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L’histoire pour le plaisir

Éponine de Langres

mercredi 24 mai 2023, par lucien jallamion

Éponine de Langres

Membre de la tribu des Lingons [1] ayant vécu au 1er siècle. Elle soutint son mari Julius Sabinus dans sa lutte contre les Romains.

Sabinus, qui se dit descendre de Jules César en personne, s’autoproclame César ; sa tentative de créer un “Imperium Galliarum” tourne court lorsque les Séquanes [2], toujours fidèles à Rome, défont les Lingons. Sabinus prend la fuite, simule un suicide et brûle sa maison.

Sabinus se cache alors dans une grotte pour échapper aux poursuites. Après 9 ans de clandestinité, durant lesquelles Éponine aura mis au monde leurs jumeaux, Sabinus est trahi et découvert. Il sera mis à mort par les Romains malgré les supplications d’Éponine. Cette dernière demandera à l’Empereur à partager le sort de son défunt époux.

Le récit de sa vie nous est fait par trois auteurs antiques : Plutarque, Tacite et Dion Cassius. Leurs récits divergent cependant sur certains points.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Dahan Jacques-Remi et alii, Éponine & Sabinus, France : Dominique Guéniot, 2011

Notes

[1] Les Lingons sont une population protohistorique ayant constitué l’un des plus anciens peuples gaulois. L’ethnogenèse du peuple lingon participe du développement socioculturel protohistorique de l’Arc alpin. L’histoire des Lingons en tant que peuple est directement liée aux cultures successives de Hallstatt et de la Tène ; elle s’achève avec celle de l’Empire romain d’Occident. Une partie de la population lingonne s’établit au début du 4ème siècle av. jc dans le nord de l’Italie, au sud du delta du Pô dans l’actuelle Province de Ferrare, où elle participa à la formation de la Gaule cisalpine. L’ethnonyme des Lingons reste présent dans le nom de la ville de Langres, leur capitale en Gaule transalpine qui devint l’un des plus puissants évêchés du Royaume de France. La capitale historique de la Bourgogne, Dijon, fondée plus tardivement, était leur métropole méridionale. Situé entre les bassins parisien, rhodanien et rhénan, le territoire originel reconnu des Lingons couvrait à sa plus grande extension un espace d’environ 18 000 km² se partageant entre une partie de ceux des actuelles régions Champagne-Ardenne, Bourgogne, Franche-Comté et Lorraine. De par son positionnement topographique, ce territoire était une zone de transit des échanges commerciaux et culturels de l’Europe occidentale protohistorique puis antique, entre les civilisations du Bassin méditerranéen et les groupes de populations tant d’Europe centrale que de l’Arc Atlantique. Outre de bonnes ressources agro-alimentaires et un sous-sol recélant plusieurs gisements de minerai de fer, cette position territoriale stratégique permit aux Lingons de bénéficier d’une prospérité économique et d’un développement culturel soutenus. Lors des premières manifestations significatives de l’expansion germanique à l’est de la Gaule chevelue, le territoire des Lingons transalpins ainsi que ceux de leurs voisins Éduens et surtout Séquanes furent un enjeu géostratégique entre Jules César et le chef suève Arioviste, dont l’issue déboucha sur la Guerre des Gaules…

[2] Les Séquanes étaient l’un des peuples gaulois de l’est de la Gaule. Ils s’opposaient à leurs voisins Éduens au sud-ouest. Ils contrôlaient un vaste territoire correspondant aujourd’hui à la majeure partie de la Franche-Comté, entre la Saône, la Bresse, le Jura, les Vosges et le Sundgau qui leur fut enlevé peu avant l’intervention de César par Arioviste. Leur capitale était Vesontio (Besançon).