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L’histoire pour le plaisir

Gaspard Duchange

dimanche 19 juillet 2020, par lucien jallamion

Gaspard Duchange (1662-1757)

Graveur français

La ville de Lion (Lyon) va au devant de la Reine, de Gaspard Duchange en 1710. (galerie du palais du Luxembourg)Graveur à la pointe et au burin, il a d’abord été élève de Guillaume Vallet où il a dû apprendre à utiliser le burin, puis il est entré chez Girard Audran où il a appris l’eau-forte et le burin. Il a dû être un élève de Pierre Drevet .

Il entre à l’Académie royale de peinture et de sculpture [1], en 1707, en présentant le portrait de François Girardon d’après Hyacinthe Rigaud ainsi que celui de Charles de La Fosse, d’après le même Rigaud. Ces deux portraits sont traités à la manière de Pierre Drevet.

Selon Claude-Henri Watelet, Gaspard Duchange est un des graveurs qui ont accordé le plus moelleusement, avec beaucoup de propreté, mais sans froideur, les travaux de la pointe avec ceux du burin. Il est considéré comme le graveur ayant trouvé le grain le plus favorable pour représenter les chairs des femmes.

Il a gravé d’après le Corrège trois estampes célèbres représentant Io, Léda et Danaé. Il a aussi gravé cinq planches à partir des tableaux de Rubens pour la galerie du palais du Luxembourg [2], mais à partir de dessins faits par Jean-Baptiste Nattier .

Il a été un éditeur et un marchand d’estampes. Son collaborateur Nicolas-Dauphin de Beauvais épousa sa fille.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Gaspard Duchange/ Portail de la gravure et de l’estampe/ Catégories : Graveur français du XVIIe siècle/ Graveur français du XVIIIe siècle

Notes

[1] L’Académie royale de peinture et de sculpture est une ancienne institution d’État chargée en France, de 1648 à 1793, de réguler et d’enseigner la peinture et la sculpture en France durant l’Ancien Régime. L’acte créant l’Académie royale de peinture et de sculpture date du 20 janvier 1648, jour de la requête au Conseil du roi de Louis XIV (alors enfant) par l’amateur d’art Martin de Charmois, conseiller d’État originaire de Carcassonne où il possède un cabinet de curiosité remarquable. Cette institution est ainsi fondée sur mandat royal, sous la régence d’Anne d’Autriche, à l’instigation d’un groupe de peintres et de sculpteurs réunis par Charles Le Brun, qui avait pris la première initiative.

[2] Le palais du Luxembourg, situé dans le 6ème arrondissement de Paris dans le nord du jardin du Luxembourg, est le siège du Sénat français, qui fut installé en 1799 dans le palais construit au début du 17ème siècle, à la suite de la régence de la reine Marie de Medicis. Le palais du Luxembourg doit son nom à l’hôtel bâti au milieu du 16ème siècle et qui appartenait à François de Piney, duc de Luxembourg. La régente Marie de Médicis, veuve de Henri IV, achète l’hôtel et le domaine dits « de Luxembourg » en 1612 et commande en 1615 la construction d’un palais à l’architecte Salomon de Brosse. Après avoir fait raser maisons et une partie du Petit Luxembourg, elle pose elle-même la première pierre le 2 avril 1615. Le marché de construction est retiré à Salomon de Brosse en 1624 et rétrocédé au maître maçon Marin de la Vallée le 26 juin 1624. Elle s’y installe en 1625 au premier étage de l’aile ouest, avant la fin des travaux. La partie ouest du palais Médicis était réservée à la reine mère et celle de gauche à son fils, le roi Louis XIII. Une série de toiles avait été commandée à Rubens pour chacun de ces appartements qui devaient former deux cycles, le cycle de la vie de Marie de Médicis, destinée à son logement, et un cycle de la vie d’Henri IV qui n’a pas été terminé. Elles sont aujourd’hui exposées au Louvre. Le chantier n’est pas achevé en 1631 lorsque Marie de Médicis doit le quitter, exilée sur ordre de son fils à la suite de la « journée des Dupes ». Marie de Médicis, à sa mort en 1642, lègue le domaine à son enfant préféré, son second fils Gaston duc d’Orléans, frère puîné du roi Louis XIII. Il passe par succession à sa veuve, Marguerite de Lorraine, puis à sa fille aînée la duchesse de Montpensier qui le vend à sa sœur cadette, la duchesse de Guise en 1660. Celle-ci en fait don au roi, son cousin en 1694. En 1715, le Luxembourg revient au régent Philippe d’Orléans, qui l’abandonne à sa fille aînée Marie Louise Élisabeth d’Orléans duchesse de Berry, puis à sa cadette Louise Élisabeth d’Orléans, reine douairière d’Espagne. Le 14 octobre 1750, la Galerie royale de peinture du Palais du Luxembourg est ouverte à l’initiative de Charles François Paul Le Normant de Tournehem, directeur des Bâtiments du Roi, à l’emplacement même de la galerie de Marie de Médicis, dans l’aile Est du palais du Luxembourg. Exposant une sélection des Tableaux du Roi à proximité du cycle de Rubens, il s’agit du premier musée d’art ouvert au public en France, qui préfigura la création du musée du Louvre en 1793. L’actuel musée du Luxembourg a hérité de cette tradition muséale. Par un édit du mois de décembre 1778, le roi Louis XVI accorde le domaine et le château à son frère Louis-Stanislas-Xavier, comte de Provence et futur Louis XVIII, à titre d’augmentation d’apanage. Après sa fuite en 1791, le palais du Luxembourg est déclaré « propriété nationale ».