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Roger FitzMiles ou Roger de Hereford

jeudi 9 septembre 2021, par ljallamion

Roger FitzMiles ou Roger de Hereford

2ème comte d’Hereford

Capitaine du parti de Mathilde l’Emperesse dans la guerre civile [1] de 1139 à 1153 pour le trône d’Angleterre qui oppose cette dernière à Étienne d’Angleterre.

Fils aîné deMiles de Gloucester 1er comte d’Hereford [2], et de Sybille, fille et héritière de Bernard de Neuf-Marché , le conquérant du royaume de Brycheiniog dit aussi Brecknock ou Brecon [3].

Vers le début de l’année 1138, il épouse Cécile, la fille et héritière de Pain FitzJohn. Grâce à elle, il prend le contrôle d’un honneur [4] substantiel qui comprend la seigneurie d’Archenfield dans le Herefordshire, ainsi que des revendications sur la seigneurie d’Arwystli, dans le Pays de Galles [5], et sur l’honneur de Weobley, confisqué à Gautier de Lacy .

Durant la guerre civile pour le trône d’Angleterre entre le roi Étienne d’Angleterre et Mathilde l’Emperesse, son père a rejoint le parti angevin de cette dernière. Roger devient son lieutenant, avant de lui succéder à sa mort en 1143. Il contrôle alors les villes de Gloucester [6] et Hereford [7], la forêt de Dean [8], l’ouest du Herefordshire et, au Pays de Galles, la seigneurie de Brecknock et le nord du Gwent [9].

Dans les premières années, il collabore avec son voisin Robert, le comte de Gloucester, respectant notamment le traité d’alliance signé avec lui par son père. Il est donc naturellement l’un des barons du parti de Mathilde l’Emperesse. Il répond à l’appel du comte de Gloucester en 1144 et le rejoint à Tetbury [10]), participant à la campagne militaire qui suit. Il est dans l’ombre du comte de Gloucester, le commandant militaire du parti angevin, bien que Roger soit en réalité le plus puissant des deux barons.

Roger FitzMiles travaille surtout à accroître son contrôle sur le Herefordshire, étendant son influence sur ses voisins de moindre importance. En 1144, il s’empare de Winchcombe [11], y construisant un château lui permettant d’augmenter son emprise sur ce comté. En 1146, avec son frère Gautier, lord de Grosmont et Abergavenny, il capture Roger de Berkeley, espérant s’emparer de son château de Dursley [12]. Il viole ainsi un traité passé avec lui, ce qui provoque une brève tentative infructueuse de Philippe, un fils de Roger de Gloucester, de lui reprendre le contrôle du nord-est du Gloucestershire.

À la mort de Robert de Gloucester en 1147, Roger reprend le commandement militaire du parti de l’Emperesse. Il a alors le champ libre pour la réalisation de ses ambitions dans la région. Peu après, il arrive à un accord amiable avec Guillaume de Gloucester, 2ème comte de Gloucester, fils et héritier de Robert. Ce traité lui permet d’être reconnu par son voisin, avec le soutien des autres barons de la région, comme le principal baron du sud des marches.

Pour circonvenir les problèmes posés par la guerre civile, il conclut des pactes de non-agression avec ses voisins les plus puissants, Robert de Beaumont, 2ème comte de Leicester [13], Morgan ab Owain, prince gallois du sud des marches, et Guillaume de Gloucester. L’accord passé avec le comte de Leicester est particulièrement intéressant, car celui-ci est un partisan d’Étienne d’Angleterre.

Grâce à ces accords, Roger FitzMiles peut alors se concentrer sur les territoires qu’il entend contrôler, soit le Herefordshire, le nord du Gloucestershire, les marches galloises [14] du sud, et une partie du Worcestershire [15]. Dans ce dernier comté, le pouvoir est partagé avec le comte de Leicester, qui agit en tant qu’agent pour son frère jumeau Galéran, comte de Meulan [16] et de Worcester [17], et Guillaume de Beauchamp, le shérif [18]. Dans le Herefordshire, il est en lutte contre Gilbert de Lacy pour le contrôle de l’honneur de Weobley. Dans ce conflit, il s’attache, par un traité, la coopération de son voisin et beau-frère Guillaume II de Briouze [19], lord de Radnor.

Tout en continuant à privilégier ses propres intérêts, il continue néanmoins à soutenir loyalement le parti angevin. Fin 1148, début 1149, il accueille Henri II Plantagenêt, le fils de Mathilde l’Emperesse en Angleterre, et l’escorte dans le nord de l’Angleterre pour qu’il y rencontre son oncle, le roi David 1er d’Écosse. Ils mènent ensuite une campagne contre les partisans d’Étienne dans le nord, mais c’est un échec. Roger et Henri doivent se réfugier à Hereford. Vers la fin de l’année 1149, c’est dans le Devon [20] qu’ils s’attaquent au parti d’Étienne. Ils doivent ensuite défendre Devizes [21], le centre de commandement angevin, contre une attaque du fils d’Étienne, Eustache IV de Boulogne . Après le départ d’Angleterre d’Henri Plantagenêt, le conflit s’éteint.

En 1152, il passe cette fois un traité avec le roi lui-même, afin qu’il l’aide à libérer le shérif du Worcestershire Guillaume de Beauchamp, son allié dans ce comté, car celui-ci a été emprisonné par des hommes de Galéran IV de Meulan, le comte de Worcester. Le roi accepte, et ils assiègent ensemble le château de Worcester. Cette manœuvre a un double but pour Roger, d’abord libérer son allié, et ensuite distraire le roi de sa campagne contre les partisans angevins de Wallingford [22] et Newbury [23]. Finalement Étienne retourne dans le Berkshire [24] laissant des troupes pour aider au siège. Dès son départ, la garnison du château se rend.

En 1153, Roger presse Henri Plantagenêt, maintenant duc de Normandie, de revenir en Angleterre. Il participe à la campagne qui suit, et qui aboutit au traité de Wallingford [25], par lequel il est convenu qu’Henri succédera à Étienne sur le trône à la mort de ce dernier.

Étienne meurt le 25 octobre 1154, et Henri monte alors sur le trône sous le nom d’Henri II. Le royaume qu’il reprend est en triste état. Les clauses du traité de Wallingford, approuvé par les barons d’Angleterre, prévoient notamment que toutes les possessions acquises par la force durant le règne d’Étienne doivent être rendues à leurs propriétaires de 1135. Or Roger est l’un des barons qui a le plus profité du conflit pour agrandir son patrimoine. Sa position devient dès lors difficile. Le nouveau roi affiche clairement son intention de reprendre fermement en main le royaume et de limiter la puissance de ses barons. Dès lors, il doit aussi s’attaquer au cas de Roger.

La suite des événements a traditionnellement été que Roger FitzMiles, ne supportant pas les concessions demandées, se révolte, est défait se retire humilié à l’abbaye de Gloucester.

Il accompagne le roi à travers tout le royaume au printemps 1155. C’est à cette époque qu’une dispute éclate entre les deux hommes à propos des châteaux et domaines royaux dont le roi entend bien reprendre le contrôle.

Roger retourne dans ses terres et assemble une armée composée de ses alliés dans les marches et de mercenaires gallois. Toutefois, grâce aux efforts diplomatiques de Gilbert Foliot , l’évêque d’Hereford [26] et la volonté du roi de ne pas aller au conflit, les deux hommes décident de trouver un compromis.

Un traité est donc conclu entre le comte et le roi, et c’est très clairement ce dernier qui fait les plus importantes concessions. En effet, Roger FitzMiles obtient la confirmation de la concession des domaines royaux du Gloucestershire compris entre la Severn [27] et la Wye [28] dont la forêt de Dean, mais sans le château de St Briavels ; la confirmation de toutes les terres qu’il a acquises dans le Herefordshire, à part l’honneur de Weobley ; la ville de Gloucester et son office de shérif durant le reste de sa vie.

Roger tombe subitement malade peu après, et comprenant que son heure est arrivée, il se retire à l’abbaye de Gloucester où il meurt avant la fin de l’année. Il n’a aucune descendance, et son frère Gautier hérite du patrimoine. Henri II en profite pour réduire la puissance de la famille dans la région. Il reprend les domaines royaux dans le Herefordshire, le Gloucestershire, ainsi que la ville de Hereford. Il refuse aussi l’investiture de l’héritier au titre de comte de Hereford.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de David Crouch, « Roger, earl of Hereford (d. 1155) », Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, 2004.

Notes

[1] À la mort du roi Henri 1er d’Angleterre, en 1135, Étienne de Blois s’empare du trône aux dépens de l’héritière légitime et désignée Mathilde l’Emperesse, la fille du défunt roi. En 1138, les partisans de l’Emperesse se déclarent, et un conflit ouvert éclate en Normandie, puis après le débarquement de celle-ci en Angleterre en 1139, sur le sol anglais. La guerre civile anglaise, aussi appelée Anarchie ou Naufrage (d’après celui de la Blanche-Nef au cours duquel Henri 1er perd son seul fils légitime), dure de 1138 à 1153. Elle ne cesse qu’après la signature du Traité de Wallingford en 1153 par lequel Henri, duc de Normandie et fils de l’Emperesse, est désigné héritier et successeur par Étienne.

[2] Le Hertfordshire est un comté qui se trouve à l’intérieur du Royaume-Uni. Situé au nord de Londres, une grande partie sud du comté se trouve à la périphérie nord de la capitale. Le comté est entouré des comtés d’Essex à l’Est, Buckinghamshire à l’ouest et Bedfordshire et Cambridgeshire au nord.

[3] Le est une ancienne subdivision du pays de Galles. Son chef-lieu était Brecon. D’abord comté historique (1535-1889) puis comté administratif (1889-1974) et district du comté de Powys (1974-1999), le Brecknockshire est aujourd’hui la partie méridionale de l’aire principale et comté préservé de Powys.

[4] Un honneur est une composante de la féodalité ; il s’agit au Moyen Âge en France et en Grande-Bretagne d’un fief possédé à l’origine par l’un des barons d’un prince ou d’un roi. Il comprend généralement un domaine principal, qui donne son nom à l’honneur, et plusieurs « extensions » plus petites généralement dispersées dans la principauté ou royaume du suzerain dont il dépend. D’une manière générale, le terme d’honneur désignait l’ensemble des terres d’un puissant seigneur

[5] Le pays de Galles est une nation constitutive du Royaume-Uni située dans l’Ouest de l’île de Grande-Bretagne. Il partage une frontière avec l’Angleterre à l’est et est bordé par la mer d’Irlande au nord et à l’ouest et le canal de Bristol au sud.

[6] Gloucester est une ville du sud-ouest de l’Angleterre, à proximité de la frontière du pays de Galles. Depuis 1541, elle possède officiellement le statut de cité.

[7] Hereford est une cité historique de l’ouest de l’Angleterre située sur la Wye, près de la frontière galloise, dans le comté d’Herefordshire et dans la région des Midlands de l’Ouest. La ville est citée dans une ancienne charte datant de 1189 sous le nom de Hereford in Wales.

[8] La forêt de Dean est une région géographique, historique et culturelle située dans l’ouest du comté de Gloucestershire, en Angleterre. C’est une région à peu près triangulaire délimitée par la rivière Wye à l’ouest et au nord, la rivière Severn au sud, et la ville de Gloucester à l’est. La zone est caractérisée par plus de 110 kilomètres² de surfaces boisées mixtes, un des restes des anciennes forêts d’Angleterre. Une grande zone avait été réservée pour la chasse royale avant 1066, et reste comme l’une des plus grandes forêts de la Couronne en Angleterre, la plus importante après la New Forest.

[9] Gwent est un ancien royaume gallois au sud-est du Pays de Galles situé sur les Marches galloises, la rivière Wye le séparant de l’Angleterre à l’est, et l’estuaire de la rivière Severn la séparant au sud du Somerset. Il serait une partie du mythique royaume gallois d’Ewyas, l’autre moitié étant le Glywysing (Cernyw ?) et l’Ergyng. L’histoire de cette région est assez confuse, principalement à cause de la fluctuation des frontières et des noms à travers le temps, accentuée par les innombrables revendications claniques de l’époque. Il est intéressant de constater qu’il garda un mode de vie romanisé plusieurs générations après le départ des troupes romaines de Bretagne, dans la décennie 410.

[10] Gloucestershire

[11] nord du Gloucestershire

[12] centre-ouest du Gloucestershire

[13] Le titre de comte de Leicester fut créé au 12ème siècle dans la pairie d’Angleterre (aujourd’hui éteinte), et est dorénavant un titre de la pairie du Royaume-Uni, créée en 1837. Le siège du comte est à Holkham Hall, près de Wells-next-the-Sea (Norfolkshire).

[14] Les marches galloises sont une expression se référant à une zone géographique aux contours mal définis, située à cheval sur la frontière anglo-galloise, au Royaume-Uni. Les termes de marche galloise ou marche de Galles, marchia walliae en latin médiéval, naissent au Moyen Âge pour désigner d’abord un territoire précis, les marches aux confins du royaume d’Angleterre et de la principauté de Galles, gouvernées par des seigneurs largement autonomes vis-à-vis de leur suzerain, le roi d’Angleterre.

[15] Le Worcestershire est un comté de type « non-metropolitan », établi dans l’Antiquité, situé dans la région des Midlands de l’Ouest

[16] Le comté était à l’origine une vicomté qui s’est peut-être émancipée du comté de Vexin. Peu avant 1015, son titulaire, Galeran est nommé dans une lettre de Fulbert de Chartres, comte alors que son père Hugues possédait le titre de vicomte à la fin du 10ème siècle. Assis de part et d’autre de la Seine, le comté était minuscule, s’étendant essentiellement cinq kilomètres autour de sa capitale, il comprenait les villages de Vaux, Triel... Il occupait, toutefois, une situation stratégique entre Mantes et Poissy. À Meulan, une île enserrée par la Seine avait facilité la création d’un pont qu’un château défendait. Les voisins s’intéressèrent donc à ce modeste territoire. Les comtes basculèrent souvent dans leurs alliances, privilégiant d’abord la maison de Blois puis alternant entre le soutien au duc de Normandie et au roi de France. En 1080/1081, quand Robert de Meulan succéda à son oncle Hugues III, le comté entra dans l’orbite normande. En 1109, le roi Louis VI ravagea le comté mais deux ans plus tard le comte de Meulan envahit Paris et mit à sac le palais royal3. C’est dire la menace que constituaient les maîtres de ce comté. En 1199, Robert II de Meulan, longtemps indécis entre le roi d’Angleterre et le roi de France, choisit de soutenir Jean sans Terre. Philippe Auguste lui retira son comté et le réunit à la couronne en 1204.

[17] Le titre de comte de Worcester a été créé plusieurs fois dans la pairie d’Angleterre. De nos jours, le titre est un titre subsidiaire détenu par le duc de Beaufort. La ville de Worcester se situe dans le Worcestershire, à l’ouest de l’Angleterre.

[18] La fonction de shérif est originaire de l’Angleterre prénormande. Le terme est né d’une contraction des mots anglo-saxons Shire reeve, désignant respectivement : pour le Shire, une circonscription administrative similaire au comté ; pour le reeve, un officier, agent d’un seigneur féodal (très proche du concept du bailli) qui faisait appliquer l’ordre parmi les serfs du domaine. En définitive, le shérif était un grade supérieur de cette fonction de Reeve, correspondant littéralement à celle d’un « bailli du comté ». Après la conquête de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant, la fonction perdura, dans le cadre de vicomté. Elle reprit finalement l’appellation de shérif, tandis que vicomte devint un titre héréditaire de pairie.

[19] La famille de Briouze ou Braose, Brewes, qui tire son nom du toponyme Briouze, actuelle commune de l’Orne, est une famille de moyenne importance du baronnage anglo-normand qui connaît son apogée sous le règne de Jean d’Angleterre.

[20] Le Devon est un comté du sud-ouest de l’Angleterre, encadré par les Cornouailles à l’ouest et le Dorset et le Somerset à l’est. C’est le quatrième plus grand comté d’Angleterre.

[21] Devizes est une ville du Royaume-Uni située dans le Wiltshire, en Angleterre. Le premier château de l’endroit était une motte castrale, probablement faite de rondins et de terre : elle fut incendiée en 1113. Roger de Salisbury, le successeur d’Osmond, reconstruisit le château en pierre. Devizes reçut sa première charte en 1141 : elle accordait aux bourgeois le droit de foire. Le château changea plusieurs fois de maître au cours de la guerre civile qui opposa Étienne de Blois à Mathilde l’Emperesse au 12ème siècle. Plusieurs prisonniers important furent détenus à Devizes, notamment Robert Courteheuse, fils aîné de Guillaume le Conquérant en 1106. Robert sera détenu 20 années à Devizes, avant d’être transféré au Château de Cardiff.

[22] Wallingford est une ville de l’Oxfordshire, Angleterre. Elle se trouve entre les villes de Reading et Oxford, sur la Tamise. Pour protéger son royaume des Vikings, le roi du Wessex Alfred le Grand améliore significativement l’état de plusieurs forteresses, ainsi que le démontrent des fouilles. Wallingford est l’un de ces burhs ou « villes fortifiées ». Pendant la conquête de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant, après sa victoire à Hastings, ses armées contournent Londres pour remonter la vallée de la Tamise en direction de Wallingford, dont le seigneur saxon, Wigod, avait soutenu la cause de Guillaume. Il y recevra la soumission de Stigand, l’archevêque de Cantorbéry. Un des favoris de Guillaume, Robert d’Oilly de Lisieux y épousera également la fille de Wigod, certainement afin de consolider l’allégeance de son père à Guillaume. D’Oilly renforcera le château. Le château de Wallingford tient un rôle important dans la guerre civile anglaise entre Étienne d’Angleterre et Mathilde l’Emperesse qui s’ensuit jusqu’au traité de Wallingford. Jean d’Angleterre et Richard de Cornouailles ont renforcé le château. Édouard 1er d’Angleterre, Marguerite d’Anjou et Owen Tudor, tous ont été emprisonnés dans le château de Wallingford. Jeanne de Kent y est morte en 1385. Le château de Wallingford est devenue une forteresse royaliste pendant la Révolution anglaise : en 1652, le Parlement ordonne sa destruction.

[23] Newbury est la principale ville à l’ouest du comté du Berkshire en Angleterre. Elle est située sur les rives de la rivière Kennet et le canal Kennet et Avon.

[24] Berkshire, parfois abrégé en Berks, est un comté (« shire ») dans le sud de l’Angleterre (Royaume-Uni), situé à l’ouest de Londres et encadré par l’Oxfordshire, le Buckinghamshire, le Grand Londres, le Surrey, le Wiltshire et le Hampshire. Son chef-lieu est Reading, mais une des villes les plus connues est Windsor, résidence royale

[25] Le traité de Wallingford est un accord conclu le 6 novembre 1153 entre le roi Étienne d’Angleterre et Henri Plantagenêt, duc de Normandie, comte d’Anjou et du Maine, fils de Mathilde l’Emperesse et futur Henri II d’Angleterre. Le traité mit fin à la guerre civile créée par la dispute pour la couronne d’Angleterre qui durait depuis 1135. Il est parfois aussi appelé traité de Winchester ou traité de Westminster, car bien qu’initié à Wallingford, il a été formellement écrit à Winchester et finalisé à l’abbaye de Westminster.

[26] L’évêque de Hereford est à la tête du diocèse anglican de Hereford, dans la province de Canterbury.

[27] La Severn, anciennement la Saverne ou Sabrine en français, est un fleuve né au pays de Galles et traversant l’Angleterre occidentale. D’une longueur de 354 kilomètres, c’est le plus long cours d’eau du Royaume-Uni.

[28] La Wye est une rivière du Royaume-Uni, une des plus longues du pays et qui forme en partie la frontière entre l’Angleterre et le sud du pays de Galles.