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Lucius Marcius Philippus (consul en 91 av. jc)

mercredi 15 avril 2020, par lucien jallamion

Lucius Marcius Philippus (consul en 91 av. jc)

Homme politique de la Rome antique

Emblème de la République romaine.Il a deux fils : Lucius Marcius Philippus consul en 56, second mari d’Atia, la nièce de César et mère d’Octave et Gellius Publicola adopté.

En 104 av. jc, il est tribun de la plèbe [1], il a fait une loi agraire, dont nous ignorons le contenu, sauf un mémorable rapport qui disait qu’il y avait seulement 2 000 hommes romains qui possédaient une propriété terrienne. Il semble avoir fait cette loi pour augmenter sa popularité, mais voyant que cette loi ne pouvait être votée, il l’abandonna.

En 100 av. jc, il défend la république avec d’autres hommes d’État pour la protéger de Lucius Appuleius Saturninus. En 93 av. jc, il perd les élections consulaires. En 91 av. jc, il est consul.

Durant cette année Marcus Livius Drusus, le tribun de la plèbe, fait une loi au sujet de la distribution du blé, l’attribution de la terre publique, et la création de colonies en Italie et en Sicile. Drusus a au début la pleine confiance du Sénat, essayant par ses mesures de réconcilier le peuple à la partie sénatoriale.

Marcius appartient quant à lui au parti populaire [2], et il s’oppose violemment à Drusus. Durant des débats il est blessé et évacué du Sénat par les partisans de Drusus. Drusus en profite pour faire passer ses lois. Il se réconcilie avec le Sénat quand les partisans de Drusus commencent à se méfier de lui et convainc alors le Sénat de déclarer les lois de Drusus caduques.

Durant son consulat, il a recommandé au Sénat de réclamer l’Égypte. Durant la guerre civile [3], il est resté neutre, bien que Cicéron mentionne qu’il était un partisan de Sylla. Il est resté à Rome en paix, durant la période de pouvoir de Cinna.

En 86 av. jc, il est censeur [4] avec Marcus Perperna et on dit qu’il expulse son propre oncle Appius Claudius du Sénat. Après la mort de Sylla, il fait résistance à des tentatives de changer des lois de Sylla. Puis il soutient Gnaeus Pompeius.

Il était l’un des orateurs les plus distingués de son temps. Sa réputation a continué au siècle d’Auguste, sans doute aidée par le mariage de son fils avec la mère du premier princeps. Sa richesse lui avait permis d’avoir le goût et l’habitude du luxe.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Lucius Marcius Philippus (consul en -91)/ Portail de la Rome antique/ Catégorie : Consul de la République romaine

Notes

[1] Dans la Rome antique, les tribuns de la plèbe sont les représentants de la plèbe, élus pour une durée d’un an par le concile plébéien.

[2] Les populares formaient une tendance politique populiste qui marqua la République romaine, notamment au 2ème siècle av. jc, en s’appuyant sur les revendications des couches les plus pauvres de la société romaine et des non citoyens. Ce ne fut pas un parti politique au sens moderne, mais un clivage majeur dans les luttes politiques et sociales romaines, permettant aux acteurs politiques de se situer face au conservatisme des optimates au sein d’alliances personnelles souvent mouvantes. Lancé par des aristocrates réformistes comme les Gracques, qui gagnèrent l’appui de la classe montante des chevaliers, le mouvement évolua vers la démagogie et le populisme, et fut récupéré par des ambitieux tels que Marius, Cinna, Catilina ou des agitateurs comme les tribuns Saturninus et Clodius Pulcher. Pompée, d’origine équestre puis Jules César, patricien ambitieux, s’appuyèrent sur les populares pour leur ascension au pouvoir. La fin des guerres civiles et la consolidation du pouvoir d’Auguste correspondent à l’extinction du mouvement populares, avec la satisfaction des revendications qui étaient à son origine et avec la fin des luttes de pouvoir.

[3] La Guerre sociale, ou Guerre Marsique, oppose la République romaine et les alliés italiens entre 90 et 88 av. jc. Elle éclate à la suite de l’assassinat du tribun de la plèbe Livius Drusus en octobre 91 av. jc, alors qu’il tentait de faire obtenir la citoyenneté romaine aux Italiens alliés de Rome

[4] Le censeur est un magistrat romain. Deux censeurs sont élus tous les cinq ans parmi les anciens consuls par les comices centuriates. Le pouvoir des censeurs est absolu : aucun magistrat ne peut s’opposer à leurs décisions, seul un autre censeur qui leur succède peut les annuler. Après 18 mois de mandat, ils président une grande cérémonie de purification, le lustrum, à la suite de laquelle ils abdiquent. La censure est la seule magistrature romaine qui n’autorise pas la réélection. Les censeurs ne sont plus élus à partir de la dictature de Sylla, et leurs pouvoirs sont repris par les empereurs romains.