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Jeanne de Valois (1294-1352)

vendredi 16 décembre 2022, par ljallamion

Jeanne de Valois (1294-1352)

Princesse de la famille royale française

Fille de Charles de France, comte de Valois [1], et de Marguerite d’Anjou. Après la mort de son époux Guillaume 1er d’Avesnes ou Guillaume Ier de Hainaut en 1337, elle prend le voile mais continue à jouer un rôle diplomatique au service de sa famille.

Arrière-petite-fille de Saint Louis, nièce de Philippe IV le Bel, sœur du roi de France Philippe VI de Valois, elle épouse Guillaume 1er d’Avesnes, comte de Hainaut [2], de Hollande [3] et de Zélande [4], le 19 mai 1305 à Chauny [5].

Elle devient Dame de Maing [6] en 1322 et se rend plusieurs fois dans son village.

À la mort de son époux Guillaume 1er d’Avesnes en 1337, elle devient religieuse et se retire au sein de l’abbaye cistercienne de Fontenelle [7], près de Maing, où la rejoignent sa fille Isabelle de Namur et sa petite-fille Anne de Bavière.

Elle joue un rôle diplomatique pour préserver le Hainaut et atténuer les désastres du conflit franco-anglais qui débute. En 1339, Jeanne de Valois reçoit son gendre le roi d’Angleterre Édouard III à l’Abbaye de Fontenelle et tente d’apaiser les esprits. Elle se rend à Paris auprès de son frère le roi de France Philippe VI, rencontre aussi à Gand [8] sa fille Philippa. Par la Paix de Tournai elle obtient une trêve des hostilités.

Selon le Père Anselme, l’année suivante, en 1341, elle se rend en Bavière pour y jouer le même rôle de conciliatrice entre son autre gendre Louis IV de Bavière ou Louis IV du Saint Empire et son frère Philippe VI de Valois.

Elle décède à l’Abbaye de Fontenelle le 7 mars 1352 et fut ensevelie au beau milieu du chœur des Dames.

Par sa fille Philippa, elle est notamment la grand-mère de Édouard de Woodstock dit le Prince Noir, Lionel d’Anvers , Jean de Gand, Edmond de Langley et de Thomas de Woodstock.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Jeanne de Valois (1294-1352)/ Portail du Moyen Âge/ Catégories : Maison capétienne de Valois

Notes

[1] Issus de la noblesse carolingienne ils furent également comtes de Vexin, de Valois et d’Amiens. En 1077, le Valois passe aux Herbertiens, par ailleurs comtes de Vermandois qui le transmettent par mariage aux Capétiens en 1080. En 1183, le Valois et le Vermandois sont disputés entre Philippe d’Alsace, et Éléonore de Vermandois. Le roi Philippe Auguste se pose en arbitre et en profite pour rattacher les deux comtés au domaine royal en 1185. Le comté de Valois est alors concédé en apanage. Philippe VI de Valois étant devenu roi de France en 1328, le comté de Valois est transmis à son fils cadet Philippe d’Orléans. En 1344, le comté de Valois est érigé en comté pairie, puis en duché-pairie en faveur de Louis, duc d’Orléans, frère de Charles VI et fondateur de la branche de Valois Orléans en juillet 1406. Lorsque Louis XII devient roi, le Valois, érigé en duché, passe à son cousin, François d’Angoulême, futur François 1er. Le Valois rentre alors dans le domaine royal

[2] Le comté de Hainaut ou Hainau est un ancien comté qui relevait du Saint Empire romain germanique, qui se trouvait en bordure du royaume de France. Le traité de Meerssen en 870 attribue le comté de Hainaut à Charles le Chauve, qui en fait en 877 un fief héréditaire de la couronne de France. Il en confia probablement le gouvernement à un certain Enguerrand, probablement originaire de Flandre. La prise de possession de la Lotharingie par Louis le Jeune en 880 dut mettre fin à cet interim.

[3] Les premiers seigneurs de Hollande portaient le titre de comte de Frise occidentale et encore avant de comte de Kennemerland. Ce n’est qu’avec Thierry 1er qu’apparaît le titre de comte de Frise occidentale puis avec Thierry V qu’apparaît le titre de comte de Hollande.

[4] La Zélande est une province maritime du sud-ouest des Pays-Bas, bordée à l’ouest par la mer du Nord, au sud par la frontière belge, à l’est par le Brabant-Septentrional et au nord par la Hollande-Méridionale. Les îles et presqu’îles qui constituent la Zélande sont : Beveland-du-Nord (Noord-Beveland, île), Beveland-du-Sud (Zuid-Beveland, presqu’île), Walcheren (presqu’île), Tholen (presqu’île), Sint Philipsland (presqu’île) et Schouwen-Duiveland (île). La partie continentale restante, la Flandre zélandaise (Zeeuws Vlaanderen), située sur la rive sud de l’Escaut occidental.

[5] Aisne

[6] Maing est une commune française située dans le département du Nord

[7] L’abbaye de Fontenelle est fondée en 1212, de l’ordre de Citeaux, par les filles du seigneur d’Aulnoy près de Maing dans le département du Nord à peu de distance de l’Escaut.

[8] Gand est une ville belge néerlandophone, située en Région flamande au confluent de la Lys et de l’Escaut. C’est le chef-lieu de la province de Flandre-Orientale et depuis 1559 le siège de l’évêché de Gand. Capitale de l’ancien comté de Flandre, grande cité drapière et commerçante, puis ville natale de Charles Quint, elle connut à partir du 12ème siècle, et plus encore du 14ème au 16ème siècle, une période de floraison tant économique que culturelle. En 1500, Jeanne de Castille y donna naissance à Charles Quint, futur empereur romain germanique et roi d’Espagne. Quoique natif de Gand, celui-ci prit des mesures brutales pour réprimer la révolte de Gand en 1539, exigeant que les notables de la ville défilent pieds nus avec une corde autour du cou : depuis cette époque, les Gantois sont surnommés Stroppendragers (les « garrotés »). La congrégation de Saint-Bavon fut dissoute, son monastère rasé et remplacé par une caserne ducale. Seuls quelques édifices de l’ancienne abbaye échappèrent à la démolition. La fin du 16ème et le début du 17ème siècle se traduisirent par des bouleversements liés à la guerre de Quatre-Vingts Ans. Face à la menace des troupes espagnoles, des états généraux des Dix-Sept Provinces se tiennent à Gand en 1576. Il en résulte un acte de pacification qui affirme l’autonomie nationale contre les ministres et les troupes espagnoles. Don Juan d’Autriche est obligé d’accepter la pacification de Gand. Cependant, la minorité calviniste, organisée en un parti d’une grande efficacité, s’empare du pouvoir par la force. En 1577, les calvinistes s’appuient sur le programme du prince d’Orange qui promet la restauration des libertés communales. Les vieilles magistratures municipales retrouvèrent leurs prérogatives, les chartes confisquées réapparurent et les métiers siégèrent derechef à la Collace. Gand est pour un temps une république calviniste. Mais bientôt les Espagnols, conduits par Alexandre Farnèse, reprirent la ville, la convertissant définitivement au catholicisme. Les conflits de la guerre de Quatre-Vingts Ans mirent un terme au rayonnement international de Gand. La ville est prise en 1678 par Vauban