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Domitius Modestus

lundi 24 mai 2021, par ljallamion

Domitius Modestus

Homme politique de l’Empire romain

D’origine arabe, Modestus était venu à Constantinople [1] de 358 à 362, succédant à Nebridius et servant sous les empereurs Constance II, Julien et Valens.

Pendant qu’il était à Antioche [2], Julien nomma Modestus praefectus urbi [3] de Constantinople, poste qu’il occupa de 362 à 363.

Sous l’empereur Valens, il fut préfet prétorien de l’Est [4] et consul en 372. Au cours de ses fonctions de préfet prétorien, il acheva la construction de la Cisterna Modestiaca [5], dont la construction fut commencée par l’architecte Helpidius en 363, alors que Modestus était praefectus urbi [6].

En 371, il fut nommé président d’une commission qui devait juger certains hauts officiers accusés de pratiquer la magie, notamment d’avoir consulté un devin pour connaître le nom du successeur de l’empereur Valens. Modestus a agi très cruellement, torturant des innocents, leur extorquant ainsi des aveux. Son consulat, l’année suivante, était probablement une récompense pour sa gestion du processus.

Malgré le fait qu’il était fortement lié aux officiers païens et avait été un païen sous l’empereur Julien, sous Valens, il se convertit à l’arianisme [7], la religion de l’empereur. Valens a envoyé Modestus pour rencontrer l’évêque de Nicée [8] Basile de Césarée, pour servir d’intermédiaire entre les deux religions chrétiennes opposées, mais Basile a refusé. Modestus a alors reçu l’ordre de Valens d’utiliser la violence contre l’évêque, mais il ne l’a pas fait.

Il est le destinataire de 37 lettres de Libanius .

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé Domitius Modestus/ Traduit par mes soins

Notes

[1] Constantinople est l’appellation ancienne et historique de l’actuelle ville d’Istanbul en Turquie (du 11 mai 330 au 28 mars 1930). Son nom originel, Byzance, n’était plus en usage à l’époque de l’Empire, mais a été repris depuis le 16ème siècle par les historiens modernes.

[2] Antioche est une ville de Turquie proche de la frontière syrienne, chef-lieu de la province de Hatay.

[3] préfet de la ville

[4] La préfecture prétorienne de l’Est ou de l’Orient était l’une des quatre grandes préfectures prétoriennes. Comme il comprenait la plus grande partie de l’ Empire romain d’Orient et que son siège était à Constantinople , le préfet prétorien était le deuxième homme le plus puissant d’Orient, après l’empereur, servant essentiellement de premier ministre.

[5] une citerne identifiée à Sarrâdshchane

[6] préfet de la ville

[7] L’arianisme est un courant de pensée théologique des débuts du christianisme, due à Arius, théologien alexandrin au début du 4ème siècle. La pensée de l’arianisme affirme que si Dieu est divin, son Fils, lui, est d’abord humain, mais un humain disposant d’une part de divinité. Le premier concile de Nicée, convoqué par Constantin en 325, rejeta l’arianisme. Il fut dès lors qualifié d’hérésie par les chrétiens trinitaires, mais les controverses sur la double nature, divine et humaine, du Christ (Dieu fait homme), se prolongèrent pendant plus d’un demi-siècle. Les empereurs succédant à Constantin revinrent à l’arianisme et c’est à cette foi que se convertirent la plupart des peuples germaniques qui rejoignirent l’empire en tant que peuples fédérés. Les wisigoths d’Hispanie restèrent ariens jusqu’à la fin du 6ème siècle et les Lombards jusqu’à la moitié du 7ème siècle.

[8] Nicée est une cité fondée vers 300 av. jc, tour à tour grecque, byzantine et ottomane du nord-ouest de l’Anatolie. Elle est surtout connue comme ayant été le siège des premier et deuxième concile de Nicée (les premier et septième conciles des débuts de l’Église chrétienne), le lieu où fut rédigé le symbole de Nicée (datant du premier concile), et la capitale de l’Empire de Nicée après la conquête de Constantinople par les croisés en 1204 jusqu’à ce qu’elle soit reprise par les Byzantins en 1261.