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L’histoire pour le plaisir

Olivier de Méel

dimanche 6 janvier 2019

Olivier de Méel (mort en 1451)

Noble breton

Il est surtout connu pour avoir été le meurtrier de Gilles de Bretagne.

Vassal des Montauban [1], il était écuyer d’Arthur de Bretagne dit le connétable [2] de Richemont, en 1442.

Le 24 avril 1450, avec la complicité de Robert Rouxel, il étrangla Gilles de Bretagne, frère du duc de Bretagne François 1er, représentant le parti pro-Anglais dans le duché.

Il avait fui en France et avait trouvé asile au château de Marcoussis [3] appartenant à Jean Malet, seigneur de Graville, qui avait épousé Marie, sœur des Montauban.

Il y trouva l’aîné des deux frères, Jean de Montauban , le maréchal de Bretagne, soupçonné de quelque complicité dans le crime dont son frère Arthur était l’auteur principal, il était le rival de Gilles de Bretagne.

Il y fut enlevé, en terre française, par deux écuyers du connétable de Richemont ce qui déclencha un conflit avec le roi de France.

Lui et son complice furent condamnés et décapités à Vannes le 8 juin 1451.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Olivier de Méel/ Portail du duché de Bretagne/ Personnalité bretonne du XVe siècle

Notes

[1] La maison de Montauban est une famille féodale bretonne qui contrôlait la seigneurie de Montauban-de-Bretagne, s’étendant sur huit paroisses, de la fin du 12ème siècle au 15ème siècle. Son origine a longtemps été discutée, mais les dernières études tendent à confirmer qu’il s’agirait d’une branche cadette issue de la maison de Rohan. La maison de Montauban s’est éteinte au 17ème siècle avec la branche puinée du Goust.

[2] Tirant son nom de son origine de “comte de l’étable”, le connétable a, au Moyen Âge, la charge de l’écurie et de l’organisation des voyages du roi. Au 14ème siècle, sa fonction évolue vers le commandement de l’armée en temps de guerre et le conseil militaire du roi en temps de paix. Du Guesclin, Clisson, Bourbon… font partie des grands connétables de France. Supprimée en 1627, la charge de connétable est rétablie par Napoléon 1er en 1804 pour son frère Louis.

[3] Marcoussis est une commune française située à 26 kilomètres au sud-ouest de Paris dans le département de l’Essonne. Village constitué autour d’un prieuré et du château de riches conseillers des rois de France, passé aux courtisanes influentes, puis lieu de villégiature des bourgeois parisiens, Marcoussis était aussi organisé autour de ses carrières de grès pour le pavage de la capitale. Marcoussis eu des seigneurs particuliers dans la vallée, vassaux du roi, très tôt. Selon Malte-Brun, les plus anciens seraient Pierre et Thibaud de Marcoussis, nous ne savons rien à leur sujet. L’ hypothèse est que Malte-Brun est confondu avec des curés de Marcoussis. Pierre étant curé vers 1145. Le premier seigneur dont nous savons quelque chose est Ansoud Le Riche de Paris. Cependant, le prieuré périclita, en 1298 il ne restait ainsi plus qu’un seul moine et le village ne comptait que cent vingt habitants. Le domaine du Déluge fut vendu aux templiers et devint une commanderie détachée de la paroisse de Saint-Wandrille. En 1311, il fut cédé à l’ordre du Saint-Sépulcre et devint le lieu de retraite d’un officier de l’ordre. À la fin du 14ème siècle, Ferric Cassinel, frère de Biette de Casinel, la maîtresse du roi Charles V, donna à son neveu Jean de Montagu la seigneurie de Marcoussis. Grand trésorier puis chambellan de Charles VI, il acheta les différents fiefs du domaine et fit construire entre 1400 et 1408 le château seigneurial, l’église paroissiale et un monastère où il installa les Célestins. Jugé, décapité puis pendu en 1409 sur instigation du duc de Bourgogne Jean sans Peur, le domaine fut donné à Louis de Bavière. À sa mort, la seigneurie fut rendue à Charles de Montagu, fils du fondateur, premier chambellan de Charles VI. En 1422, la seigneurie revint à sa sœur, Jacqueline de Montagu, épouse de Jean Malet de Graville