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L’histoire pour le plaisir

Aphrodite

mardi 23 juin 2020 (Date de rédaction antérieure : 10 septembre 2014).

Aphrodite

Déesse grecque associée à l’amour et à la sexualité

Assimilée à la Vénus de la mythologie romaine. La sexualité humaine s’associe le plus souvent au culte d’Aphrodite. Mais ce n’est pas sa seule prérogative. La déesse est en rapport avec les activités des jeunes filles en général.

Les attributions de la déesse ont pu évoluer selon les cités. À Sparte [1], où l’on contrôle plus rigoureusement la sexualité des jeunes filles, elle est associées à des divinités plus sévères. À l’époque tardive, les auteurs tentent de séparer plus rigoureusement les attributions des divinités de l’Olympe, et celles d’Aphrodite se trouvent plus étroitement circonscrites. Cependant, à toutes les époques, ce sont surtout les jeunes filles et les femmes, plus que les hommes et les garçons, qui ont des devoirs envers la déesse.

La beauté des jeunes filles, précieuse aux jeunes filles en vue de leur mariage, aux femmes à qui elle facilite l’harmonie avec leurs époux, et aux courtisanes pour qui elle est une nécessité de leur commerce, se reflète dans les miroirs décorés de la figure d’Aphrodite, parfois offert au temple de la déesse quand leurs propriétaires ont vieilli.

Aphrodite est reconnue par les Grecs comme une divinité sémitique, et plus précisément phénicienne [2].

Mariée à Héphaïstos, elle a de multiples aventures extraconjugales. La principale est celle avec Arès, d’où naissent Harmonie , Déimos, Phobos, auxquels Simonide ajoute Éros et Cicéron, Antéros. Informé de la relation adultère par Hélios, qui voit tout de sa position élevée, Héphaïstos crée un filet magique qu’il place sur le lit pour emprisonner le couple.

Convoquant Zeus et les Olympiens, il leur révèle la duperie devant les amants emprisonnés. Les dieux, hilares, y vont de leur commentaire, en particulier Hermès, qui dit qu’il voudrait bien, pour coucher avec Aphrodite, devoir être découvert par tous les dieux. Par suite, Aphrodite maudit Hélios et sa descendance. Elle doit toutefois, de honte, s’exiler à Rhodes [3] pendant qu’Arès part en Thrace [4].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia/ Aphrodite/ Portail de la mythologie grecque/ Divinité olympienne

Notes

[1] Sparte était une ville-état de premier plan dans la Grèce antique . Dans l’Antiquité, la ville-état était connue sous le nom de Lacedaemon, tandis que le nom de Sparte désignait son établissement principal sur les rives de la rivière Eurotas en Laconie, dans le sud-est du Péloponnèse. Vers 650 av. jc, elle est devenu la puissance terrestre militaire dominante dans la Grèce antique. Compte tenu de sa prééminence militaire, Sparte fut reconnu comme le chef de file des forces grecques combinées pendant les guerres gréco-perses. Entre 431 et 404 av. jc, Sparte fut le principal ennemi d’ Athènes pendant la guerre du Péloponnèse

[2] Le territoire de la Phénicie correspond au Liban actuel auquel il faudrait ajouter certaines portions de la Syrie et de la Palestine. Les Phéniciens étaient un peuple antique d’habiles navigateurs et commerçants. Partis de leurs cités États en Phénicie, ils fondèrent dès 3000 av jc de nombreux comptoirs en bordure de la Méditerranée orientale, notamment Carthage en 814. Rivaux des Mycéniens pour la navigation en Méditerranée au 2ème millénaire av jc, ils furent d’après ce qu’on en sait les meilleurs navigateurs de l’Antiquité. L’invasion des Peuples de la Mer va ravager les cités phéniciennes, de même que Mycènes et les autres territoires qu’ils traversent, mais c’est ce qui va permettre aux Phéniciens de trouver leur indépendance vis-à-vis des puissances voisines qui les avaient assujettis puisque celles-ci seront elles aussi détruites par ces invasions. La chute de Mycènes en particulier va leur permettre de dominer les mers. Après avoir supporté les assauts des Athéniens, des Assyriens, de Nabuchodonosor puis de Darius III, la Phénicie disparut finalement avec la conquête par Alexandre le Grand en 332 av jc.

[3] Rhodes est une île grecque, la plus grande île du Dodécanèse. Elle est située au sud-est de la mer Égée, à 17,7 km de la Turquie, entre la Grèce et l’île de Chypre. Le colosse de Rhodes, l’une des sept merveilles du monde, était une statue gigantesque, traditionnellement située à l’entrée du port de la ville de Rhodes.

[4] La Thrace désigne une région de la péninsule balkanique partagée entre la Grèce, la Bulgarie et la Turquie ; elle doit son nom aux Thraces, la peuplade qui occupait la région dans l’Antiquité. Au 21ème siècle, la Thrace fait partie, à l’ouest, de la Grèce, Thrace occidentale, au nord, de la Bulgarie et, à l’est, de la Turquie, Thrace orientale.