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Louis 1er de Beaumont-Bressuire ou Louis de Beaumont

jeudi 25 février 2021, par ljallamion

Louis 1er de Beaumont-Bressuire ou Louis de Beaumont (1355-1388)

Seigneur de Bressuire

Blason de la Famille de ThouarsVassal de la vicomté de Thouars [1]. Allié des Anglais lors de la guerre de Cent Ans [2], il se rendit à Du Guesclin qui prit possession du fief au nom du roi de France.

Fils de Jean de Beaumont-Bressuire et de Jeanne de Maillé [3]. Il est le neveu de Jeanne-Marie de Maillé l’épouse et veuve en 1363 de Robert II de Sillé .

En 1361, Louis perd la même année son père puis guère de temps après sa mère.

Depuis la défaite de Poitiers le 19 septembre 1356 [4] et le Traité de Brétigny de 1360 [5], le Poitou [6] est aux mains des Anglais avec la collaboration d’un grand nombre de barons poitevins.

En 1363, le jeune Louis de Beaumont-Bressuire, âgé de 8 ans, se rend à Poitiers, rendre hommage aux Anglais. Le château de Bressuire [7] fut alors occupé par des garnisons anglaises.

En 1367, les frères du roi Jean le Bon, Louis d’Anjou, Jean de Berry et leur cousin Louis II de Bourbon commencèrent la reconquête du Poitou. La guerre de Cent Ans repart. La population se soulève contre les taxes et impôts imposés par le Prince de Galles Édouard de Woodstock.

En 1371, le connétable [8] Du Guesclin assiégea le fief de Bressuire. Le château capitula sous les menaces, le Connétable de France y laissa une garnison. La cité de Bressuire reconquise, les forces françaises relancent les actions militaires. Louis de Beaumont-Bressuire, âgé de 16 ans, fait allégeance à Du Guesclin.

En 1372, La victoire navale française de la bataille de La Rochelle [9] relança cette reconquête du Poitou. Moncontour [10] est repris et Poitiers ouvre ses portes à Du Guesclin. Les derniers barons poitevins fidèles au Prince Noir, se retranchent dans le fief de Thouars. Peu de temps après Angoulême [11], fief du Prince Noir se rend aux forces françaises de Du Guesclin. Thouars tombera peu après.

La paix revenue, Louis de Beaumont prit pour épouse Louise de Thouars.

Louis de Beaumont mourut en 1388.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Louis Ier de Beaumont-Bressuire/ Portail de Poitou-Charentes/ Catégories : Famille Beaumont-Bressuire/ Vicomte de Thouars

Notes

[1] C’est à la fin du 9ème siècle qu’apparaissent les premiers vicomtes de Thouars, avant même ceux de Châtellerault, Lusignan, etc. Ils représentaient le comte de Poitiers (aussi duc d’Aquitaine) dans le territoire que celui-ci a confié à leur garde. Avec les branches puinées établies en Vendée, ils forment la maison de Thouars. Les premiers vicomtes de Thouars sont issus de grands officiers de l’époque carolingienne. La maison de Thouars est probablement originaire des environs de Poitiers, où ils possédaient des biens au 10ème siècle. À cette époque, leurs dons aux abbayes sont destinés à Saint-Cyprien de Poitiers, Saint-Jouin de Marnes (15 km au sud de Thouars), Saint-Florent de Saumur et Saint-Martin de Tours. Au 11ème siècle, à la suite du mariage de Geoffroy II de Thouars avec Agnès de Blois, s’y ajoutent les abbayes de Bourgueil et de Marmoutier. La succession des vicomtes de Thouars est originale dans ce sens que le frère succédait à l’aîné puis la vicomté retournait ensuite au fils de l’aîné. À la mort du vicomte les enfants ne se partageaient que les meubles et une provision à hauteur des deux neuvièmes des immeubles de la succession. S’il y avait des filles, le fils aîné ne gardait que les trois-quarts des immeubles avec l’hôtel principal, le dernier quart étant réservé aux filles. Les membres de la famille de Thouars, mêmes s’ils n’étaient pas vicomtes titulaires, étaient appelés vicomtes et utilisaient ce titre dans leurs chartes.

[2] La guerre de Cent Ans est un conflit entrecoupé de trêves plus ou moins longues, opposant, de 1337 à 1453, la dynastie des Plantagenêt à celle des Valois et, à travers elles, le royaume d’Angleterre et celui de France. Le terme même de « guerre de Cent Ans » est une construction historiographique établie au 19ème siècle, pour regrouper cette succession de conflits.

[3] Les premiers seigneurs de Maillé apparaissent au début du 11ème siècle, ils oscillent entre les comtes d’Anjou, et les comtes de Blois. La maison de Maillé est une famille subsistante de la noblesse française, d’extraction chevaleresque, originaire de Touraine, puis établie en Anjou et dans le Maine. Cette famille compte notamment un maréchal de France, un grand-maître de la navigation, un archevêque de Tours, un évêque de Rennes

[4] La bataille de Poitiers a été livrée au cours de la guerre de Cent Ans le 19 septembre 1356 à Nouaillé-Maupertuis, près de Poitiers en Aquitaine. Le roi de France Jean II le Bon cherche à intercepter l’armée anglaise conduite par Édouard de Woodstock, prince de Galles, qui est en train de mener une chevauchée dévastatrice. Par une tactique irréfléchie, Jean II conduit ses troupes, quoique numériquement très supérieures, au désastre et se fait prendre, ainsi que son fils Philippe et de nombreux membres éminents de la chevalerie française. Les conséquences de la défaite française sont catastrophiques pour la couronne des Valois. Le pays est nominalement dirigé par l’héritier du trône, le dauphin Charles. Celui-ci doit affronter la Grande Jacquerie en 1358, qui conteste les privilèges de la noblesse, celle-ci ayant perdu de son prestige à Poitiers. La première phase de la guerre de Cent Ans s’achève par une indéniable victoire anglaise, qui est confirmée par la signature du traité de Brétigny en 1360.

[5] Le traité de Brétigny est conclu le 8 mai 1360, au château de Brétigny, (un hameau dépendant de la commune de Sours près de Chartres), entre les plénipotentiaires du roi Édouard III d’Angleterre et ceux de Charles, fils du roi Jean II de France Le 24 octobre 1360, les rois Jean II et Édouard III, accompagnés de leurs fils aînés, ratifient cet accord à Calais ce qui permet une trêve de neuf ans dans la guerre de Cent Ans.

[6] Le Poitou était une province française, comprenant les actuels départements de la Vendée (Bas-Poitou), Deux-Sèvres et de la Vienne (Haut-Poitou) ainsi que le nord de la Charente et une partie de l’ouest de la Haute-Vienne, dont la capitale était Poitiers. Il a donné son nom au Marais poitevin, marais situé dans l’ancien golfe des Pictons, sur la côte occidentale de la France, deuxième plus grande zone humide de France en superficie après la Camargue ; le marais s’étend de l’Atlantique aux portes de Niort et du sud de la Vendée au nord de La Rochelle.

[7] Le château de Bressuire est un château français du département des Deux-Sèvres. La première mention du château date de 1029. L’actuel château a vraisemblablement été fondé à la charnière des 10ème et 11ème siècles par la famille de Beaumont, et il a appartenu à la famille des Beaumont-Bressuire du 11ème siècle jusqu’au début du 16ème siècle. Il joua un rôle militaire de premier ordre dans les luttes que se livrèrent en Poitou rois de France et d’Angleterre durant 3 siècles.

[8] Le connétable de France était le responsable des écuries royales, puis de l’administration et de la conduite des armées.

[9] La bataille de La Rochelle est une bataille navale qui s’est déroulée le 22 juin 1372, et qui a vu la victoire de la flotte franco-castillane sur les navires anglais.

[10] Moncontour est une commune française, située dans le département de la Vienne et la région Poitou-Charentes. La cité est à la frontière de l’Anjou après 1034 et la victoire de Geoffroy II d’Anjou, fils de Foulques Nerra, sur Guillaume VI de Poitiers, duc d’Aquitaine. Les trois cités de Moncontour, Mirebeau et Loudun furent cédées au comte d’Anjou, tout en restant dans le diocèse de Poitiers. Moncontour est fortifié par les comtes d’Anjou. En 1370, les Poitevins, dépendant des Anglais, s’emparèrent de la place forte, mais Du Guesclin la reprit en 1372.

[11] Lorsque le comté était un fief qui eut sa propre maison, puis qui appartint à la maison de Valois, puis des ducs d’Angoulême qui furent créés dans la famille de Bourbon. Ce fief était à peu près équivalent à l’Angoumois. Il fut joint, lors de l’origine du système féodal, au comté de Périgord. Le comté d’Angoulême est réuni à la couronne en 1308, promis en 1328 (confirmé par le traité de Villeneuve-lès-Avignon du 14 mars 1336), à Philippe d’Évreux, mais jamais remis, enfin confisqué au fils (Charles le Mauvais) de ce dernier, il est finalement donné au connétable Charles de La Cerda en 1350, et revient à la couronne en 1354. Par le traité de Brétigny, il est ensuite cédé aux Anglais en toute souveraineté en 1360, mais repris en partie en 1372 et dans les années suivantes. Il devient ensuite l’apanage de Louis, duc d’Orléans, fils de Charles V et frère de Charles VI, à l’origine de la branche des Valois-Angoulême.