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Ferdinand III de Castille

mardi 22 mars 2022, par ljallamion

Ferdinand III de Castille (vers 1199-1252)

Roi de Castille et de Tolède de 1217 à 1252-Roi de Léon et de Galice de 1230 à 1252

Né probablement au monastère de Valparaíso, à Peleas de Arriba [1], fils d’ Alphonse IX de León , et de Bérengère de Castille .

Ferdinand III a profondément marqué l’histoire de l’Espagne médiévale. Politiquement tout d’abord, il parvient à unir de manière définitive les royaumes de Castille [2] et de León [3], en 1230. Militairement ensuite, Ferdinand III fait progresser la reconquête du Sud de la péninsule Ibérique [4]. Son action contre les Maures [5] lui vaut d’être canonisé en 1671.

Lorsque le roi Alphonse VIII de Castille, vainqueur des Almohades [6] à la bataille de Las Navas de Tolosa [7] en 1212, décède en 1214, le seul de ses fils encore vivant, Henri Ier de Castille , lui succède sur le trône, sous la régence de sa sœur Bérengère. Henri 1er meurt prématurément au bout de trois ans.

Bérengère de Castille, fille aînée d’Alphonse VIII, est alors proclamée reine par les Cortes [8] de Castille. La nouvelle souveraine décide néanmoins d’abdiquer immédiatement en faveur de son jeune fils Ferdinand, qui devient roi en 1217.

Une partie de la noblesse castillane se rebelle, appuyée par le roi de León, désireux d’annexer le royaume voisin. Ce dernier pénètre même en Castille, mais est repoussé par Ferdinand. Fort du soutien des villes et du clergé, et avec l’aide des talents diplomatiques de Bérengère, il parvient à imposer aux Lara [9], le plus puissant lignage nobiliaire de Castille, la signature d’un traité à Zafra [10], en 1222, qui met fin à l’agitation du royaume.

Une fois le calme revenu, Ferdinand peut envisager de reprendre l’initiative dans les opérations militaires contre les Maures d’al-Andalus [11]. La mort de son père Alphonse IX de León l’amène à repousser ce projet.

Le mariage de ce dernier avec Bérengère de Castille avait été annulé pour cause de consanguinité par le pape Innocent III et Bérengère était retournée en Castille avec ses enfants. Peu avant sa mort, Alphonse IX lègue son royaume aux filles nées de son premier mariage avec Thérèse de Portugal , Douce et Sancha .

Avec l’appui du roi de Portugal Sanche II , Bérengère de Castille négocie avec ses belles-filles la cession de leurs droits sur la couronne de León. Ferdinand III est ainsi proclamé roi, et réunit définitivement les deux couronnes, séparées depuis la mort d’Alphonse VII en 1157.

Cet épisode constitue un des témoignages les plus éloquents de l’influence et de la place de Bérengère durant le règne de son fils. Précieuse conseillère, elle se distingue également par ses qualités politiques dans la négociation et la gestion du royaume, dont elle assume la gestion durant les longues campagnes de son fils en al Ándalus. Elle rejoint en cela sa sœur, Blanche de Castille, mère de Louis IX de France, dont elle demeure le plus fidèle conseiller.

Les destins des deux familles partagent de nombreux points en commun, notamment dans le domaine religieux. Tant Ferdinand que son cousin Louis se montrent actifs dans la lutte contre l’Infidèle : le premier à travers la Reconquista [12], le deuxième par son engagement dans les croisades. Tous deux seront d’ailleurs canonisés.

L’union des deux royaumes marque une étape importante dans la formation de l’Espagne. La nouvelle couronne de Castille représente désormais la principale puissance péninsulaire, capable de rivaliser avec les grandes monarchies occidentales.

En 1244, Ferdinand III fait signer par son fils Alphonse X le traité d’Almizra [13], qui définit les frontières exactes entre la Castille et l’Aragon [14]. Ce dernier royaume arrive ainsi au bout de ses possibilités de conquêtes péninsulaires et va désormais se lancer dans sa phase d’expansion méditerranéenne.

Le roi séjourne avec sa mère durant un mois et demi au Pozuelo [15], dans la Manche. Il y rencontre pour la dernière fois sa mère, Bérengère, qui meurt 2 ans plus tard. Après ces quelques semaines dans la région de Cuenca [16], le roi repart définitivement pour l’Andalousie [17] qu’il ne quittera plus jusqu’à sa mort. Les campagnes se succèdent désormais à un rythme quasiment ininterrompu, alternant sans relâche conquêtes, chevauchées et autres sacs dans les royaumes ennemis.

En 1246, Ferdinand III réussit, après deux sièges infructueux, à prendre Jaén [18] et sa forteresse réputée inexpugnable. La capitulation est signée par Ibn Nasr dit Mohammed ben Nazar , souverain de Grenade [19]. Ferdinand III obtient le départ de tous les musulmans, et, surtout, la soumission du roi nasride par pacte de vasselage. Les territoires de ce dernier, tout en gardant leur autonomie, sont désormais unis à la Castille ; Ibn Nasr s’engage à rendre hommage à Ferdinand III, à lui verser une somme annuelle conséquente, et à lui prêter aide et conseil comme tout vassal.

Enthousiasmé par ce succès, Ferdinand III décida dès la conquête de Jaén, de se diriger vers son principal objectif, Séville [20]. En 1247, le roi organisa l’offensive depuis Cordoue [21], qui devint le point de concentration des troupes. Les alentours de la cité almohade commencèrent à faire l’objet de chevauchées et de sièges victorieux Les défenses de Séville étaient solides et la population nombreuse. L’implication d’Ibn Nasr fut exemplaire durant cette phase : le Nasride respecta scrupuleusement ses engagements.

Au mois d’août 1247, Ferdinand III assiégea Séville. Des éléments aragonais et français renforçaient ses troupes, qui chevauchaient dans les alentours de la ville, afin de repousser les assauts des Sévillans.

Ferdinand III fit également monter une flotte en provenance des ports du golfe de Gascogne [22], menée par l’amiral Ramón Bonifaz . La force et l’organisation de l’armée de Ferdinand III peinèrent à faire plier la cité, qui finit par capituler après plus d’un an et demi de siège. Le 23 novembre 1248, l’alcazar [23] fut remis aux Castillans. Les musulmans disposèrent d’un délai d’un mois pour évacuer la ville. Un mois plus tard, le 22 décembre, Ferdinand III fit son entrée solennelle dans la ville. Après Cordoue, c’était un autre lieu symbolique qui intégrait la couronne de Castille : la ville de saint Isidore, cité opulente et commerciale, porte du bas-Guadalquivir.

Ferdinand III résida désormais de manière permanente à Séville, d’où il continua à mener de brillantes campagnes dans le Sud de l’Andalousie. Conquêtes et soumissions par pactes assurèrent une assise plus confortable au roi, et permettait de garantir la sécurité de Séville.

Ferdinand III mourut le 30 mai 1252. Son corps repose depuis lors dans la cathédrale de Séville [24]. Il laissa derrière lui un bilan des plus positifs pour la couronne de Castille. Il avait d’une part réussi à sceller l’union des royaumes de Castille et de León, donnant ainsi naissance à un ensemble d’une puissance colossale dans le contexte péninsulaire. Une puissance qui allait être amenée, avec le temps, à imposer son hégémonie à l’ensemble des royaumes ibériques, à l’exception du Portugal.

Sous son règne fut considérablement renforcée l’autorité royale : Ferdinand III avait réuni sous sa bannière toutes les forces vives du royaume dans l’objectif de conquérir l’Andalousie. Avec l’aide de sa mère, et des fidèles, parmi lesquels l’archevêque de Tolède [25], il su faire usage d’un tact politique d’une grande finesse, et utilisa la noblesse pour assouvir ses ambitions.

Celle-ci, appâtée par les gains qu’elle pouvait retirer de l’expansion méridionale du royaume, ne put qu’acquiescer à l’appel du roi.

Ce fut à la conquête de l’Andalousie que Ferdinand III dut sa renommée. Jamais auparavant un roi n’avait accru de manière aussi importante et rapide les domaines de la couronne. Sa lutte contre l’Infidèle fut saluée et reconnue, et son fils Alphonse laissa transparaître dans ses œuvres une admiration réelle pour son prédécesseur. À la mort du roi, plus aucune terre d’Espagne n’échappait au contrôle des chrétiens : conquis, rattachés ou soumis par pactes de vasselage, les royaumes musulmans d’Andalousie étaient désormais tous dominés par la Castille. La puissance et la gloire que put en tirer le royaume étaient considérables. Ferdinand III et la Castille se présentaient à l’Occident comme les défenseurs de la foi chrétienne et comme une redoutable machine de guerre, contrôlant désormais des terres vastes et fertiles. Ordre intérieur, service de la foi, politique extérieure offensive et efficace : la Castille que Ferdinand III léguait apparaissait comme un ensemble solide, et sur lequel il fallait désormais compter.

Ferdinand III épousa en premières noces Béatrice de Souabe , fille de Philippe de Souabe, roi des Romains et d’Irène Ange de Constantinople.

À la suite de la mort de sa première épouse en 1235, Ferdinand III épousa en 1237 Jeanne de Dammartin

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de González Jiménez, Manuel, Fernando III el Santo. El rey que marcó el destino de España, Sevilla, Fundación José Manuel Lara, 2006.

Notes

[1] Peleas de Arriba est une commune de la commune de Corrales del Vino, dans la province de Zamora ( Espagne ), dans la région de Tierra del Vino.

[2] Le royaume de Castille est un ancien royaume du Moyen Âge qui trouve ses origines au nord de la péninsule Ibérique, dans l’actuelle Espagne. À la fin du Moyen Âge, le royaume de Castille s’étend depuis le golfe de Gascogne au nord jusqu’à l’Andalousie au sud et comprend la majeure partie du centre de la péninsule Ibérique. En 1037, date à laquelle Ferdinand 1er fonde le Royaume uni de Castille et León. En 1058, Ferdinand est à l’origine d’une série de guerres contre les Maures, se lançant à la conquête de ce qui allait devenir la Nouvelle-Castille (bataille d’Alarcos et bataille de Las Navas de Tolosa). La région s’agrandit particulièrement sous le règne d’Alphonse VI (1065-1109) et d’Alphonse VII (1126-1157). Sous Alphonse X, la vie culturelle du royaume se développe, mais une longue période de conflits internes suit. En 1469, le mariage de Ferdinand II d’Aragon (plus tard Ferdinand V de Castille) et d’Isabelle 1ère de Castille initie l’union des royaumes d’Aragon et de Castille et, par la suite, de l’ensemble de l’Espagne.

[3] Le royaume de León, une des 15 grandes anciennes divisions de l’Espagne et du Portugal, fut un des royaumes médiévaux de la Péninsule Ibérique, successeur du royaume des Asturies, qui eut un rôle dans la Reconquista et la formation des royaumes chrétiens successifs de l’occident péninsulaire.

[4] La conquête musulmane de la péninsule Ibérique est l’expansion initiale du califat omeyyade sur l’Hispanie, s’étendant en grande partie de 711 à 726. La conquête aboutit à la destruction du royaume wisigoth et l’établissement de la wilaya d’al-Andalus et marque l’expansion la plus occidentale du califat omeyyade et de la domination musulmane en Europe. La conquête du royaume wisigoth par les dirigeants musulmans du califat omeyyade est un long processus, qui dure quinze ans, de 711 à 726, dans lequel ils viennent prendre la péninsule ibérique et une partie du sud de la France actuelle, bien que ce qui est le territoire péninsulaire du royaume soit déjà conquis en 720, soit 9 ans après le début de la conquête. En 711, le général omeyyade Tariq ibn Ziyad débarque à Gibraltar, dans la péninsule ibérique, à la tête d’une armée composée presque exclusivement de Berbères. Il fait campagne plus au nord après avoir vaincu Rodéric à la bataille de Guadalete, après quoi il est renforcé par une armée arabe dirigée par Moussa ibn Noçaïr. En 717, la force combinée arabo-berbère franchit les Pyrénées, la Septimanie et la Provence en 734.

[5] Les Maures, ou anciennement Mores, sont originellement des populations berbères peuplant le Maghreb. Ce terme a changé de signification durant plusieurs périodes de l’histoire médiévale et contemporaine. À partir des conquêtes arabo-musulmanes du 7ème siècle, l’Empire arabe omeyyade, à l’aide du général berbère Tariq Ibn Zyad, conquiert l’Espagne, sous le nom d’Al Andalus. C’est le début de l’Espagne musulmane. À partir de cette époque, le terme « maure » va devenir un synonyme de « musulman », plus particulièrement de n’importe quel musulman vivant en Andalousie, qu’il soit d’origine berbère, arabe ou ibérique. Une population qui s’installera par la suite essentiellement au Maroc après la reconquête de l’Andalousie par l’armée espagnole.

[6] Les Almohades sont un mouvement religieux fondé au début du 12ème siècle, dont est issue la dynastie éponyme d’origine berbère qui gouverne le Maghreb et al-Andalus entre le milieu du 12ème siècle et le 13ème siècle. Le mouvement religieux des Almohades est fondé vers 1120 à Tinmel par Mohammed ibn Toumert, appuyé par un groupe de tribus masmoudiennes du Haut Atlas marocain principalement des Masmoudas. Ibn Toumert prône alors une réforme morale puritaine et se soulève contre les Almoravides au pouvoir à partir de son fief de Tinmel. À la suite du décès d’Ibn Toumert vers 1130, Abd al-Mumin prend la relève, consolide sa position personnelle et instaure un pouvoir héréditaire, en s’appuyant sur les Koumyas de la région de Nedroma dans l’ouest algérien (située alors dans l’est de l’empire Almoravide) ainsi que les Hilaliens. Sous Abd al-Mumin, les Almohades renversent les Almoravides en 1147, puis conquièrent le Maghreb central hammadide, l’Ifriqiya (alors morcelée depuis la chute des Zirides) et les Taïfas. Ainsi, le Maghreb et l’al-Andalus sont entièrement sous domination almohade à partir de 1172. À la suite de la bataille de Las Navas de Tolosa en 1212, les Almohades sont affaiblis et leur empire se morcelle au profit des rois des Taïfas en al-Andalus des Zianides du Maghreb Central et des Hafsides, et voit l’émergence des Mérinides au Maghreb al-Aksa qui prennent Fès en 1244. Les Almohades, qui doivent désormais payer tribut aux Mérinides et ne contrôlent plus que la région de Marrakech, sont finalement éliminés par ces derniers en 1269.

[7] La bataille de Las Navas de Tolosa, ou Hisn al-Oqab, se déroula au lieu-dit Castillo de la cuesta (de nos jours Castro Ferral, dans la province de Jaén, en Espagne) le lundi 16 juillet 1212, entre, d’une part, des troupes provenant de tout le Maghreb ainsi que de l’Al-Andalus sous le commandement de Muhammad an-Nâsir de la dynastie des Almohades et, d’autre part, une coalition de plusieurs États chrétiens de la péninsule Ibérique ainsi que des troupes de croisés venant de nations européennes.

[8] Dans les pays de la péninsule Ibérique (Espagne et Portugal), les Cortes ou Cortès sont les assemblées des états et royaumes, de même qu’il y a des Cortes de Castille, d’Aragon, de Valence, etc. Elles sont convoquées par le roi. Au Moyen Âge, on trouve en Espagne les Cortes de León réunies par le roi Alphonse IX dans le cloître de la basilique de San Isidoro de León avec des représentants des trois états, la noblesse, le clergé et les représentants des villes. Elles sont considérées comme l’un des premiers parlements en Europe. En Castille, dès le début de l’ère moderne, les Cortes ne réunissent plus que des représentants (procuradores) de 18 villes du royaume, chargés d’accorder la levée des impôts. En Aragon, ce sont les Cortes qui reçoivent du roi le serment de respect des fueros et qui le reconnaissent ensuite comme leur souverain. Elles sont dissoutes le 28 août 1982.

[9] La Maison de Lara est une lignée de la noblesse espagnole, originaire du royaume de Castille médiéval, qui doit son nom à la ville de Lara de los Infantes à Burgos. Les Lara disposaient de nombreuses possessions en Castille, León, Andalousie et en Galice. Ils ont participé activement à l’avenir politique des royaumes de Castille et León entre la fin du 11ème siècle et le milieu du 14ème siècle, soutenant le monarque régnant. Plus tard, les membres de la maison de Manrique de Lara, une branche secondaire de la maison de Lara, ont occupé des postes importants dans l’administration et dans diverses institutions.

[10] Zafra est une ville d’Espagne située dans la province de Badajoz, en Estrémadure. La ville fut fondée par les Celtibères, puis agrandie par César, qui lui donna son nom : Restituta Julia. Elle fut prise aux Maures par le roi Ferdinand III de Castille en 1240. On y voit le palais des ducs de Médina-Celi.

[11] Al-Andalus est le terme qui désigne l’ensemble des territoires de la péninsule Ibérique et de la Septimanie qui furent sous domination musulmane de 711 (premier débarquement) à 1492 (chute de Grenade). L’Andalousie actuelle, qui en tire son nom, n’en constitua longtemps qu’une petite partie. La conquête et la domination du pays par les Maures furent aussi rapides qu’imprévues et correspondirent à l’essor du monde musulman. Al-Andalus devint alors un foyer de haute culture au sein de l’Europe médiévale, attirant un grand nombre de savants et ouvrant ainsi une période de riche épanouissement culturel

[12] La Reconquista correspond à la reconquête des royaumes musulmans de la péninsule Ibérique par les souverains chrétiens. Elle commence en 718 dans les Asturies, et s’achève le 2 janvier 1492 quand Ferdinand II d’Aragon et Isabelle de Castille, les « Rois catholiques » chassent le dernier souverain musulman de la péninsule, Boabdil de Grenade, achevant l’unification de l’essentiel de l’actuelle Espagne.

[13] Le traité d’Almizra est signé le 26 mars 1244 entre la couronne d’Aragon et la couronne de Castille, dans le but de fixer les frontières des royaumes de Valence et de Murcie.

[14] Le royaume d’Aragon est une entité politique du nord-est de la péninsule Ibérique, née en 1035 de l’union des comtés d’Aragon, du Sobrarbe et de la Ribagorce et disparue en 1707 avec son intégration au sein du royaume d’Espagne par les décrets de Nueva Planta.

[15] Pozuelo est une commune d’Espagne de la province d’Albacete dans la communauté autonome de Castille-La Manche.

[16] Cuenca est une commune d’Espagne, capitale de la province de Cuenca, dans la communauté autonome de Castille-La Manche.

[17] L’Andalousie est une région située dans le sud de l’Espagne. Elle constitue l’une des dix-neuf communautés autonomes du pays. Dans l’Antiquité, l’Andalousie est peuplée par les Ibères, les Phéniciens (venus de l’actuel Liban), les Carthaginois (anciens habitants de l’actuelle Tunisie) et les Tartessiens. L’Andalousie reçoit des colonies grecques et des comptoirs phéniciens. Elle est ensuite sous l’obédience des Carthaginois, des Ibères, puis des Romains. Dans ce territoire se sont également établis les Vandales et Wisigoths, puis les Arabes et les Berbères.

[18] Jaén est une ville espagnole ainsi qu’un municipio, capitale de la province du même nom au nord-est de l’Andalousie. La ville de Jaén se dresse au pied de la Colline Sainte-Catherine (Cerro Santa Catalina), et reste très marquée par l’urbanisme médiéval : placettes et ruelles au tracé irrégulier s’adaptant au caractère fortement pentu du site définissent l’aspect du centre historique. La cité est d’ailleurs dominée par la silhouette de la forteresse médiévale bâtie au sommet de la colline. Jaén se situe par ailleurs au sein d’une région aux terres fertiles, traversées par le fleuve Guadalquivir. Vers le sud et le sud-est se trouvent la Sierra de Jaén et le mont Jabalcuz qui enserrent la ville. Au nord de la ville s’étend la vallée du Guadalbullón, rivière qui passe à proximité de la ville.

[19] Grenade est une ville espagnole, capitale de la province de Grenade au sud-est de l’Andalousie. Elle est située au pied de la Sierra Nevada, au confluent de trois rivières, le Beiro, le Darro et le Genil et fut la capitale du dernier royaume musulman de la péninsule ibérique.

[20] Séville est une ville du sud de l’Espagne, capitale de la province de Séville et de la communauté autonome d’Andalousie.

[21] Cordoue est une ville située dans le sud de l’Espagne, en Andalousie. Cordoue est la capitale de la province homonyme. La ville est située sur le Guadalquivir. Les musulmans conquirent la ville en 711. Elle devient alors le principal centre administratif et politique de l’Espagne musulmane (al-Andalus). À partir de 756, elle est la capitale de l’émirat de Cordoue, fondé par le prince omeyyade Abd al-Rahman 1er.

[22] Le golfe de Gascogne est une partie de l’océan Atlantique Nord située entre la Bretagne en France et la côte Cantabrique en Espagne.

[23] L’alcazar de Séville est un palais fortifié (alcazar) construit à Séville par les Omeyyades d’Espagne et modifié à plusieurs reprises pendant et après la période musulmane. Il est considéré comme l’exemple le plus brillant de l’architecture mudéjar sur la péninsule Ibérique. La famille royale d’Espagne utilise aujourd’hui l’étage.

[24] La cathédrale Notre-Dame du Siège de Séville est l’église-mère de l’archidiocèse de Séville, en Andalousie. Construite entre 1402 et le 16ème siècle dans le style gothique, elle est célèbre pour son clocher, la Giralda, ancien minaret hispano-mauresque de la grande mosquée almohade qui s’élevait à l’emplacement de l’actuelle cathédrale.

[25] L’archidiocèse de Tolède est une église particulière de l’Église catholique en Espagne. Son siège est la cathédrale Santa María de Tolède.