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L’histoire pour le plaisir

Philippe III le Hardi

mercredi 30 mai 2012, par ljallamion

Philippe III le Hardi (1245-1285)

Roi de France (1270-1285)

C’est à Tunis que Philippe, à la mort de son père Louis IX, devient roi de France. Peu de temps avant de mourir Louis IX lui a donné ce conseil : “Mon cher fils, je te prie de te faire aimer du peuple de ton royaume ; car, en vérité, je préférerais qu’un Écossais vint d’Écosse et gouverna le peuple du royaume bien et loyalement, plutôt qu’on le vit mal gouverné par toi.” Le retour du roi vers la France est terrible. Sa jeune épouse, Isabelle d’Aragon, meurt pendant le voyage, enceinte d’un cinquième enfant. C’est un cortège funèbre qui entre à Paris, le 20 mai 1271. Le roi dépose à Saint-Denis les os de son père, le corps de sa femme, la reine, celui d’un enfant mort-né et celui du roi de Navarre. Il est sacré le 15 août à Soissons. En octobre, il annexe au domaine royal le Poitou, l’Auvergne et le comté de Toulouse, après la mort de son oncle, Alphonse de Poitiers. Ce n’est pas cette audace qui lui fait tenir tête aux prétentions d’Henri III d’Angleterre qui vaut au roi son surnom, le Hardi, c’est à sa bravoure au combat, comme à la chasse, qu’il le doit. En 1274, il épouse Marie de Brabant. Elle lui donne deux enfants et exerce une influence forte sur le caractère souvent indécis du roi. En 1280, la Castille et l’Aragon se liguent contre la France, contestant les prétentions de Charles 1er d’Anjou sur la Sicile. Deux ans plus tard, lors du lundi de Pâques, les cloches sonnent le signal du massacre des Français, les Vêpres Siciliennes. Le pape Martin IV, en réponse à ce massacre, dépossède Pierre III d’Aragon de toutes ses terres et les donnent en réparation au fils du roi de France. Ce n’est qu’un an plus tard, en 1285, que Philippe le Hardi met le siège, le 27 juin, devant Gérone. La malaria atteint l’armée de 20 000 cavaliers et 80 000 fantassins que le roi Philippe III le Hardi commande et parachève le massacre que les assiégés ont fait des troupes françaises. Qui plus est, le 4 septembre, la flotte est coulée.

Épuisées, les troupes du roi doivent quitter l’Espagne. C’est à Perpignan le 5 octobre1285 que meurt le roi qui n’a pu qu’ébaucher les réformes de l’administration du royaume, commencer de mettre en place les relais de légistes afin d’imposer l’absolutisme. Son fils, Philippe IV le Bel, lui succède.