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Sextus Erucius Clarus

vendredi 15 mai 2015, par ljallamion

Sextus Erucius Clarus (mort en 146)

Homme politique et sénateur romain-Préfet de la Ville de Rome-Consul

L ColiséeFils de Marcus Erucius Clarus et neveu de Caius Septicius Clarus, préfet du prétoire vers 117/119. Son petit-fils est probablement Caius Erucius Clarus, consul en 170.

C’est un ami de Pline le Jeune, également ami de son père. Il semble avoir été un homme de lettres amateur de vieille littérature latinea et avoir entretenu à ce sujet une correspondance avec Sulpice Apollinaire, dont Aulu-Gelle est l’élève à cette période.

Recommandé par Pline le Jeune auprès de Trajan, il intègre le Sénat en accédant à la questure [1] en 99. Plus tard, il est nommé tribun de la plèbe [2] puis préteur [3].

En 138, il contresigne en tant que sénateur le sénatus-consulte [4] “De Nundinis saltus Beguensis”.

Son premier consulat, en tant que consul suffect [5], n’est pas daté avec précision mais semble antérieur à 138.

Il devient par la suite préfet de la Ville de Rome [6], sur une période comprise entre 138 et 146. Il décède durant son deuxième consulat, en février ou mars 146.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de histoire de François Chausson, Les Egnatii et l’aristocratie italienne des IIe - IVe siècles dans Journal des savants, Vol. 2 N°2, 1997

Notes

[1] Dans la Rome antique, les questeurs sont des magistrats romains annuels comptables des finances, responsables du règlement des dépenses et de l’encaissement des recettes publiques. Ils sont les gardiens du Trésor public, chargés des finances de l’armée et des provinces, en relation avec les consuls, les promagistrats et les publicains. Maintenue sous le Haut Empire avec son rôle comptable, cette fonction se réduit sous le Bas-Empire à une magistrature honorifique et coûteuse exercée uniquement à Rome.

[2] Dans la Rome antique, les tribuns de la plèbe sont les représentants de la plèbe, élus pour une durée d’un an par le concile plébéien.

[3] Le préteur est un magistrat de la Rome antique. Il est de rang sénatorial, peut s’asseoir sur la chaise curule, et porter la toge prétexte. Il est précédé par deux licteurs à l’intérieur de Rome, et six hors du pomerium de l’Urbs. Sous la République, il est élu pour une durée d’un an par les comices centuriates.

[4] Un sénatus-consulte ou senatus consultum est un texte émanant du sénat : un simple avis du sénat romain durant l’Antiquité ou ayant force de loi sous le consulat et les deux empires napoléoniens.

[5] Parfois, un consul décède ou démissionne avant la fin de son mandat de douze mois. Le consul restant rétablit la collégialité par l’élection intermédiaire si le délai restant le permet ou par la désignation directe d’un consul suffectus (du participe passé du verbe sufficere, « remplacer »). Ce consul entre en fonction immédiatement, il a les mêmes privilèges et les mêmes pouvoirs que le consul remplacé mais il n’est en charge que pour la durée du mandat qui reste à couvrir. Enfin, le consul suffect ne donne pas son nom à l’année, à l’inverse du consul dit ordinaire.

[6] Le préfet de Rome ou préfet de la Ville est une magistrature romaine non collégiale et non élective, chargée de gouverner la ville. Si les historiens romains mentionnent durant la monarchie romaine et la République archaïque une délégation temporaire et épisodique pour défendre la ville en l’absence des titulaires du pouvoir, la préfecture de Rome n’est une magistrature réelle que sous l’Empire.