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Gaius Licinius Mucianus dit Mucien

jeudi 29 août 2019, par ljallamion (Date de rédaction antérieure : 2 août 2011).

Gaius Licinius Mucianus dit Mucien (55-70)

La province romaine de Syrie au 1ème siècle. L'espace noté Arabia est encore le royaume Nabatéen, (capitale Pétra), des petits royaumes clients bordent la frontière Est à l'intérieur de la province. Avec au nord l'ex-tétrarchie de Philippe, le royaume d'AbilèneIl appartient à l’ordre sénatorial dont il suit la carrière. Il est envoyé par Claude dans l’état-major de Corbulon lors des campagnes d’Arménie. Son étoile paraît néanmoins avoir pâli sous ce règne.

Sous Néron, il atteint le consulat (consul suffect [1] en 63 ou 64). Cela lui ouvre la porte d’un gouvernement de province, en l’occurrence celui de Syrie [2]. Il administre donc cette province lorsqu’éclate la révolte en Judée et que Néron place Vespasien à la tête de l’armée chargée de la réprimer.

Les rapports entre les deux hommes sont difficiles, mais la crise de 69 les rapproche : fidèles à Galba, ils se rangent néanmoins de commun accord derrière Othon, tout en se gardant d’intervenir militairement dans un premier temps.

il poussa Vespasien à se faire empereur en 69.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Thomas Francis Caldwell B.A., The Career of Licinius Mucianus, School of Historical and Philosophical Studies - University of Melbourne, 2015

Notes

[1] Parfois, un consul décède ou démissionne avant la fin de son mandat de douze mois. Le consul restant rétablit la collégialité par l’élection intermédiaire si le délai restant le permet ou par la désignation directe d’un consul suffectus (du participe passé du verbe sufficere, « remplacer »). Ce consul entre en fonction immédiatement, il a les mêmes privilèges et les mêmes pouvoirs que le consul remplacé mais il n’est en charge que pour la durée du mandat qui reste à couvrir. Enfin, le consul suffect ne donne pas son nom à l’année, à l’inverse du consul dit ordinaire.

[2] La Syrie est l’une des provinces les plus importantes de l’Empire romain, tant par sa richesse que sur le plan militaire. Étendue de la Méditerranée à l’Euphrate, elle constitue un riche creuset de civilisations, composées entre autres de Juifs, de Phéniciens, ou de Nabatéens, hellénisés pour la plupart d’entre eux. La Syrie est conquise par Pompée en 64 av. jc. En 63 av. jc, après avoir vaincu le roi Mithridate VI, il transforme le royaume de Syrie en province romaine, mettant ainsi fin à la dynastie séleucide. L’acquisition du territoire n’est cependant pas sa mission originelle. Le gouvernement de cette riche région constitue rapidement un enjeu majeur à Rome. Crassus, qui l’a obtenu, y trouve la mort en tentant une expédition militaire contre les Parthes en 53 av. jc, à Carrhes. Sous Auguste, la province est placée sous l’autorité d’un légat d’Auguste propréteur de rang consulaire, résidant à Antioche, la capitale. Les frontières de la province connaissent à plusieurs reprises des modifications. Le royaume de Judée, devenu province de Judée, est renommé Syrie-Palestine durant le règne de l’empereur Hadrien, mais n’appartient pas à la province de Syrie proprement dite. Les frontières varient aussi avec l’Arabie nabatéenne. La Syrie englobe l’Iturée et le territoire de Palmyre. Si les conquêtes de Trajan sont éphémères, la frontière sur l’Euphrate est durablement déplacée jusqu’à Doura Europos, lors de la guerre parthique de Lucius Verus, entre 161 et 166. À partir de la seconde moitié du 2ème siècle, le sénat romain comprend un nombre important de Syriens, comme Claudius Pompeianus ou Avidius Cassius sous Marc Aurèle. Dans la première moitié du 3ème siècle, des Syriens accèdent au pouvoir impérial, avec la dynastie des Sévères.