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Tancarville dit Jean II de Melun

vendredi 25 novembre 2016, par ljallamion (Date de rédaction antérieure : 28 juillet 2012).

Tancarville dit Jean II de Melun (1325-1382)

vicomte de Melun-Comte de Tancarville

Armes de la maison de MelunFils de Jean 1er de Melun et deJeanne de Tancarville. Il épousa en 1334 Jeanne Crespin.

Vaillant chevalier, il fit ses premières armes en Prusse dans les rangs des Chevaliers Teutoniques [1], il combattit ensuite contre les Maures [2] en Espagne, et contre les Anglais en Angoumois [3] et en Normandie, et fut fait prisonnier au siège de Caen [4] en 1346. Rendu à la liberté, il fut nommé en 1352 grand chambellan [5] et grand-maître de France [6] par Jean le Bon, qui le chargea de négocier le mariage de Philippe de Bourgogne avec l’héritière de Flandre. Pris une 2ème fois par les Anglais à la bataille de Poitiers [7] en 1356, il ne revint en France qu’en 1358. Sa présence contient à Paris le parti d’Etienne Marcel et de Charles le Mauvais.

Après le traité de Brétigny [8], auquel il avait pris une grande part, il fut nommé grand-maître des Eaux et Forêts [9]. Il conserva son crédit sous Charles V et mourut en 1382, gouverneur de Champagne [10] de Bourgogne [11] et du Languedoc [12].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia/ Portail de la politique française/ Maison de Melun

Notes

[1] L’ordre Teutonique est fondé en Terre sainte, à Saint-Jean-d’Acre, du temps des Croisades et, à l’instigation de l’évêque Wolfgar d’Erla, reconnu comme ordre hospitalier en 1191 par le pape Clément III. Il a pour racine l’hôpital Sainte-Marie-des-Teutoniques à Jérusalem, fondé en 1128 par des pèlerins germaniques originaires de Brême et de Lübeck pour soigner leurs compatriotes, grâce aux fonds du duc Frédéric de Souabe. À l’origine simple communauté religieuse charitable venant en aide aux pèlerins chrétiens malades auprès de cet hôpital, il est réorganisé en ordre militaire vers 1192 et obtient la reconnaissance officielle du pape Innocent III en 1198. Il est composé pour l’essentiel de chevaliers allemands ou teutons. Ce sont les dons que les malades font à l’ordre qui permettent de financer la défense d’une section de mur, puis de deux tours et enfin de plusieurs villes en terre sainte. Petit à petit l’ordre se dote d’une force de frappe militaire importante et participe aux guerres contre les Maures. Le premier grand maître Heinrich Walpot est élu en Terre Sainte où il fait bâtir une église et un hôpital. L’ordre teutonique s’implante également en Suisse actuelle en 1199, en Thuringe en 1200, dans le sud du Tyrol en 1202, à Prague et en Bohême en 1202, et à Liège en 1259. L’Ordre compte en 1220, une douzaine de maisons en Terre Sainte, en Grèce, en Italie méridionale et en Germanie.

[2] Les Maures, ou anciennement Mores, sont originellement des populations berbères peuplant le Maghreb. Ce terme a changé de signification durant plusieurs périodes de l’histoire médiévale et contemporaine. À partir des conquêtes arabo-musulmanes du 7ème siècle, l’Empire arabe omeyyade, à l’aide du général berbère Tariq Ibn Zyad, conquiert l’Espagne, sous le nom d’Al Andalus. C’est le début de l’Espagne musulmane. À partir de cette époque, le terme « maure » va devenir un synonyme de « musulman », plus particulièrement de n’importe quel musulman vivant en Andalousie, qu’il soit d’origine berbère, arabe ou ibérique. Une population qui s’installera par la suite essentiellement au Maroc après la reconquête de l’Andalousie par l’armée espagnole.

[3] L’Angoumois est une ancienne province française, située entre Limousin à l’est, Périgord au sud, Saintonge à l’ouest, et Poitou au nord. Il correspond à la partie centrale de l’actuel département de la Charente. Il comportait également quelques paroisses de l’actuel département des Deux-Sèvres (Pioussay, Hanc et Bouin, issues du marquisat de Ruffec), de la Haute-Vienne (Oradour-sur-Vayres, Cussac, Dournazac, entre autres) ainsi que de la Dordogne (La Tour-Blanche).

[4] Le siège de Caen en 1346 est un des premiers faits significatifs de l’attaque anglaise sur le territoire français lors de la Guerre de Cent Ans. Après l’invasion de la Normandie lors de la Chevauchée d’Édouard III en juillet 1346, la prise de la ville de Caen se termine par une lutte acharnée dans les rues de la cité normande qui est en partie détruite.

[5] Le grand chambellan de France était l’un des grands officiers de la couronne de France pendant l’Ancien Régime et l’un des personnages les plus importants de l’État au 16ème siècle puis, tout comme le grand maître de France, sa charge eut de moins en moins d’importance politique et devint de plus en plus honorifique.

[6] Le grand maître de France est, sous l’Ancien Régime et la Restauration, un grand officier de la couronne et le chef et surintendant général de la Maison du roi. Avant 1413, le titre Grand maître de France n’existait pas, le titre équivalent était celui de Souverain Maître d’hôtel du roi.

[7] Lors de la guerre de Cent Ans, après leur éclatante victoire à la bataille de Crécy en 1346, les Anglais se sont solidement établis en Guyenne et mènent régulièrement des raids dans le sud de la France. En 1355 déjà, le roi de France Jean II manquant de fonds n’avait pu les combattre. Il réunit en 1356 les états généraux qui lui accordent ce dont il a besoin pour lever une armée. La bataille a lieu à Nouaillé-Maupertuis près de Poitiers. Quoique numériquement très supérieures, Jean II conduit ses troupes par une tactique irréfléchie et se fait prendre.

[8] Le traité de Brétigny est conclu le 8 mai 1360, au château de Brétigny, (un hameau dépendant de la commune de Sours près de Chartres), entre les plénipotentiaires du roi Édouard III d’Angleterre et ceux de Charles, fils du roi Jean II de France Le 24 octobre 1360, les rois Jean II et Édouard III, accompagnés de leurs fils aînés, ratifient cet accord à Calais3 ce qui permet une trêve de neuf ans dans la guerre de Cent Ans.

[9] Le maître des eaux et forêts est, sous l’Ancien Régime, une personne chargée de surveiller et de contrôler un territoire mis à disposition de ses habitants par le roi ou le seigneur. Il constate les infractions éventuelles et peut dresser des procès-verbaux. Ce type de fonction est proche de celle des Verderers, fonctionnaires de Grande-Bretagne qui s’occupent des terres communes dans certaines anciennes zones de chasse royales qui sont la propriété de la Couronne.

[10] La Champagne est une ancienne province française, formée en 1065 à partir d’un comté palatin par la réunion autour de Provins, troisième métropole du Royaume de France, de comtés issus du démantèlement de la fraction occidentale de l’Austrasie mérovingienne, c’est-à-dire l’est de la France. Elle recouvrait l’ex région administrative Champagne-Ardenne, le sud du département de l’Aisne et la majeure partie du département de Seine-et-Marne jusqu’à la Brie française

[11] La Bourgogne est une province historique et une région culturelle et historique située au centre-est de la France et constituée de quatre départements : l’Yonne, la Côte-d’Or, la Nièvre et la Saône-et-Loire. La région doit son nom aux Burgondes qui créèrent le royaume de Burgondie, devenu royaume de Bourgogne puis des Deux-Bourgognes à l’époque carolingienne. Par la suite on distinguera le comté de Bourgogne (ou Franche-Comté de Bourgogne), qui correspond à l’actuelle Franche-Comté, du duché de Bourgogne qui correspond à peu près à l’actuelle région de Bourgogne.

[12] Le Languedoc est un territoire du sud de la France traditionnellement divisé en Haut Languedoc, qui correspond approximativement à l’actuelle région Midi-Pyrénées, et Bas Languedoc, qui correspond approximativement à l’ancienne région Languedoc-Roussillon. Le Languedoc fait partie de l’Occitanie, vaste espace géographique de langue d’oc. Le territoire du Languedoc (région où l’on parle la langue d’oc) est rattaché au domaine royal au 13ème siècle à la suite de la croisade contre les Albigeois mettant fin au catharisme. Le territoire sous contrôle des États de Languedoc s’est ensuite progressivement réduit à l’ancienne province du Languedoc. C’est en 1359 que les villes des trois sénéchaussées de Beaucaire, Carcassonne et Toulouse concluent entre elles une « union perpétuelle » puis exigent des officiers royaux d’être « convoquées ensemble » et non plus séparément, par sénéchaussée. Vers la fin du 14ème siècle, pays des trois sénéchaussées, auquel le nom de Languedoc allait être réservé, désigne les deux sénéchaussées de Beaucaire Nîmes et de Carcassonne et la partie occidentale de celle de Toulouse, conservée au traité de Brétigny. Le pays de Foix, qui relève de la sénéchaussée de Carcassonne jusqu’en 1333 puis de celle de Toulouse, cesse d’appartenir au Languedoc. En 1469, le Languedoc est amputé de presque toute la partie de la sénéchaussée de Toulouse située sur la rive gauche de la Garonne. Le roi Louis XI détache les deux jugeries de Rivière (Montréjeau) et de Verdun (aujourd’hui Verdun-sur-Garonne) de la sénéchaussée toulousaine pour les incorporer au duché de Guyenne, apanagé à son frère, le prince Charles. En contrepartie, le roi incorpore au Languedoc quelques communautés d’habitants du diocèse de Comminges, situées sur la rive droite de la Garonne, connues comme le Petit Comminges