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Noël-Étienne Sanadon

vendredi 5 janvier 2018 (Date de rédaction antérieure : 18 juillet 2013).

Noël-Étienne Sanadon (1676-1733)

Jésuite-homme de lettres et traducteur français

Noël-Étienne Sanadon Jésuite-homme de lettres et traducteur français

Né à Rouen, il entra chez les jésuites [1] dès l’âge de 15 ans, le 8 septembre 1691. Doué de dispositions poétiques, il composa un poème latin, alors qu’il n’était encore qu’élève de quatrième. Envoyé à Caen pour y régenter les basses classes, il ne tarda pas à se distinguer dans ces emplois. Il fut ensuite chargé de la rhétorique, qu’il professa pendant longtemps.

C’est à cette époque qu’un même goût pour les lettres latines le rapprocha de Pierre-Daniel Huet , évêque d’Avranches [2], avec lequel il demeura, dit-on étroitement lié. Sanadon lui a dédié son recueil le plus complet et consacré un long éloge en prose latine.

Sanadon débuta dans la carrière des lettres, en 1698, avec “Nicanor moriens”, poème héroïque inspiré par un épisode de l’histoire de Judas Maccabée et composé à peine de 500 vers, qui a été regardé, par la plupart des critiques, comme l’une de ses œuvres poétique la plus importante. Ce succès engagea son auteur à livrer presque chaque année quelques nouvelles poésies, telles que des odes, des épîtres, des élégies, des épigrammes, des fables, des épitaphes, et la traduction latine de plusieurs vieux auteurs français, en particulier de Joachim du Bellay.

Après avoir prononcé ses quatre vœux, le 2 février 1711, il fut nommé, vers 1712, professeur de rhétorique au collège Louis le Grand aux côtés de son compatriote, le père Charles Porée .

Il s’acquittait honorablement de ses nouvelles fondions, mais de faible santé, il ne pu supporter longtemps les fatigues incessantes du professorat, et il fut contraint, en 1718, de solliciter de ses supérieurs un emploi plus modeste, dans lequel surtout il pourrait trouver des loisirs plus longs.

Nommé préfet des classes à Tours, il profita de ce moment de répit pour mettre la dernière main a une traduction “d’Horace” qu’il préparait, et dont, sous le titre de T“heses horatianæ,” il avait, dès 1717, donné un aperçu. Parue en 1727, cette traduction d’Horace, fut dédiée au prince de Conti Louis-François de Bourbon , dont l’éducation venait de lui être confiée.

Il fut lié avec les hommes les plus distingués de son temps, et su s’en faire des amis. On a prétendu que son air froid et sérieux avait dégoûté de lui le prince de Conti, qui l’aurait fait nommer bibliothécaire du collège Louis le Grand pour se délivrer d’un maître incommode.

Seul, après la mort de Fénelon disgracié, il osa louer l’ancien archevêque de Cambrai [3],

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia/ Portail de la poésie/ Religieux normand/Poète normand

Notes

[1] La Compagnie de Jésus est un ordre religieux catholique masculin dont les membres sont des clercs réguliers appelés « jésuites ». La Compagnie est fondée par Ignace de Loyola et les premiers compagnons en 1539 et approuvée en 1540 par le pape Paul III.

[2] Le diocèse d’Avranches est un ancien diocèse de l’Église catholique en France. Érigé au 5ème siècle, il est un des diocèses historiques de Normandie. Il couvrait l’Avranchin et le Mortainais, deux pays traditionnels de Basse-Normandie. L’abbaye du Mont-Saint-Michel en dépendait. Suffragant de l’archidiocèse métropolitain de Rouen, il relevait de la province ecclésiastique de Rouen. Supprimé en 1801, il n’a pas été rétabli. Depuis 1854, l’évêque de Coutances relève le titre d’évêque d’Avranches, pour le diocèse de Coutances et Avranches.

[3] Le diocèse puis archidiocèse de Cambrai est une circonscription de l’Église catholique romaine en France. De sa création à 1559, l’évêché comprenait toute la rive droite de l’Escaut jusqu’à son embouchure dans la mer du Nord. Il était bordé au nord et à l’est par le diocèse de Liège, au sud par les diocèses de Laon et de Noyon et à l’ouest par les diocèses d’Arras, réuni à Cambrai jusqu’en 1094, et de Tournai. Il était un des trois diocèses de Basse Lotharingie, avec ceux de Liège et d’Utrecht et comptait six archidiaconés : Cambrai, Brabant, Bruxelles, Hainaut, Valenciennes et Anvers, recouvrant approximativement l’ancien territoire des Nerviens. C’est en 1094, à l’initiative d’Urbain II, au cours de la querelle des Investitures, que l’ancien diocèse d’Arras, uni pendant longtemps à celui de Cambrai, en fut séparé et considéré comme un ressort distinct