1743, âgée de 75 ans. Elle fit don en indivision de tout ce qu’elle possédait à l’État toscan [6] à condition que rien ne quitte la ville de Florence [7] et que les collections soient ouvertes au public

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Anne-Marie-Louise de Médicis/ Portail de la Toscane/ Catégories : Maison de Médicis

Notes

[1] Florence est la huitième ville d’Italie par sa population, capitale de la région de Toscane et siège de la ville métropolitaine de Florence. Berceau de la Renaissance en Italie, capitale du royaume d’Italie entre 1865 et 1870

[2] Le château de Versailles est un château et un monument historique français qui se situe à Versailles, dans les Yvelines, en France. Il fut la résidence des rois de France Louis XIV, Louis XV et Louis XVI. Le roi et la cour y résidèrent de façon permanente du 6 mai 1682 au 6 octobre 1789, à l’exception des années de la Régence de 1715 à 1723. Situés au sud-ouest de Paris, ce château et son domaine visaient à glorifier la monarchie française. Le château est constitué d’une succession d’éléments ayant une harmonie architecturale. Il s’étale sur 63 154 m², répartis en 2 300 pièces, dont, actuellement, 1 000 pièces de musée. Le parc du château de Versailles s’étend sur 815 ha, contre plus de 8 000 ha avant la Révolution française, dont 93 ha de jardins. Il comprend de nombreux éléments, dont le Petit et le Grand Trianon (qui fut également résidence de Napoléon 1er, Louis XVIII, Charles X, Louis-Philippe 1er, et Napoléon III), le hameau de la Reine, le Grand et le Petit Canal, une ménagerie (aujourd’hui détruite), une orangerie et la pièce d’eau des Suisses.

[3] La dignité de comte palatin du Rhin tire son origine de la dignité plus ancienne des comtes palatins de Lotharingie. Le titre apparut à la mort de Hermann II, comte palatin de Lotharingie de la dynastie des Ezzonides ; sa veuve Adélaïde de Weimar-Orlamünde apporta alors la dignité de comte palatin en dot à son nouvel époux Henri II de Laach. L’Empereur à cette occasion s’assure d’en réduire le pouvoir, afin d’éviter l’émergence d’une dynastie rivale comme ce fut le cas avec les Ezzonides. Le titre fut assorti d’un territoire dont l’extension se modifia au cours des siècles, le Palatinat du Rhin. Les comtes palatins du Rhin étaient également les premiers électeurs du Saint Empire avec la charge d’archi-sénéchal d’Empire, d’où leur nom d’Électeur palatin. En 1214, la dignité échut à la maison de Wittelsbach en la personne de Louis 1er de Bavière à partir duquel elle devint de fait héréditaire. Cette maison transmit à plusieurs branches collatérales le titre assorti de possessions familiales.

[4] Le traité de Vienne de 1738 signé le 18 novembre 1738 entre l’Autriche et la France met fin entre ces deux pays à la Guerre de Succession de Pologne. Il comporte plusieurs dispositions dynastiques qui modifient la carte politique de l’Europe et assurent un nouvel équilibre entre les deux puissances.

[5] La guerre de Succession de Pologne eut lieu de 1733 à 1738. À la mort d’Auguste II en 1733, son fils, Auguste III, et Stanislas 1er, ancien roi de Pologne déchu en 1709, beau-père de Louis XV, se disputent le trône.

[6] La Toscane, dirigée d’abord par des margraves et des marquis aux 9ème et 10ème siècles, devint un ensemble de cité-États à statut républicain-oligarchique. Au 15ème siècle, avec Cosme de Médicis, elle est progressivement réunifiée dans une seule entité politique et passe entre les mains de la famille des Médicis, l’une des plus puissantes durant la Renaissance. Cette famille a gouverné la Toscane du 15ème au 18ème siècle.

[7] Florence est la huitième ville d’Italie par sa population, capitale de la région de Toscane et siège de la ville métropolitaine de Florence. Berceau de la Renaissance en Italie, capitale du royaume d’Italie entre 1865 et 1870