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Flavius Glycerius dit Glycerius

mardi 14 août 2018, par ljallamion (Date de rédaction antérieure : 23 août 2011).

Flavius Glycerius dit Glycerius

Empereur de 473 à 474

Soldat, il fait une carrière jusqu’au grade de chef de la Garde Impériale.

Après la mort du patrice Ricimer en août 472, et celle de Olybrius en octobre 472, l’empire romain d’Occident se trouvait quasiment sans maître. Seul Gondebaud, le roi des Burgondes [1], exerçait encore un semblant de pouvoir en Italie.

Faute de meilleur candidat, ou pour infliger un dernier affront à l’empire moribond, ce roi barbare proclama empereur Glycerius, un de ses domestiques, obscur soldat de son armée. Il dut négocier avec les Ostrogoths [2] de Valamir pour que ceux ci n’envahissent pas l’Italie. Il tenta également de s’attirer l’appui de l’Église en luttant contre la simonie [3].

Cependant, en Orient, l’empereur byzantin Léon 1er ne se désintéressait pas encore de l’empire occidental. Pour rétablir la situation à Rome, ou pour susciter une guerre civile fatale à l’empire concurrent, il prit comme collègue Julius Nepos. Entre-temps, Gondebaud avait été contraint de quitter l’Italie, abandonnant à son sort son protégé, l’empereur Glycerius. La couronne de l’ancien soldat des armées bourguignonnes commençait à vaciller sérieusement !

Fort du soutien de Byzance, Julius Nepos s’installa à Rome. Quant à Glycerius, il fut tout heureux qu’on lui permît d’ôter la tunique impériale pour revêtir une robe d’évêque. En récompense de sa soumission , il reçut l’évêché de Salone [4]. Ironie de l’histoire, un an plus tard, Julius Nepos, après avoir lui aussi été déposé, le rejoignit dans sa ville épiscopale. A Salone, il prend sa revanche sur Julius Nepos le 9 mai 480, en commanditant son assassinat par l’intermédiaire des comtes Victor et Avida. Il aurait ensuite été nommé archevêque de Milan par Odoacre. Il mourut paisiblement quelques années après.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de empereurs-romains.net/ Glycerius

Notes

[1] D’abord cantonnés en Sapaudia les Burgondes commencèrent par grignoter le territoire gaulois vers l’ouest. En 457, Gondioc et Chilpéric Ier saisirent une première occasion de pousser leurs frontières. A l’été 457 le Valais, la Tarentaise, les villes de Besançon, Chalon sur Saône, Langres, Autun, Grenoble ainsi que Lugdunum, la vieille capitale des Gaules, se livrèrent pacifiquement aux Burgondes. Egidius, le généralissime de Majorien en Gaule reprit aussitôt la capitale des Gaules mais il abandonna aux rois Burgondes leurs nouvelles terres. Lugdunum reviendra aux Burgondes vers 467 lorsque Chilpéric 1er s’en empara, comme il s’empara également à la même époque de la ville de Vienne. Il profita probablement des troubles qui secouèrent entre 469 et 475 un Empire d’Occident, alors à l’agonie, pour porter jusqu’à la Durance les limites de son royaume. Les villes de Viviers, Gap, Embrun, Die, Sisteron, Orange, Apt, Cavaillon, Avignon devinrent villes burgondes. L’empereur Népos reconnut leurs conquêtes. Dès ce moment le royaume burgonde eut, ou peu s’en faut, les limites qu’il conserva dès lors. Ce territoire ne comprenait pas moins de 25 diocèses ou anciennes cités romaines : Auxerre, Langres, Besançon, Chalon sur Saône, Autun, Lugdunum, Genève, Windisch, Octodurum actuellement Martigny, en Suisse, Vienne, Valence, Carpentras, Orange, Avignon, Cavaillon, Vaison, Gap, Embrun, Sisteron, Grenoble, Aoste, Die, Viviers, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Apt. Mais les Burgondes gagnent ou perdent incessamment du terrain. Marseille et son port, Arles et la Provence gagnés vers 484, et perdus après la guerre contre les Francs, conquêtes éphémères, auront un moment fait partie de leur territoire. À son apogée, les contours du royaume burgonde touchaient, au nord, la ligne des Vosges et la Durance au midi ; d’orient en occident, ils s’étendaient de l’Aar à la Saône et la Haute-Loire. Ce fut le territoire soumis à cette royauté qui prit, une première fois, le nom de Burgondia dans une correspondance de Cassiodore et rédigée en 507 au nom de Théodoric le Grand.

[2] Les Ostrogoths étaient une des deux fractions des Goths, peuple germanique venu des confins de la Baltique et établi au 4ème siècle en Ukraine et en Russie méridionale, au nord de la mer Noire, l’autre fraction étant celle des Wisigoths. Ils jouèrent un rôle considérable dans les événements de la fin de l’Empire romain.

[3] Commerce de biens religieux ou de choses spirituelles, qui fut courant jusqu’à sa condamnation formelle par le concile de Trente.

[4] Split en Croatie