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L’histoire pour le plaisir

Hanan ben Hanan ou Ananos

lundi 3 avril 2023, par lucien jallamion

Hanan ben Hanan ou Ananos (mort en 68)

Grand prêtre du Temple de Jérusalem

Le Grand-prêtre (illustration du xixe siècle) Grand prêtre juif portant un hoshen et des Lévites dans l'ancienne Juda.Fils du grand prêtre Hanan ben Seth dit Anân. Il est connu pour avoir fait exécuter Jacques le Juste, le frère de Jésus, par lapidation.

La mort de Jacques le Juste est relatée par Flavius Josèphe dans ses Antiquités juives ainsi que par Eusèbe de Césarée dans son Histoire ecclésiastique. Flavius Josèphe fait d’ailleurs l’éloge de Hanan ben Hanan, dont il mentionne les talents d’orateur et l’attachement à la démocratie.

En 62, Hanan ben Hanan, qui appartient au mouvement des sadducéens [1], profite d’une période d’anarchie à Jérusalem [2] entre la mort du procurateur [3] de Judée Festus et l’arrivée de son successeur Lucceius Albinus pour faire lapider Jacques, car il le soupçonne d’être lié aux zélotes [4]. Toutefois, cette initiative n’est pas appréciée par le pouvoir romain : sitôt entré en fonction, Albinus obtient du roi Hérode Agrippa II que Hanan soit destitué de sa charge de grand prêtre [5], charge qu’il n’aura exercée que quelques mois. Son successeur sera Josué ben Damnée, lui-même déposé avant la fin de l’année.

Hanan meurt assassiné par les zélotes en 68.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Hanan ben Hanan/ Portail Israël antique et Juifs dans l’Antiquité/ Catégories : Grand prêtre d’Israël

Notes

[1] On désigne généralement par sadducéens les membres d’un des quatre grands courants du judaïsme antique de l’ancienne Judée (avec les pharisiens, les esséniens et les zélotes), entre le 2ème siècle av. jc et le 1er siècle, mais cette définition n’est nullement exclusive.

[2] Ville du Proche-Orient que les Israéliens ont érigée en capitale, que les Palestiniens souhaiteraient comme capitale et qui tient une place centrale dans les religions juive, chrétienne et musulmane. La ville s’étend sur 125,1 km². En 130, l’empereur romain Hadrien change le nom de Jérusalem en « AElia Capitolina », (Aelius, nom de famille d’Hadrien ; Capitolina, en hommage au dieu de Rome, Jupiter capitolin) et il refonde la ville. Devenue païenne, elle est la seule agglomération de la Palestine à être interdite aux Juifs jusqu’en 638. Durant plusieurs siècles, elle est simplement appelée Aelia, jusqu’en 325 où Constantin lui redonne son nom. Après la conquête musulmane du calife Omar en 638, elle devient Iliya en arabe, ou Bayt al-Maqdis (« Maison du Sanctuaire »), équivalent du terme hébreu Beit ha-Mikdash (« Maison sainte »), tous deux désignant le Temple de Jérusalem, ou le lieu du voyage et d’ascension de Mahomet, al-Aqsa, où se situait auparavant le temple juif

[3] Dans la Rome antique le terme procurateur désigne au départ un personnage nommé par un autre pour s’occuper d’une tâche précise, mais l’usage le plus courant du terme, à partir d’Auguste désigne un fonctionnaire impérial choisi par l’empereur romain dans l’ordre équestre ou parmi ses anciens esclaves, on parle alors de procurateur affranchi.

[4] Les Zélotes, sont les groupes qui combattent le pouvoir romain les armes à la main pendant la Première Guerre judéo romaine. Appelés aussi Galiléens, ils se révoltent initialement contre le recensement de Quirinius en 6 : le recensement viole d’une part un interdit biblique (seul Dieu est le comptable autorisé des âmes) mais d’autre part prépare l’institution de l’impôt « par tête ». En se radicalisant, ils finissent par s’attaquer aussi bien à leurs compatriotes jugés timorés ou soupçonnés de collaborer avec les Romains, qu’aux païens qui pensent-ils souillent la Terre promise par leur seule présence. Les Zélotes constituent un des courants actifs du judaïsme du premier siècle. Secte juive anti-romaine, ils sont les principaux instigateurs de la révolte contre Rome : ils se défendent contre Titus avec acharnement, pendant le siège et après la prise de Jérusalem, en 70. La répression romaine est sans appel : ceux qui sont faits prisonniers sont crucifiés. Beaucoup préfèrent mourir dans des suicides collectifs

[5] Le grand prêtre est le titre que portait le premier des prêtres dans la religion israélite ancienne et dans le judaïsme classique, depuis l’émergence de la nation israélite jusqu’à la destruction du Second Temple de Jérusalem. Les grands prêtres, comme d’ailleurs tous les prêtres, appartenaient à la lignée d’Aaron. Pendant la période du Second Temple, le grand prêtre exerça souvent la charge de président du Sanhédrin. Son rôle déclina avec l’occupation romaine (à partir de 63 av. jc) puis la fonction de grand Prêtre disparut avec la destruction du Second Temple.