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Lucius Porcius Cato

samedi 5 décembre 2020, par ljallamion

Lucius Porcius Cato (mort en 89 av. jc)

Homme politique de la Rome antique

Lucius Porcius Cato est le petit-fils de Caton l’Ancien et l’oncle de Caton d’Utique.   Il est préteur [1] au plus tard en 92 av. jc. Il est propréteur [2] en 90 av. jc, durant la guerre sociale [3].

Ses troupes, sous son commandement, battent les Étrusques [4] qui s’étaient associés aux autres tribus italiennes en rébellion. En 89 av. jc, il est consul en même temps que Gnaeus Pompeius Strabo, le père de Pompée.   Il prend le commandement de l’armée et continue l’attaque du territoire des Marses [5], d’abord avec succès. Mais il est tué lors de la bataille du lac Fucin [6], dans l’actuelle région des Abruzzes [7].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia/ Lucius Porcius Cato/ Portail de la Rome antique/ Catégories : Consul de la République romaine

Notes

[1] Le préteur est un magistrat de la Rome antique. Il était de rang sénatorial, pouvait s’asseoir sur la chaise curule, et porter la toge prétexte. Il était assisté par 2 licteurs à l’intérieur de Rome, et 6 hors du pomerium de l’Urbs. Il était élu pour une durée de 1 an par les comices centuriates. La fonction de préteur fut créée vers 366 av. jc pour alléger la charge des consuls, en particulier dans le domaine de la justice. Le premier préteur élu fut le patricien Spurius Furius, le fils de Marcus Furius Camillu. Égal en pouvoir au consul, auquel il n’a pas de compte à rendre, le préteur prêtait le même serment, le même jour, et détenait le même pouvoir. À l’origine, il n’y en avait qu’un seul, le préteur urbain, auquel s’est ajouté vers 242 av. jc le préteur pérégrin qui était chargé de rendre la justice dans les affaires impliquant les étrangers. Cette figure permit le développement du ius gentium, véritable droit commercial, par contraste avec le ius civile applicable uniquement aux litiges entre citoyens romain. Pour recruter, pour former ou pour mener des armées au combat ; sur le terrain, le préteur n’est soumis à personne. Les préteurs ont aussi un rôle religieux, et doivent mener des occasions religieuses telles que sacrifices et des jeux. Ils remplissent d’autres fonctions diverses, comme l’investigation sur les subversions, la désignation de commissionnaires, et la distribution d’aides. Lors de la vacance du consulat, les préteurs, avant la création des consuls suffects, pouvaient remplacer les consuls : on parle alors de préteurs consulaires.

[2] Un propréteur est le nom donné à ceux qui ont exercé la charge de préteur pendant 1 an, et plus tard à ceux qui dirigent les provinces avec l’autorité de préteur. Il s’agit d’une prorogation de leur pouvoir, c’est un promagistrat. Sous la République romaine, les préteurs, comme les consuls, sont élus par le peuple romain assemblé en comices ; à l’issue de leur charge, ils peuvent devenir propréteurs, ou gouverneurs, de provinces, pour un mandat de 1 an. On retrouve le premier propréteur en 241 av. jc, et la fonction se généralise les 2 siècles suivants, jusqu’à ce que Sylla rende obligatoire aux anciens magistrats à imperium de servir dans une province comme gouverneur pour 1 an. A la suite de la réorganisation provinciale au début de l’Empire, chaque province impériale est dirigée par un propréteur qui est sous l’autorité proconsulaire de l’empereur. Il porte ce titre qu’il soit ancien consul ou préteur. La durée du mandat est variable.

[3] La Guerre sociale, ou Guerre Marsique, oppose la République romaine et les alliés italiens entre 90 et 88 av. jc. Elle éclate à la suite de l’assassinat du tribun de la plèbe Livius Drusus en octobre 91 av. jc, alors qu’il tentait de faire obtenir la citoyenneté romaine aux Italiens alliés de Rome.

[4] L’Étrurie était le territoire des Étrusques. Il correspond à l’actuelle Toscane, s’étendant durant la période de son expansion maximum, au-delà de l’Apennin tosco-émilien jusqu’à la plaine du Pô et son embouchure, à Hadria, port antique qui donna son nom à la Mer Adriatique. Au sud, le territoire étrusque s’étendait au-delà de Rome (comprise), jusqu’à Capoue.

[5] Les Marses sont un peuple de l’Italie antique, vivant dans les Apennins, entre la Sabine (Sabins) et le Samnium (Samnites). Ils sont décrits comme de rudes montagnards, qui occupent les sommets autour du lac Fucin. Leurs centres principaux sont Marruvium (San Benedetto dei Marsi), Milionia (près de Pescina) et le Lucus Angitiae (Luco dei Marsi).

[6] Le Fucin est une plaine dans les Abruzzes, situé au centre de l’Italie, dans la province de L’Aquila à l’emplacement d’un lac endoréique qui a été drainé. C’était à l’origine un grand lac endoréique, nommé lac de Celano, qui fut asséché définitivement en 1859. Situé à l’est de Rome, en plein centre de la péninsule Italique. D’après Strabon, il arrivait que ce lac parfois déborde, parfois s’assèche ; mais il pouvait malgré tout offrir des terres arables de qualité si le niveau des eaux pouvait être baissé artificiellement. Jules César avait ainsi songé défendre les rives du lac contre les inondations au moyen de canalisations, mais son successeur Auguste ne voulut pas se consacrer à cette entreprise. Ce n’est que Claude qui plus tard reprit le projet de César. Au terme de onze ans de travaux, avec trente mille hommes à l’ouvrage, il ne put cependant aboutir à un résultat définitif. Trajan et Hadrien reprirent durant leurs règnes respectifs les opérations d’assèchement du lac Fucin, mais ce n’est qu’au 19ème siècle que la famille Torlonia chargea l’ingénieur suisse Jean François Mayor de Montricher de percer un nouvel émissaire, situé dans la localité d’Incile, et que le lac disparut définitivement pour laisser la place à des champs cultivés.

[7] La région des Abruzzes, plus couramment appelée les Abruzzes, est une des régions d’Italie centre-méridionale. Sa capitale est la ville de L’Aquila. La région regroupe les anciennes provinces médiévales de l’Abruzze ultérieure au nord et l’Abruzze citérieure au sud.