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Robert 1er d’Alençon

mardi 24 novembre 2020, par ljallamion

Robert 1er d’Alençon (mort en 1217)

Comte d’Alençon de 1191 à 1217

Membre de la maison de Montgommery [1]-Bellême [2], second fils de Jean Ier d’Alençon (Bellême) , et de Béatrix du Maine.   Son père meurt en février 1191, et son frère aîné en mai 1191, ce qui fait de lui le nouveau comte d’Alençon [3]. Durant sa vie, la guerre fit rage entre le roi de France Philippe II Auguste et les rois d’Angleterre Richard Cœur de Lion et Jean Sans Terre.   En 1203, Robert abandonne son seigneur et se rallie au camp capétien. En mai, les Français entrent dans Alençon. Ce revirement permet au seigneur d’Alençon de conserver ses terres une fois le duché conquis par Philippe Auguste alors que plusieurs seigneurs normands qui étaient restés fidèles aux Plantagenêts [4] eurent leurs terres confisquées.   Il lui avait facilité la conquête de la Normandie en lui donnant passage sur ses terres ; assisté par Juhel III de Mayenne et Hugues de Beaussay, il avait conclu au nom de Philippe une trêve de 2 ans avec le roi d’Angleterre.   C’est Robert, comte d’Alençon et de Séez [5], issu des comtes de Ponthieu [6] et de Bellême [7], qui parut propre aux desseins de Philippe Auguste pour épouser Emma de Laval, héritière de la baronnie de Laval [8].   Ce dernier s’assura du consentement d’Havoise de Craon, mère d’Emma, de celui des seigneurs de Mayenne [9], de Craon [10] et de Beaumont, et conclut le mariage de Robert avec l’héritière de Laval. La cérémonie se fit à la cour en 1214.   Il accompagna en 1213 Louis, fils du roi, qui profitait de la trêve imposée à Jean sans Terre pour accomplir le vœu qu’il avait fait d’aller pendant 40 jours combattre les Albigeois [11].   L’année suivante, il fut un des comtes pairs qui se prononcèrent sur les prétentions d’ Érard de Brienne-Ramerupt au comté de Champagne [12] ; il contribua à faire échouer les efforts d’Erard et à maintenir dans leurs droits le jeune Thibault et la comtesse sa mère.   Trois ans seulement après son mariage, il revint mourir dans le pays de Laval, laissant Emma enceinte d’un fils, qui naquit comte d’Alençon et n’en porta le titre que pendant 2 ans.   Après sa mort, le comté d’Alençon revient à son fils posthume, lequel meurt très rapidement. Puis, le roi Philippe II Auguste rachète Alençon, en 1220, aux deux sœurs de Robert.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Robert Ier d’Alençon/ Portail du Moyen Âge/ Catégories : Comte d’Alençon

Notes

[1] La famille Montgommery (ou Montgomery, Montgomeri) est une famille normande originaire du Calvados.

[2] La famille de Bellême est une famille seigneuriale de Normandie et du Maine qui vécut du 10 au 12ème siècle.

[3] La première maison des comtes d’Alençon descend des seigneurs de Bellême. En 1268, Alençon fut donnée en apanage à Pierre, fils de Louis IX puis en 1293, à Charles, comte de Valois, frère de Philippe le Bel. Une troisième maison des chefs d’Alençon fut issue de Charles II, second fils du comte de Valois, tué à la bataille de Crécy en 1346. Le comté d’Alençon fut élevé au statut de duché en 1414.

[4] Plantegenêt (ou Plantagenet selon la graphie anglaise) est le nom d’une maison royale issue des comtes d’Anjou et du Maine. Ses membres devinrent rois de Jérusalem de 1131 à 1205, puis rois d’Angleterre de 1154 à 1485. Ils furent également ducs de Normandie et d’Aquitaine, comtes du Poitou et de Nantes, seigneurs d’Irlande (très brièvement ducs de Bretagne), rois de Germanie, seigneurs de Chypre, etc. Les maisons de Lancastre et d’York sont deux des branches des Plantegenêt. Le nom « Plantegenêt » est apparu au 12ème siècle avec Geoffroy V d’Anjou mais il fut donné, a posteriori, à l’ensemble de la dynastie des comtes d’Anjou de cette maison.

[5] Sées est une commune française, située dans le département de l’Orne. Sées est le siège de l’évêché de Séez.

[6] Le comté de Ponthieu est un ancien pays de France dont la capitale était Abbeville et la principale place-forte Montreuil. À l’époque du Duc Guillaume, le comté était borné par l’Artois à l’orient, la Normandie à l’occident, y compris le pays de Caux et le comté d’Eu. Au midi, se trouvaient le bailliage et le pays d’Amiens et le Boulonnois au septentrion (avant 960, par démembrement du comté de Flandre).

[7] La seigneurie de Bellême est le domaine possédé par la famille de Bellême du 10ème siècle à l’an 1113. Située aux confins du duché de Normandie et du comté du Maine, elle s’étalait à son apogée du Passais à l’ouest au Saosnois à l’est en passant par la campagne d’Alençon et une partie du Perche. Outre sa capitale, Bellême, ses villes principales étaient Sées, Alençon et Domfront.

[8] La maison de Laval est une famille, ou plutôt une succession (en lignée féminine) de cinq familles de la noblesse française, qui fut influente dès le 11ème siècle, aussi bien dans le comté du Maine que dans le duché de Bretagne. À partir du 14ème siècle, elle devint, avec les Rohan et les Clisson, une des familles les plus puissantes du duché de Bretagne, tout en restant la première famille du Maine. Tout au long du Moyen Âge, elle sut préserver ses intérêts en maintenant une relation équilibrée entre les ducs de Bretagne et les rois de France. Néanmoins, à la fin de la guerre de Cent Ans, les comtes de Laval rejoignent la cause royale et participent aux batailles contre les Anglais. Les victoires successives de Charles VII leur permettent d’affermir encore leur position et leur fortune. À la fin du 15ème siècle, la maison de Laval a acquis un statut quasi princier, et elle possède de vastes domaines dans tout le Nord-Ouest de la France. Elle atteint son apogée sous la Renaissance, avant de décliner à partir du milieu du 16ème siècle.

[9] Mayenne est une commune de l’Ouest de la France, située à 250 km à l’ouest de Paris. C’est l’une des sous-préfectures du département de la Mayenne. Le château et la ville de Mayenne passent à la maison de Lorraine à la fin du 15ème siècle. En 1544, le domaine passe du rang de baronnie à celui de marquisat, puis il devient un duché en 1573, les seigneurs de Mayenne sont donc désormais « ducs de Mayenne ». Ce changement survient sous Charles de Mayenne, le frère du duc de Guise, grand opposant aux Huguenots pendant les guerres de Religion. La ville de Mayenne fut gravement touchée par les guerres de Religion. Elle fut assiégée une première fois par les Ligueurs en 1574, qui échouèrent à la prendre. En 1589, elle reçut le nouveau roi Henri IV, et son séjour resta calme, si bien qu’il mit une garnison dans le château, mais pas dans la ville. Elle fut néanmoins assiégée une seconde fois l’année suivante, et les Ligueurs réussirent à en prendre le contrôle. Ils furent rapidement chassés par les troupes royales, et la bataille fit des centaines de morts. Mayenne subit un nouveau siège pendant l’Épiphanie de 1592, et cette fois-ci, ce sont les Huguenots qui s’en emparèrent. Ils étaient conduits par le comte d’Essex, venu d’Angleterre pour aider les Protestants français. Mayenne, fort appauvri par la guerre, traverse une année dure, subissant tour à tour les ligueurs, les royaux et l’étranger, qui ne ménageaient personne et dont les excès étaient d’égale violence. Le 5 février 1592, François de Bourbon-Conti, prince de Conti est à Mayenne. Les Catholiques assiègent la ville le 4 juin, et les Huguenots se rendent le 7. Le prince de Conti arrive à Mayenne le 20 juillet suivant, afin de reprendre la ville au compte du roi Henri IV. Le siège qu’il mène dure 17 jours. Les innombrables attaques qu’a connues Mayenne ont occasionné des pillages et d’importantes destructions. Charles de Mayenne, de son côté, a poursuivi les combats contre l’autorité royale jusqu’en 1595. Après la guerre, le château est démantelé, tout comme un grand nombre de forteresses françaises situées loin des frontières. Charles IV de Mayenne, qui possédait de très nombreux titres et résidait en Italie, connaissait de grandes difficultés financières qui l’obligèrent à vendre ses possessions françaises. Le duché de Mayenne fut acheté le 30 mai 1654 par le Cardinal Mazarin.

[10] Craon est une commune française située dans le département de la Mayenne. Craon est située au sud-ouest de la Mayenne, à 30 km au sud-ouest de Laval, 20 km à l’ouest de Château-Gontier, 20 km au nord de Segré et 23 km au nord-est de Pouancé. Ce fut une redoutable forteresse médiévale composée de 27 tours et de 1 600 mètres de murailles, servant à garder la frontière angevine face à la Bretagne. Ce fut une ville marchande très importante (connue pour son fil de lin blanchi) dotée de halles fondées au 12ème siècle et réputées parmi les plus grandes de France. Craon qui fut le siège de la première baronnie d’Anjou était une force politique, judiciaire et religieuse importante, gérant une quarantaine de paroisses. Au Moyen Âge puis sous l’Ancien Régime, le fief de la baronnie angevine de Craon dépendait de la sénéchaussée principale d’Angers et du pays d’élection de Château-Gontier.

[11] La croisade des albigeois (1209-1229) (ou croisade contre les albigeois) est une croisade proclamée par l’Église catholique contre l’hérésie, principalement le catharisme et dans une faible mesure le valdéisme. Dès le 12ème siècle et le Concile de Lombers, les textes de l’époque parlent d’« hérésie albigeoise » sans que cette région soit plus cathare que ses voisines.L’hérésie était surtout implantée en Languedoc, lequel était dominé par deux familles, la maison de Toulouse et la maison Trencavel. N’ayant pas réussi à s’entendre pour faire front, le comte Raymond VI de Toulouse fait amende honorable et se croise, tandis que Raimond-Roger Trencavel se prépare à se défendre contre la croisade. Une fois Béziers et Carcassonne prises et le vicomte Trencavel emprisonné, les croisés désignent l’un des leurs, Simon de Montfort, pour poursuivre la lutte en 1209. Cette croisade évolue rapidement en guerre de conquête, d’abord pour le compte de Simon de Montfort, puis après la mort de ce dernier en 1218 et l’échec de son fils Amaury, pour le bénéfice de la couronne. Cela n’empêche pas la lutte contre le catharisme, d’abord sous la direction des évêques locaux, puis sous celle de l’Inquisition à partir de 1233. Finalement, les vicomtés de Carcassonne, d’Albi et de Béziers sont annexées au domaine royal en 1226 ; le comté de Toulouse passe à Alphonse de Poitiers, un frère de Saint Louis en 1249 et est annexé en 1271. Le Languedoc, qui se trouvait au début du 13ème siècle dans la sphère d’influence de la couronne d’Aragon est entièrement passé à la fin de ce siècle sous celle du roi de France. À cette époque, le catharisme est éradiqué en Languedoc, et seulement quelques cathares ont pu se réfugier en Lombardie

[12] Le comté de Champagne et de Brie est issu de la réunion des terres de la dynastie des Thibaldiens, c’est-à-dire la branche issue de Thibaut « le Tricheur » (Thibaud 1er de Blois) : comté de Meaux, comté de Troyes. Le comté de Champagne est rattaché au domaine royal par le mariage de Jeanne de Navarre, comtesse de Champagne, et du dauphin Philippe le Bel en 1284. Le rattachement est rendu définitif par leur fils Louis X le Hutin.