Bienvenu sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Vahram ou Bahram 1er

samedi 14 janvier 2023, par ljallamion (Date de rédaction antérieure : 27 septembre 2013).

Vahram ou Bahram 1er

Souverain d’Iran de 273 et 276

pièce datant de Vahram ou Bahram 1er Souverain d'Iran de 273 et 276

Second fils de Shapur 1er et successeur d’Hormizd 1er. La première référence à Vahram 1er apparaît dans le monument du couronnement d’Ardachir 1er à Naqsh-e Rajab [1].

Sous le règne de son père, il est roi vassal de Mésène [2]. Il meurt apparemment de maladie en 276 après un règne de 3 ans. Son fils, portant le même nom que lui, lui succède alors.

Prônant le retour au zoroastrisme [3] sous la conduite de Kartir, il fait emprisonner Mani, le fondateur du manichéisme [4], et le condamne à mort. Mani survit à son persécuteur mais meurt néanmoins à la prison de Ctésiphon [5], en 277, peu de temps avant la date prévue pour son exécution.

Sur les ordres de Vahram 1er, l’arrestation du prophète est suivie de la persécution de ses disciples. Le manichéisme est alors relativement bien établi en Perse grâce à de nombreux prêtres sous la hiérarchie de chefs religieux, soit 12 apôtres et 72 évêques. À peu près tous sont pendus sous l’influence du clergé zoroastrien sous Kartir qui considère le manichéisme comme une hérésie et cause la mort ou l’emprisonnement de nombreux disciples.

Vahram 1er n’a pas de relations cordiales avec Rome. Lors de la guerre entre Rome et Palmyre [6], la reine Zénobie appelle à l’aide le Roi des Rois en 273. Celui-ci lui envoie un corps expéditionnaire, mais en dépit de cette assistance, Zénobie perd la guerre et doit fuir. Elle tente de trouver asile en Perse mais est arrêtée par les Romains avant d’y parvenir.

Il cherche alors à négocier la paix. L’empereur Aurélien accepte les cadeaux envoyés ainsi que la paix. Aussi, lors du triomphe d’Aurélien célébré à Rome en 274, aucun captif perse n’apparaît, bien que les présents de Vahram soient présentés.

Moins d’un an après, en 275, Aurélien déclare la guerre à la Perse et s’avance en territoire sassanide [7]. Il atteint le Bosphore [8] quand une conspiration fomentée par un de ses secrétaires éclate et met un terme à l’expédition. Aurélien est assassiné au printemps 275 à quelque distance de Byzance [9].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia/ Portail de l’Iran/ Empire sassanide

Notes

[1] Naqsh-e Rajab est le nom moderne d’un ensemble de quatre bas-reliefs sassanides du iiie siècle. Le site se trouve à 3 km au nord de Persépolis et à proximité de Naqsh-e Rostam, dans le Fars, en Iran.

[2] La Characène ou Mésène, était un royaume situé à l’embouchure du Tigre et de l’Euphrate, sur le Golfe Persique. Créé à la fin du 2ème siècle avant jc, ce royaume fut vassal de l’Empire Parthe. Sa capitale était Spasinou Charax, « la forteresse d’Hyspaosinès ». Au 1er et au 2ème siècle il joua un rôle important dans le commerce de la Syrie avec l’Inde.

[3] Le zoroastrisme est une religion monothéiste où Ahura Mazdâ est seul responsable de l’ordonnancement du chaos initial, le créateur du ciel et de la Terre. Le zoroastrisme est une réforme du mazdéisme, réforme prophétisée par Zarathoustra, dont le nom a été transcrit Zoroastre par les Grecs. Cette réforme, fondée au cours du 1er millénaire av. jc dans l’actuel Kurdistan iranien (Iran occidental), est devenue la religion officielle des Iraniens sous la dynastie des Sassanides (224-651), jusqu’à ce que l’islam arrive, même si cette religion a réussi à se fondre dans le patrimoine culturel iranien. En effet, les Iraniens indépendamment de leur religion, accordent beaucoup d’importance aux fêtes zoroastriennes.

[4] Le manichéisme est une religion, désormais très rare, dont le fondateur fut le perse Mani au 3ème siècle. C’est un syncrétisme du zoroastrisme, du bouddhisme et du christianisme ; les partisans de ce dernier le combattirent avec véhémence.

[5] Ctésiphon est une ancienne ville parthe, située face à Séleucie du Tigre, sur la rive gauche du Tigre, à 30 km au sud-est de la ville actuelle de Bagdad, en Irak. La ville s’étendait sur 30 km².

[6] Palmyre est une oasis du désert de Syrie, à 210 km au nord-est de Damas. C’est au 1er siècle av jc que la cité est mentionnée dans les sources gréco-romaines. Elle faisait partie d’un réseau marchand reliant la Syrie à la Mésopotamie et à la côte méditerranéenne. La Bible attribue la construction de Palmyre au roi Salomon

[7] Les Sassanides règnent sur le Grand Iran de 224 jusqu’à l’invasion musulmane des Arabes en 651. Cette période constitue un âge d’or pour la région, tant sur le plan artistique que politique et religieux. Avec l’Empire romano byzantin, cet empire a été l’une des grandes puissances en Asie occidentale pendant plus de quatre cents ans. Fondée par Ardashir (Ardéchir), qui met en déroute Artaban V, le dernier roi parthe (arsacide), elle prend fin lors de la défaite du dernier roi des rois (empereur) Yazdgard III. Ce dernier, après quatorze ans de lutte, ne parvient pas à enrayer la progression du califat arabe, le premier des empires islamiques. Le territoire de l’Empire sassanide englobe alors la totalité de l’Iran actuel, l’Irak, l’Arménie d’aujourd’hui ainsi que le Caucase sud (Transcaucasie), y compris le Daghestan du sud, l’Asie centrale du sud-ouest, l’Afghanistan occidental, des fragments de la Turquie (Anatolie) et de la Syrie d’aujourd’hui, une partie de la côte de la péninsule arabe, la région du golfe persique et des fragments du Pakistan occidental. Les Sassanides appelaient leur empire Eranshahr, « l’Empire iranien », ou Empire des Aryens.

[8] Le royaume du Bosphore est un royaume grec antique établi sur les rives du Bosphore cimmérien, nom antique de l’actuel détroit de Kertch, qui reliait le Pont-Euxin (l’actuelle mer Noire) au lac Méotide (l’actuelle mer d’Azov), et sur la Tauride. Il est fondé au 5ème siècle av. jc par les Archéanactides.

[9] Byzance est une ancienne cité grecque, capitale de la Thrace, située à l’entrée du Bosphore sous une partie de l’actuelle Istanbul. La cité a été reconstruite par Constantin 1er et, renommée Constantinople en 330, elle est devenue la capitale de l’Empire romain, puis de l’Empire romain d’Orient et enfin de l’Empire ottoman à partir de 1453 date de la prise de la ville par les Turcs. Elle fut rebaptisée Istanbul en 1930.