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La Reine de Saba

jeudi 9 juin 2022, par ljallamion

La Reine de Saba

La reine de Saba est mentionnée dans des récits bibliques [1], coraniques [2] et évangélistes [3] comme ayant régné sur le royaume de Saba [4].

Les anecdotes et détails de la rencontre entre la reine et le roi Salomon à Jérusalem [5] varient selon les sources.

La reine de Saba arriva à Jérusalem accompagnée d’une grande suite, avec des chameaux portant des épices, et beaucoup d’or et de pierres précieuses selon le premier Livre des rois [6]. Jamais après n’arriva une telle abondance d’épices selon le livre des Chroniques [7] que celles qu’elle donna à Salomon. Durant sa visite, elle posa au roi de nombreuses questions auxquelles ce dernier répondit correctement. Ils échangèrent des cadeaux, après quoi elle retourna dans son pays.

Dans le Nouveau Testament [8], Luc l’évoque sous le nom de Reine de Midi.

Une interprétation mystique du Cantique des cantiques [9], qui visait à donner une base réelle à ses allégories, apparaît dans les volumineux commentaires d’Origène sur les Cantiques.

Selon la légende, la reine de Saba apporta à Salomon les mêmes cadeaux que les Rois mages apportèrent plus tard à l’enfant Jésus.

Selon Flavius Josèphe, la reine de Saba fut reine d’Égypte et d’Éthiopie et apporta en Israël les premiers spécimens de commiphora opobalsamum [10], qui grandirent sur la terre sainte.

Le talmud [11] insiste sur le fait qu’il n’y avait pas de reine, mais un roi de Saba qui arriva à Jérusalem. Cette version est destinée à discréditer toute histoire relatant une relation entre Salomon et la reine.

Le compte-rendu le plus détaillé de la visite de la reine de Saba au roi Salomon nous est donné au 8ème siècle dans le Livre d’Esther [12]. Une huppe [13] informe Salomon que le royaume de Saba est le seul royaume dont le peuple ne lui est pas sujet et que sa reine idolâtre le soleil. Il la renvoie alors à Kitor dans le pays de Saba. Dans la lettre qu’il a attachée à son aile, le roi ordonne à la reine de venir à lui en tant que sujet.

En réponse, elle lui envoie tous les bateaux de la mer chargés de cadeaux et de 6 000 jeunes de taille égale, tous nés à la même heure et habillés de vêtements pourpres. Ils portent avec eux une lettre déclarant que la reine arrivera à Jérusalem dans 3 jours quand le voyage en prend normalement 7.

Quand cette dernière arrive et se rend au palais de Salomon, elle confond le sol en miroir avec de l’eau. Elle soulève donc le bas de sa robe et découvre ses jambes. Salomon l’informe de son erreur et la réprimande sur ses jambes velues. L’alphabet de Ben Sira [14] affirme que de leur union serait né Nabuchodonosor II.

Dans la kabbale chrétienne [15], la reine de Saba est considérée comme la reine des démons et est parfois identifiée avec Lilith, une première fois dans le Targoum [16], puis plus tard dans le Zohar [17]. Certains des mythes juifs et arabes maintiennent que la reine était en fait une Djinn [18].

Dans le folklore Ashkénaze [19], sa figure se confond avec l’image populaire d’Hélène de Troie. Les légendes ashkénazes dépeignent la reine de Saba comme une danseuse séductrice. Pendant longtemps, elle fut décrite comme une infanticide ou une sorcière démoniaque.

Dans le Coran, la reine de Saba appelée Balkis. L’histoire y est similaire à celle de la Bible et des sources juives.

Bien que le Coran ait préservé la plus ancienne forme littéraire de la légende, certains des éléments développés par les commentateurs musulmans sont dérivés du Midrash [20]. Tabari, Zamakhshari , Baydawi complètent l’histoire sur de nombreux points.

Les djinns de l’entourage de Salomon, effrayés à l’idée qu’il puisse épouser l’intruse, répandent la rumeur selon laquelle elle aurait les jambes velues et des sabots à la place des pieds. Salomon conçoit donc une ruse, plaçant au sol des miroirs que la reine prend pour de l’eau. Afin de traverser, elle soulève sa robe, dévoilant une paire de jambes humaines. Le roi ordonne ensuite à ses démons de préparer un dépilatoire spécial, pour la défaire de ses poils disgracieux. Selon certaines traditions, Salomon épouse la reine, quand d’autres la lui font donner en mariage à un seigneur de Hamdan.

Les textes bibliques sur la reine de Saba et ses bateaux en provenance d’Ophir [21] ont servi de base à la légende selon laquelle des israélites auraient voyagé avec sa cour, lorsqu’elle retourna dans son pays en portant l’enfant de Salomon. Selon la légende, les premiers juifs du Yémen [22] y seraient arrivés au temps du roi Salomon, grâce à l’alliance politico-économique passée entre la reine de Saba et lui.

L’histoire de Salomon et de la reine est très populaire auprès des coptes [23], comme le montrent les fragments d’une légende copte conservée sur un papyrus à Berlin. La reine, ayant été soumise par duperie, donne un pilier à Salomon sur lequel tout le savoir terrestre est inscrit. Salomon envoie un de ses démons afin qu’il récupère le pilier d’Éthiopie.

Bien que les histoires d’Abyssinie [24] apportent de nombreux détails, elles omettent les anecdotes qui reflètent l’animosité de certains théologiens envers la reine.

Lors de fouilles dans le désert au nord du Yémen, un temple vieux de 3 000 ans, nommé Mahram Bilqis ( [25]) a été découvert. Selon les archéologues, il s’agit d’un site sacré utilisé par les pèlerins entre 1200 et 550 av.jc. Le temple est situé près de l’ancienne ville de Marib [26], capitale du Royaume de Saba selon la Bible et la tradition musulmane, et pourrait constituer une preuve de l’existence de la reine de Saba.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Jakoub-Adol Mar Makéda ou la fabuleuse histoire de la reine de Saba, Michel Lafon, 1997 (ISBN 978-2840982425)

Notes

[1] La Torah ou Thora est, selon la tradition du judaïsme, l’enseignement divin transmis par Dieu à Moïse sur le mont Sinaï et retransmis au travers de ses cinq livres ainsi que l’ensemble des enseignements qui en découlent. Elle est composée de cinq livres désignés en hébreu par un des premiers mots du texte et traditionnellement en français : la Genèse (Berēshīṯ : Commencement), l’Exode (Shemōṯ : Noms), le Lévitique (Wayyiqrā : Et il appela), les Nombres (Bamiḏbar : Dans le désert) et le Deutéronome (Devarim : Paroles). Elle contient, selon la tradition juive, 613 commandements

[2] Le Coran est le texte sacré de l’islam. Pour les musulmans, il reprend verbatim la parole de Dieu (Allah). Ce livre est à ce jour le premier et le plus ancien document littéraire authentique connu en arabe ; la tradition musulmane le présente comme le premier ouvrage en arabe

[3] Les évangélistes, au nombre de quatre pour les évangiles canoniques, sont les auteurs supposés des Évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean. Les évangélistes ne se présentent pas par leur nom dans leurs œuvres et il n’existe aucune preuve que les titres sont bien les originaux. Les chercheurs modernes estiment donc plus sûr d’affirmer que les auteurs de ces textes furent anonymes, et que leurs noms furent attribués aux récits par les générations suivantes de chrétiens.

[4] Le royaume de Saba ou de Shéba est un royaume d’Arabie du Sud, aujourd’hui correspondant au Yémen, au nord de l’Éthiopie et dans l’actuelle Érythrée. Ce royaume, évoqué par la Bible et le Coran, a bel et bien existé, mais il est difficile de séparer le mythe de l’histoire. Ses habitants s’appellent les Sabéens. Les sources suggèrent une existence bien postérieure à la période biblique du règne de Salomon.

[5] Ville du Proche-Orient que les Israéliens ont érigée en capitale, que les Palestiniens souhaiteraient comme capitale et qui tient une place centrale dans les religions juive, chrétienne et musulmane. La ville s’étend sur 125,1 km². En 130, l’empereur romain Hadrien change le nom de Jérusalem en « AElia Capitolina », (Aelius, nom de famille d’Hadrien ; Capitolina, en hommage au dieu de Rome, Jupiter capitolin) et il refonde la ville. Devenue païenne, elle est la seule agglomération de la Palestine à être interdite aux Juifs jusqu’en 638. Durant plusieurs siècles, elle est simplement appelée Aelia, jusqu’en 325 où Constantin lui redonne son nom. Après la conquête musulmane du calife Omar en 638, elle devient Iliya en arabe, ou Bayt al-Maqdis (« Maison du Sanctuaire »), équivalent du terme hébreu Beit ha-Mikdash (« Maison sainte »), tous deux désignant le Temple de Jérusalem, ou le lieu du voyage et d’ascension de Mahomet, al-Aqsa, où se situait auparavant le temple juif

[6] Le Premier Livre des Rois est un livre de l’Ancien Testament classé parmi les livres des Prophètes dans le judaïsme et le christianisme. Avec le Deuxième Livre des Rois, il constituait à l’origine un ensemble, le Livre des Rois, qui a été divisé à l’époque de la Septante.

[7] Le Premier Livre des Chroniques est un livre de l’Ancien Testament. Dans le canon hébreu originel, le Premier et le Deuxième Livre des Chroniques étaient assemblés dans un ouvrage, les Livres des Chroniques.

[8] Le Nouveau Testament est l’ensemble des écrits relatifs à la vie de Jésus et à l’enseignement de ses premiers disciples qui ont été reconnus comme « canoniques » par les autorités chrétiennes au terme d’un processus de plusieurs siècles. La liste des textes retenus par l’Église pour former le Nouveau Testament a été fixée en 363 lors du Concile de Laodicée ; cependant, elle ne comprenait pas encore le texte de l’Apocalypse.

[9] Le Cantique des cantiques, dit aussi Cantique ou Chant de Salomon, est un livre de la Bible. Il revêt la forme d’une suite de poèmes, de chants d’amour alternés entre une femme et un homme (voire où plusieurs couples s’expriment), qui prennent à témoin d’autres personnes et des éléments de la nature. C’est l’un des livres de la Bible les plus poétiques. Son écriture est attribuée traditionnellement à Salomon, roi d’Israël. Le texte est lu à la synagogue lors du shabbat de la fête de Pessa’h ainsi que, dans la tradition séfarade, lors de l’office de chaque vendredi soir.

[10] Commiphora gileadensis (synonyme Commiphora opobalsamum), le Baumier de la Mecque, est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Burseraceae. C’est un arbre originaire du sud de l’Arabie et naturalisé, dans l’antiquité et de nouveau à l’époque moderne, dans l’ancienne Judée / Palestine / Israël.

[11] Le Talmud est l’un des textes fondamentaux du judaïsme rabbinique et la base de sa Halakha (« Loi »). Rédigé dans un mélange d’hébreu et de judéo-araméen et composé de la Mishna et de la Guemara, il compile les discussions rabbiniques sur les divers sujets de la Loi juive telle qu’exposée dans la Bible hébraïque et son versant oral, abordant entre autres le droit civil et matrimonial mais traitant au détour de ces questions de points d’éthique, de mythes, de médecine, de génie et autres. Divisé en six ordres (shisha sedarim, abrégé Sha"s), il existe deux versions du Talmud, dites Talmud de Jérusalem et Talmud de Babylone.

[12] Le livre ou rouleau d’Esther est le vingt-et-unième livre de la Bible hébraïque. Il fait partie des Ketouvim selon la tradition juive et des Livres historiques de l’Ancien Testament selon la tradition chrétienne. Il rapporte une série d’événements se déroulant sur plusieurs années : Esther, d’origine juive, est la favorite du plus puissant souverain de son époque Xerxès 1er. Or, sous son règne, le grand vizir Haman intrigue et obtient de pouvoir exterminer toute la population juive. Devant pareille menace, Mardochée fait appel à sa cousine Esther afin qu’elle obtienne du roi l’annulation du décret qui les condamne. Xerxès 1er informé par prend toutes les mesures nécessaires pour protéger la population juive, et condamne le vizir, ainsi que tous ses fils, à être pendus au poteau destiné initialement à Mardochée.

[13] La huppe, ou l’aigrette, est un ensemble de plumes dressées sur la tête de certains oiseaux, comme c’est le cas par exemple pour les Cacatuinae. La huppe des Coraciiformes est érectile. Parmi ceux-ci, il existe trois espèces de la famille des Upupidae dont le nom normalisé utilise le terme de huppe. D’autres oiseaux peuvent avoir une huppe, comme le geai de Steller. Certains hiboux, comme le Grand-duc par exemple, ont une aigrette de chaque côté sur le dessus de la tête, dont la forme évoque celle des oreilles de chat ce qui leur vaut le surnom générique de « chat-huant », surnom qui s’applique plus spécifiquement à la chouette hulotte (alors que celle-ci ne porte pas d’aigrette).

[14] L’Alphabet de Ben Sira est un texte médiéval anonyme, faussement attribué à Jésus ben Sira, l’auteur du Siracide. Il est daté en réalité entre 700 et 1000 de notre ère. Il est composé de deux listes de proverbes : 22 en araméen, et 22 en hébreu, les deux disposés en acrostiches alphabétiques. Chaque proverbe est suivi d’un commentaire haggadique. L’Alphabet de Ben Sira a pu être qualifié de satirique, dans la mesure où il aborde les sujets de la masturbation, de l’inceste et des flatulences. Le texte a été traduit en latin, yiddish, judéo-espagnol, français et allemand. L’œuvre est surtout connue pour avoir popularisé le personnage de Lilith, la « première femme » avant Ève.

[15] La Kabbale chrétienne, parfois nommée Kabbale de la Renaissance, ou Kabbale philosophique, est un courant philosophique chrétien inauguré par Pic de la Mirandole au 15ème siècle et qui consiste à adapter les techniques d’interprétation kabbalistique au christianisme en général et au Nouveau Testament en particulier.

[16] Un targoum est une traduction de la Bible hébraïque en araméen. Ce sont des traductions araméennes de livres bibliques, faite pour le service synagogal, dans la période qui suivit la captivité de Babylone (587-538 av. jc). De nombreux targoumim furent écrits ou compilés, en terre d’Israël ou en Babylonie depuis l’époque du Second Temple jusqu’au Haut Moyen Âge. Davantage que de simples traductions, les targoumim offrent un reflet de l’interprétation rabbinique de la Bible, qui apparaît quel que soit le degré de fidélité de la traduction au texte massorétique. Selon l’Ecole Biblique de Jérusalem, « les targoum sont plutôt des commentaires souples (que des traductions), destinés à éclairer un texte obscur. Ils offrent donc un moyen privilégié d’accéder à la Bible hébraïque, telle qu’elle était effectivement comprise dans le peuple ».

[17] Le Sepher ha-Zohar (Livre de la Splendeur), est l’œuvre maîtresse de la Kabbale, rédigée en araméen. La paternité en est discutée : il est traditionnellement attribué à Rabbi Shimon bar Yohaï, Tana du 2ème siècle. La recherche académique suggère aujourd’hui qu’il pourrait également avoir été rédigé par Moïse de León ou par son entourage entre 1270 et 1280, en compilant une tradition orale. Il s’agit d’une exégèse ésotérique de la Torah.

[18] mi-humaine, mi-démon

[19] L’appellation Ashkénazes désigne les Juifs d’Europe centrale et orientale. Ils constituent avec les Séfarades et les Mizrahim l’un des principaux groupes ethniques juifs.

[20] Le Midrash désigne à la fois : une méthode herméneutique d’exégèse biblique opérant principalement par comparaison entre différents passages bibliques ; par métonymie, la littérature recueillant ces commentaires. Il représente le troisième des quatre modes d’interprétation rabbinique de la Bible hébraïque, et est subdivisé en midrash halakha qui entend tirer des lois du texte, et midrash aggada, à but généralement homilétique.

[21] Ophir est un port ou une région mentionnée dans la Bible qui était connue pour sa richesse, notamment l’or. Le roi Salomon est censé avoir reçu tous les trois ans une cargaison d’or, d’argent, de bois (probablement de santal), de pierres précieuses, d’ivoire, de singes et de paons d’Ophir.

[22] Le Yémen est l’un des plus anciens centres de civilisation du Moyen-Orient, dans l’antiquité le pays était un territoire du Royaume de Saba. Le royaume de Saba est un royaume habituellement situé en Arabie du sud, actuel Érythrée, Yémen et nord de Éthiopie. Ce royaume, évoqué par la Bible et le Coran, a bel et bien existé, mais il est difficile de séparer le mythe de l’histoire. Ses habitants s’appellent les sabéens. Les sources suggèrent une existence bien postérieure à la période biblique du règne de Salomon.

[23] Les coptes désignent un groupe ethnoreligieux indigène d’Afrique du Nord qui habite principalement le pays d’Égypte. Les coptes sont aujourd’hui les habitants chrétiens d’Égypte. La très grande majorité des coptes est membre de l’Église copte orthodoxe dirigée par un primat, mais il existe aussi depuis le 19ème siècle une Église catholique copte, ainsi qu’une Église évangélique copte. Sur le plan de la doctrine, l’Église copte orthodoxe est fidèle aux trois premiers conciles œcuméniques et est souvent rattachée à tort, comme les Églises arménienne, éthiopienne, et érythréenne à l’orthodoxie, peut-être parce qu’elles présentent une grande similitude de rite. Elle s’en distingue pourtant puisqu’elle se fonde sur les thèses miaphysites condamnées par le concile de Chalcédoine. Les coptes, comme tous les Égyptiens à l’exception des Nubiens, parlent arabe et la messe se dit dans cette langue mais aussi en copte parfois ; les prières du Credo et le Notre Père se disent encore en copte, ainsi que la liturgie

[24] L’Abyssinie désigne l’Empire d’Éthiopie et le régime fondé vers 990 par la dynastie Zagoué. Il disparaît lors du coup d’État de 1974 et par l’abolition définitive de la monarchie le 12 mars 1975 par le régime du Derg. Pendant la majeure partie de son existence, l’Empire couvre ce qui est aujourd’hui l’Éthiopie et l’Érythrée ; toutefois, à son apogée, il inclut également le nord de la Somalie, Djibouti, le sud de l’Égypte, l’est du Soudan, le Yémen et l’ouest de l’Arabie saoudite.

[25] temple de Bilqis, reine de Saba

[26] Marib est la capitale du gouvernorat de Ma’rib au Yémen. Elle fut la capitale du royaume de Saba (probablement le royaume biblique de la reine de Saba). La ville de Marib se situe à 120 km à l’est de la capitale yéménite Sana’a. Elle est le point de départ de l’oléoduc Marib-Ra’s Isa