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Anân ben Seth dit Anân ou Hanan

mardi 19 octobre 2021, par ljallamion

Anân ben Seth dit Anân ou Hanan (vers 23/22 av. jc-40)

Grand prêtre du Temple de Jérusalem de 6-15

Anân est nommé par le gouverneur de Syrie Quirinius après la déposition d’Hérode Archélaos, ethnarque [1] de Judée, pour succéder à Yoazar ben Boethus, lui-même précédemment nommée par Archélaüs. Il est déposé par le préfet de Judée Valerius Gratus après l’accession de Tibère à la tête de l’Empire romain.

Il est à la tête d’une famille qui a donné six grands prêtres à l’époque hérodienne. En fait quelques familles influentes possèdent l’exclusivité de la fonction de grand prêtre [2].

La famille d’Anân est mentionnée dans le Talmud [3] comme étant influente, mais agissant contre l’intérêt du peuple. Elle est aussi mentionnée dans le Nouveau Testament [4].

Avant d’être emmené devant le Sanhédrin [5] pour y être jugé, Jésus est dans un premier temps présenté à Anân pour que celui-ci puisse l’interroger.

En 62, l’un de ses fils, le grand prêtre Hanan ben Hanan , fait lapider Jacques le Juste, avant l’arrivée du procurateur Lucceius Albinus .

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Anân/ Portail Israël antique et Juifs dans l’Antiquité/ Catégories : Grand prêtre d’Israël

Notes

[1] Le titre, qui ne semble pas un terme technique, est utilisé dans l’Empire romain, surtout en Orient, pour désigner les gouvernants de royaumes vassaux qui n’avaient pas le titre de rois.

[2] Le grand prêtre est le titre que portait le premier des prêtres dans la religion israélite ancienne et dans le judaïsme classique, depuis l’émergence de la nation israélite jusqu’à la destruction du Second Temple de Jérusalem. Les grands prêtres, comme d’ailleurs tous les prêtres, appartenaient à la lignée d’Aaron. Pendant la période du Second Temple, le grand prêtre exerça souvent la charge de président du Sanhédrin. Son rôle déclina avec l’occupation romaine (à partir de 63 av. jc) puis la fonction de grand Prêtre disparut avec la destruction du Second Temple.

[3] Le Talmud est l’un des textes fondamentaux du judaïsme rabbinique et la base de sa Halakha (« Loi »). Rédigé dans un mélange d’hébreu et de judéo-araméen et composé de la Mishna et de la Guemara, il compile les discussions rabbiniques sur les divers sujets de la Loi juive telle qu’exposée dans la Bible hébraïque et son versant oral, abordant entre autres le droit civil et matrimonial mais traitant au détour de ces questions de points d’éthique, de mythes, de médecine, de génie et autres. Divisé en six ordres (shisha sedarim, abrégé Sha"s), il existe deux versions du Talmud, dites Talmud de Jérusalem et Talmud de Babylone.

[4] Le Nouveau Testament est l’ensemble des écrits relatifs à la vie de Jésus et à l’enseignement de ses premiers disciples qui ont été reconnus comme « canoniques » par les autorités chrétiennes au terme d’un processus de plusieurs siècles. La liste des textes retenus par l’Église pour former le Nouveau Testament a été fixée en 363 lors du Concile de Laodicée ; cependant, elle ne comprenait pas encore le texte de l’Apocalypse.

[5] Le Sanhédrin est l’assemblée législative traditionnelle du peuple juif ainsi que son tribunal suprême qui siège normalement à Jérusalem. Son nom n’est pas d’origine hébraïque mais dérive du grec sunédrion, signifiant « assemblée siégeante ». Composé de 71 sages experts en Loi Juive, il doit comporter 23 membres pour décider en matière judiciaire ; il est alors nommé petit sanhédrin et siège dans les principales villes.