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Piero di Giovanni dit Lorenzo Monaco

dimanche 9 mai 2021, par ljallamion

Piero di Giovanni dit Lorenzo Monaco (1370-1424) Moine

Peintre et enlumineur italien

Il appartient à l’école florentine [1], et qui fut le maître de Fra Angelico.

Si Lorenzo Monaco est siennois [2] de naissance sa formation est florentine, dans la plus pure tradition giottesque et sensible aux travaux de Spinello Aretino et d’ Agnolo Gaddi .

En 1391, il devient moine bénédictin camaldule [3] au monastère florentin de Sainte-Marie-des-Anges [4] où il travaille comme miniaturiste dans le scriptorium [5] et comme peintre sur panneau, considéré à l’époque comme le peintre majeur des sujets sacrés à Florence. Il peint plus sporadiquement à fresque et son œuvre majeure dans cette technique est la décoration de la chapelle de la famille Bartolini [6] à la basilique Santa Trinita [7].

En 1401, son style s’oriente vers le gothique flamboyant, dit gothique tardif de la tradition byzantine en Italie. Dans ses nombreux retables à fond dorés, on retrouve un style caractéristique des mouvements sinueux des figures et des drapés, des couleurs brillantes et très riches, d’originales compositions architecturales.

Malgré sa réclusion monacale, ses réalisations montrent une certaine connaissance des nouveautés de l’époque, de la peinture siennoise et de la peinture nordique.

Il sera le dernier représentant important du style giottesque, avant la révolution de la Renaissance apportée par Fra Angelico et Masaccio.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Angelo Tartuferi et Daniela Parenti, Lorenzo Monaco, dalla tradizione giottesca al rinascimento, Giunti et Musées de Florence, Florence, 2006

Notes

[1] L’école florentine est une des écoles italiennes de peinture qui se développe du 13ème au 16ème siècle à Florence ; on lui attribue traditionnellement les principes mêmes de la Renaissance italienne, rompant avec le goût byzantin régnant dans toute l’Europe, comme le fit Giotto, figure emblématique de la naissance de ce courant de renouveau artistique à Florence.

[2] Sienne se situe au centre d’une zone collinaire, entre les vallons de l’Arbia au sud, de la Merse au sud-ouest et de l’Elsa au nord, avec les collines du Chianti au nord-est, la Montagnola à l’ouest et les Crete Senesi au sud-est. La place en « coquillage » est le point d’intersection des trois collines qui forment Sienne.

[3] L’ordre camaldule ou ordre des Camaldules est un ordre monastique bénédictin de droit pontifical fondé par saint Romuald de Ravenne en 1012 à Camaldoli, frazione de Poppi, dans la haute vallée de l’Arno en Toscane (Italie), sous la règle de saint Benoît. Les moines camaldules allient la vie commune de travail et de l’office bénédictin à l’érémitisme. Ils portent l’habit blanc et la barbe pleine.

[4] Le couvent Sainte-Marie-des-Anges est un ancien couvent de Florence, situé sur la via degli Alfani. Ayant été un des plus importants et des plus riches de Florence, il comprend d’importantes créations architecturales et picturales du 17ème siècle s’inspirant de la Renaissance italienne. Supprimé comme les autres lieux des ordres monastiques par Napoléon en 1808, sa destination devient communale. Ses bâtiments hébergent aujourd’hui la Faculté de Lettres et de Philosophie de l’Université de Florence.

[5] Le mot scriptorium est un mot latin dérivé du verbe scribere qui signifie « écrire ». Ce nom désigne l’atelier dans lequel les moines copistes réalisaient des livres copiés manuellement, avant l’introduction de l’imprimerie en Occident.

[6] La chapelle Bartolini Salimbeni (Cappella Bartolini Salimbeni) est la quatrième chapelle de la droite de la nef de la basilique Santa Trinita à Florence. Elle comporte un cycle de fresques des épisodes de la « Vie de la Vierge » de Lorenzo Monaco, réalisées vers 1420, qui sont un des meilleurs exemples du style de l’école florentine du Quattrocento passant de la peinture byzantine (dite « peinture gothique italienne ») aux innovations de la pré-Renaissance.

[7] La basilique Santa Trinita (Basilica di Santa Trìnita) est une église du centre historique de la ville de Florence en Italie, sur la place homonyme à une extrémité du pont Santa Trinita. C’est l’église mère de l’ordre des Vallombrosains. Habituellement nommée simplement Santa Trìnita, elle est située près du pont Santa Trinita.