Bienvenu sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Accueil du site > Histoire du 4ème siècle > Chalcidius ou Calcidius

Chalcidius ou Calcidius

lundi 8 août 2016

Chalcidius ou Calcidius

Philosophe néoplatonicien du 4ème siècle

Il a traduit une partie du “Timée de Platon” [1] en latin, accompagné d’un important commentaire.

Son commentaire reprend la plus grande partie du chapitre “Astronomie de l’Exposition des connaissances mathématiques utiles” à la lecture de Platon de Théon de Smyrne .

Il y expose les connaissances astronomiques au 1er siècle et, à côté des modèles d’Eudoxe et d’Hipparque, le modèle attribué à Héraclide du Pont, qui fait circuler Aphrodite autour du Soleil.

Le Moyen Âge n’a connu de Platon que ce livre, jusqu’en 1158 quand Henri Aristippe traduisit en latin le Ménon [2] et le Phédon [3] . C’est à travers Chalcidius que se concevra “l’Âme du monde comme perspective trinitaire” évoquée par les chartrains Bernard de Chartres , Thierry de Chartres , ainsi que la notion d’univers clos ordonné [4].

Le livre fut imprimé par Johannes Meursius, à Leyde, en 1617. Il y a débat quant à la datation. L’ouvrage est dédicacé à Osius qui pour certains serait évêque de Cordoue [5], acteur important du concile de Nicée [6] en 325.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de histoire de Calcidius, Commentaire au Timée de Platon, édi. et trad. B. Bakhouche, Vrin, 2012

Notes

[1] Le Timée est un des derniers dialogues de Platon. Après un bref échange avec Socrate, Critias et Hermocrate, le philosophe pythagoricien Timée de Locres expose une réflexion sur l’origine et la nature du monde physique et de l’âme humaine vues comme les œuvres d’un démiurge tout en abordant les questions de la connaissance scientifique et de la place des mathématiques dans l’explication du monde. Écrit vers 360 av.jc, le Timée se situe chronologiquement entre La République et le Critias avec lesquels il devait composer une trilogie qui comprenait l’Hermocrate, mais rien de ce dialogue n’a jamais été trouvé ; Friedrich Nietzsche suppose que Platon a incorporé ou retravaillé l’Hermocrate et l’a ajouté aux textes des Lois. Cette trilogie avait pour projet de décrire les origines de l’univers, de l’homme et de la société. Selon Luc Brisson, le Timée appartient à la dernière période de Platon.

[2] Le Ménon est un dialogue de Platon, dans lequel Ménon et Socrate essaient de trouver la définition de la vertu, sa nature, afin de savoir si elle s’enseigne ou non, et sinon, de quelle façon elle est obtenue. Dans un premier temps, la question examinée est donc celle de l’essence de l’excellence. Néanmoins, après plusieurs vaines tentatives de réponse, Socrate et Ménon examinent une question plus générale de savoir si la connaissance de la vertu est possible, et comment elle l’est. L’interrogation sur la vertu se poursuit dans un troisième temps, avec l’examen de la question posée initialement par Ménon, celle de l’enseignement de la vertu.

[3] Phédon est un dialogue de Platon qui raconte la mort de Socrate et ses dernières paroles. Le dialogue a du être composé vers 383 av.jc.

[4] universitas

[5] Cordoue est une ville située dans le sud de l’Espagne, en Andalousie. Cordoue est la capitale de la province homonyme. La ville est située sur le Guadalquivir.

[6] Le premier concile de Nicée est le nom donné à un concile général des évêques de l’Empire romain qui se tint à Nicée (aujourd’hui, İznik, en Turquie) en Bithynie, sur convocation de Constantin 1er, du 20 mai au 25 juillet 325, sous les épiscopats de Sylvestre de Rome, d’Alexandre d’Alexandrie, d’Eustathe d’Antioche, d’Alexandre de Constantinople et de Macaire de Jérusalem. Le concile avait pour objectif de résoudre les problèmes qui divisaient alors les Églises d’Orient, problèmes disciplinaires et surtout problème dogmatique mis en évidence par la controverse entre Arius et son évêque Alexandre. Il est considéré comme le premier concile œcuménique par les Églises chrétiennes. Il forme, avec le premier concile de Constantinople de 381, les deux seuls conciles considérés comme œcuméniques par l’ensemble des Églises chrétiennes. Toutefois il faut noter l’absence au concile des donatistes et des novatiens qui n’y furent pas conviés.