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Marguerite de Navarre ou d’Angoulême

dimanche 5 avril 2015 (Date de rédaction antérieure : 1er novembre 2012).

Marguerite de Navarre ou d’Angoulême (1492-1549)

Reine de Navarre

Fille de Charles d’Orléans et de Louise de Savoie, sœur de François 1er, elle est élevée à la cour de Cognac puis à Blois. Elle perd son père alors qu’elle n’a pas 4 ans. Marguerite apprit les langues anciennes et modernes, et sa réputation de savoir et de beauté fit briguer sa main par plus d’un puissant prince. Pour des raisons d’état, elle fut mariée à Charles IV duc d’Alençon le 1er décembre 1509. Elle devint dès lors duchesse d’Alençon.

Dès l’avènement de son frère, elle jouit à la cour d’une position particulière autant par l’affection qui la lie au roi que par la qualité de son esprit. Proche de son frère sur lequel elle exerça une influence profonde, notamment diplomatique, elle fut ouverte aux idées nouvelles et réunit autour d’elle, un cercle d’humanistes et d’écrivains.

En 1521 elle rencontra l’évêque de Meaux, Briçonnet, et commence d’entretenir avec lui une correspondance empreinte de spiritualité.

Lors de la captivité de François 1er, elle va elle-même négocier à Madrid avec l’empereur Charles Quint pour obtenir des conditions moins draconiennes à la libération de son frère. Devenue veuve elle épouse en 1527 le roi de Navarre, Henri d’Albret. Elle aime celui-ci alors qu’elle est restée parfaitement indifférente au duc d’Alençon, qu’elle avait dû épouser en 1509 pour des raisons politiques. Elle supporte mal les infidélités du roi de Navarre, et l’influence d’Anne de Montmorency éloigne d’elle le roi de France, son frère. C’est une femme cultivée et elle interviendra souvent pour défendre les écrivains suspects aux yeux des autorités religieuses tels que Clément Marot, Étienne Dolet et Bonaventure des Périers. A la mort de son frère, en 1547, elle se retira dans le château de Nérac car soupçonnée de complicité dans “ l’affaire des Placards ”. Amie des lettres, des sciences et des arts, protectrice des persécutés, proscrits et autres victimes de la Sorbonne, du Parlement et de l’intolérance de l’époque, la reine de Navarre vit arriver auprès d’elle les plus grands esprits de son temps.

Poète et écrivain, elle écrira de nombreux chef d’œuvres tels que “la Navire”, “les Prisons”, “Heptaméron”, les “Marguerites de la Marguerite des Princesses”, le “Miroir de l’Âme Pécheresse”. Elle est la mère de Jeanne d’Albret et la grand-mère du futur Henri IV. Elle décédera le 21 décembre 1549 à l’âge de 57 ans à Odos [1] en Bigorre et fut inhumée dans la cathédrale de Lescar [2].

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de histoire de la Renaissance/ Amboise/ Marguerite de Navarre/ Le petit mourre dictionnaire d’histoire universelle édition Bordas 2004 p 849

Notes

[1] Commune du piémont pyrénéen située en Bigorre dans l’aire urbaine de Tarbes

[2] À partir de la fin du 15ème siècle, la cathédrale devient la nécropole des rois de Navarre en lieu et place de la cathédrale Sainte-Marie de Pampelune. François Phébus y est inhumé en 1483, puis Catherine de Navarre, son époux Jean d’Albret et plusieurs de leurs enfants, dont Henri II d’Albret et sa femme Marguerite d’Angoulême, grands-parents du roi Henri IV. La cathédrale était ainsi réputée comme le Saint-Denis des souverains du Béarn, en référence à la basilique Saint-Denis pour les rois de France.