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Éleuthère (Pape)

jeudi 12 décembre 2013, par ljallamion

Éleuthère (Pape)

Pape de 175 à sa mort en 189

Le pape Eleuthère dans la salle de la Basilique de Saint-Paul-hors-les-Murs , à Rome

Il succède à Sôter et est suivi par Victor 1er. Grec, originaire de Nicopolis d’Épire [1], il était diacre à Rome à l’époque d’ Anicet , dont il était le disciple. Il gouverne l’Église de Rome sous les règnes de Marc Aurèle puis Commode jusqu’à sa mort, le 24 mai 189 selon la tradition catholique. Il est le dernier pape que mentionne la liste que saint Irénée de Lyon dresse à la fin du 2ème siècle.

Son action apostolique est marquée par les querelles avec les multiples sectes tels les marcionites [2], les valentiniens [3], les montanistes [4] avec lesquels il opte pour une grande sévérité après avoir longtemps fait preuve de mansuétude. Abgar IX , souverain du petit royaume d’Édesse, et allié à l’empire romain, lui adresse une demande de missionnaires sans que l’Histoire ait retenu quelle réponse Éleuthère lui apporte.

Durant son pontificat, l’empereur Commode qui règne à partir de 180 n’exerce aucune persécution contre les chrétiens.

Selon le “Liber Pontificalis”, un édit d’Éleuthère décrète qu’aucune nourriture n’est impure : “Et hoc iterum firmavit ut nulla esca a Christianis repudiaretur, maxime fidelibus, quod Deus creavit, quæ tamen rationalis et humana est”, combattant ainsi des pratiques héritées des prescriptions juives sur la pureté des aliments. Selon la même source, Éleuthère envoie des missionnaires, Fugace et Damien, convertir les Bretons à la demande du roi Lucius.

Il est enterré près de la tombe de saint Pierre dans les grottes vaticanes.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia/ Éleuthère (pape)/ Papes de l’Église catholique/ Portail du Vatican/ Pape de la Rome antique

Notes

[1] Nicopolis d’Épire, Actia Nicopolis, est une cité grecque fondée par Auguste pour commémorer sa victoire navale d’Actium contre Marc Antoine le 2 septembre 31 av. jc à l’embouchure du golfe Ambracique. La ville est située sur l’isthme de la péninsule qui sépare le golfe ambracique de la mer Ionienne, à l’opposé du promontoire d’Actium, environ 6 km au nord de la ville moderne de Prévéza. Nicopolis a connu un développement florissant pendant la période romaine et l’Antiquité tardive, avant de péricliter à l’époque byzantine.

[2] Marcion du Pont ou de Sinope est une personnalité du christianisme ancien de la fin du 1er siècle et de la première moitié du2ème siècle. Armateur fortuné, il se rend à Rome vers 140 où il se distingue par ses prodigalités au sein de la communauté chrétienne de Rome alors dirigée, selon la tradition, par l’épiscope Pie. Se fondant uniquement sur l’Écriture, il développe sa propre doctrine qui rompt avec la tradition juive : du contraste absolu qu’il décèle entre la loi juive et l’Évangile, il conclut à l’existence de deux principes divins Dieu de colère de la Bible hébraïque et Dieu d’amour de l’Évangile dont celui des textes chrétiens est le Dieu suprême. Celui-ci est le père de Jésus-Christ qui est venu pour abroger la Bible hébraïque et le culte de son démiurge. Pour Marcion, Jésus n’est pas le messie attendu par les Juifs, ni né de la Vierge Marie : il est apparu à la quinzième année du règne de Tibère sans avoir connu ni naissance ni croissance et sauve l’homme en le rachetant par sa mort.

[3] Les Valentiniens, nommée d’après son fondateur Valentinien 1er, est une dynastie qui régna sur l’Empire romain de 364 à 392, date à laquelle son dernier représentant mourut. Une branche de cette dynastie régna également sur l’Empire byzantin de 364 à 378, en la personne de Valens (328 - 378), frère de Valentinien 1er.

[4] Le montanisme est un mouvement chrétien hétérodoxe du 2ème siècle fondé par le prophète Montanus en Phrygie, région de la Turquie actuelle. Ce mouvement spontané, tout d’abord indistinct de l’Église d’Ignace d’Antioche, fut ensuite considéré comme hérétique par celle-ci. Ce mouvement, qui se réclamait spécialement de l’évangile selon Jean, est contemporain du marcionisme.