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Philippa de Hainaut

dimanche 10 mars 2019, par ljallamion (Date de rédaction antérieure : 1er août 2012).

Philippa de Hainaut (1311-1369)

Reine d’Angleterre

Philippa de Hainaut Reine d'Angleterre

Philippa est née à Valenciennes [1] et était la fille de Guillaume 1er de Hainaut et de Jeanne de Valois , petite-fille de Philippe III et sœur de Philippe VI. Elle se maria à Édouard III, d’abord par procuration à Valenciennes en octobre 1327, puis en la cathédrale d’York [2] le 24 janvier 1328, quelques mois après l’accession de celui-ci au trône d’Angleterre.

Philippa accompagna Édouard dans ses expéditions en Écosse en 1333 et en Flandre de 1338 à 1340, où elle était acclamée pour sa gentillesse et sa compassion. Elle est surtout connue, comme une épouse compatissante, qui intercéda auprès de son mari, et le persuada d’épargner la vie des bourgeois de Calais, alors qu’il avait prévu de les exécuter pour servir d’exemple auprès de la population de Calais.

Son compatriote, le chroniqueur Jean Froissart, fut son confident et à son service de 1361 à 1366.

Philippa et Édouard eurent 12 enfants, dont cinq fils atteignirent la majorité et dont la rivalité déclencha une guerre civile, connue sous le nom de guerre des Deux Roses [3]

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Philippa de Hainaut/ Portail de l’Angleterre/ Portail du Hainaut Portail du Hainaut/ Catégories : Reine consort d’Angleterre/ Comté de Hainaut

Notes

[1] Valenciennes est une commune française, historiquement capitale du comté du Hainaut français et aujourd’hui sous-préfecture du département du Nord. Elle est située au confluent de l’Escaut avec la Rhônelle. En 1285, la monnaie du Hainaut fut remplacée par la monnaie de France : l’écu. Valenciennes est une ville en pleine activité, forte de ses nombreuses corporations. À l’abri de son enceinte, un grand nombre de couvents se développe, à l’instar des Dominicains. Au 14ème siècle Albert de Bavière fait construire la tour de la Dodenne, où encore aujourd’hui la cloche sonne en l’honneur de Notre-Dame-du-Saint-Cordon. Au 15ème siècle, le Hainaut, rattaché au duché de Bourgogne, perd de son autonomie, mais Valenciennes jouit d’une grande renommée grâce aux artistes qu’elle protège en ses murs. L’économie de la ville repose essentiellement sur la draperie et le commerce, principalement du vin et des céréales des campagnes environnantes.

[2] La cathédrale d’York est située dans la ville d’York dans le nord de l’Angleterre. C’est, devant la cathédrale d’Uppsala, le plus grand édifice gothique d’Europe du Nord, le siège de l’archevêque d’York, second dans la hiérarchie de l’Église anglicane, et la cathédrale du diocèse d’York. Elle est présidée par un doyen et un chapitre. Son appellation formelle est : « cathédrale et église métropolitaine de Saint-Pierre à York ».

[3] La guerre des Deux-Roses désigne un ensemble d’affrontements, constituant globalement une guerre civile discontinue, qui eut lieu en Angleterre entre la maison royale de Lancastre et la maison royale d’York. Elle est appelée ainsi en référence aux emblèmes des deux maisons, la rose rouge de Lancastre et la rose blanche d’York ; cette référence ne se fait pour autant qu’a posteriori, la rose de Lancastre n’ayant été utilisée comme emblème pour cette maison qu’à partir de 1485, à la dernière bataille du conflit. Cette guerre des roses est liée aux droits de succession de la couronne d’Angleterre. Elle débute en 1455 et prend fin en 1485, quand le dernier des rois de la maison d’York, Richard III, meurt sur le champ de bataille et que Henri Tudor devient roi sous le nom d’Henri VII, fondant la dynastie des Tudor. Il réunit ainsi les deux maisons royales issues de la même branche en se mariant à Élisabeth d’York, et permet la fin de la guerre entre les maisons de Lancastre et d’York ; il choisit également pour emblème la rose Tudor, qui fusionne les deux autres.