Bienvenu sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Accueil du site > Histoire du 18ème siècle en France > Personnages du 18ème siècle > Arvid Bernhard Horn d’Ekebyholm dit Arvid Horn

Arvid Bernhard Horn d’Ekebyholm dit Arvid Horn

lundi 13 janvier 2020, par ljallamion

Arvid Bernhard Horn d’Ekebyholm dit Arvid Horn (1664-1742)

Général suédois-Diplomate et homme politique

Portrait d'Arvid Bernard Horn par Lorens Pasch l'Ancien (Musée national des beaux-arts de Suède à Stockholm)Il exerça à 2 reprises les fonctions de président de la chancellerie du Conseil privé [1] de 1710 à 1719 et de 1720 à 1738 et fut l’une des figures marquantes de l’ âge suédois de la liberté.

Né au manoir Vuorentaka à Halikko [2]. Fils de Gustaf Horn de Kanckas et de Anna Helena von Gertten. Après avoir terminé ses études à l’ Université de Turku [3], il entra dans l’armée royale suédoise et passa plusieurs années aux Pays - Bas [4], en Hongrie sous les ordres du prince Eugène de Savoie et en Flandre avec le prince Georges-Frédéric de Waldeck .

Il se déclara en faveur du roi Charles XII de Suède et fut l’un de ses plus grands généraux au début de la Grande Guerre du Nord [5]. En 1704, il se voit confier sa première mission diplomatique, la déposition d’Auguste II, électeur de Saxe et l’élection du roi Stanislas 1er, roi de Pologne. Peu de temps après, il fut assiégé par Auguste à Varsovie [6] et obligé de se rendre.

En 1705, il fut nommé conseiller privé. En 1708, il reçut la surveillance du neveu de Charles XII, Charles-Frédéric de Holstein-Gottorp , qui était sous la tutelle de sa grand-mère Edwige-Éléonore de Holstein-Gottorp après la mort de sa mère Edwige-Sophie de Suède .

En 1710, il succéda à Nils Gyldenstolpe à la présidence de la chancellerie du conseil privé. Du fait de sa fonction il eut amplement l’occasion d’examiner la situation du royaume d’un autre œil et, suite à ses remarques, il tomba rapidement en faveur de Charles XII. En 1710 et en 1713, Horn était favorable à la convocation des États [7], mais lorsqu’en 1714, le régime adopta une attitude antimonarchique, il l’avertit gravement et finit par le dissoudre.

Après la mort de Charles XII, en 1718, ce fut Horn qui persuada la princesse Ulrique Éléonore de Suède , élue reine de Suède après avoir accepté de renoncer aux pouvoirs de la monarchie absolue instaurés par son père, le roi Charles XI. Cependant, il a par la suite protesté contre le comportement autocratique de la reine et démissionna du Conseil privé.

Il fut élu au Riksdag en 1720 et contribua, lors de la démission d’Ulrika Eleonora, à l’élection de Frédéric de Hesse dit Frédéric Ier de Suède comme roi de Suède, dont le premier acte fut de lui rendre le pouvoir. Pendant les 18 années qui suivirent, il contrôla de manière si absolue à la fois les affaires étrangères et les affaires intérieures de la Suède que la période entre 1720 et 1738 fut appelée la période Horn.

C’est grâce à ses soins attentionnés que la Suède a rapidement récupéré des difficultés dans laquelle les guerres de Charles XII l’avaient plongée. Dans sa politique étrangère, Horn était extrêmement méfiant et prudent, sans toutefois compromettre ni l’indépendance, ni le respect de son pays. Il était cependant le promoteur d’un nouveau principe d’administration qui, par la suite, s’est révélé très dangereux pour la Suède, sous d’autres ministres moins compétents que lui.

Cela accroîtra l’influence du Riksdag des États et de ses comités secrets dans la solution de questions purement diplomatiques, qui auraient dû être entièrement laissées à l’exécutif, affaiblissant ainsi le gouvernement central et facilitant en même temps l’ingérence de puissances étrangères. Dans les affaires intérieures de la Suède. Ce n’est qu’en 1731 qu’aucune apparence d’opposition au "système" de Horn se fit sentir ; mais Horn, piqué par la froideur croissante du roi, offrit sa démission la même année, qui ne fut pas acceptée.

En 1734, toutefois, l’opposition dénonça sa neutralité à l’occasion de la guerre de Succession de Pologne [8], lorsque Stanislas 1er de Pologne apparut de nouveau sur la scène en tant que candidat au trône de Pologne. Mais Horn était encore capable d’empêcher une rupture avec la Russie. Désormais, il fut accusé de manque de patriotisme, et en 1738 fut contraint de prendre sa retraite.

Horn passa sa retraite dans son domaine du Manoir Ekebyholm [9] à Norrtälje [10].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé Arvid Horn/ Traduit par mes soins

Notes

[1] Le Conseil du Royaume, ou simplement le Conseil, était un cabinet d’origine médiévale, composé de magnats qui conseillaient, et parfois co - dirigeait avec le roi de Suède.

[2] aujourd’hui Salo, en Finlande

[3] L’université de Turku est une université finlandaise basée à Turku. Fondée en 1640, l’Académie royale de Turku est la première université de Turku. Elle est transférée vers la nouvelle capitale en 1827 suite au grand incendie de Turku. La Maison académique est l’un des bâtiments restants de l’Académie royale sur le campus de l’université actuelle.

[4] Les Pays-Bas espagnols étaient les États du Saint Empire romain rattachés par union personnelle à la couronne espagnole sous le règne des Habsbourgs, entre 1556 et 1714. Cette région comprenait les actuels Pays-Bas, Belgique, Luxembourg, ainsi que des territoires situés en France et en Allemagne. La capitale était Bruxelles.

[5] La grande guerre du Nord est un conflit qui opposa une coalition menée par le tsarat de Russie à l’Empire suédois entre 1700 et 1721 et qui se déroula dans le Nord de l’Europe centrale et en Europe de l’Est. Les chefs initiaux de l’alliance anti-suédoise étaient Pierre 1er, Frédéric IV de Danemark et Auguste II de Saxe-Pologne-Lituanie. Frédéric IV et Auguste II furent respectivement sortis de l’alliance en 1700 et 1706 avant de la rejoindre en 1709. George 1er de Brunswick-Lunebourg (Hanovre) rejoignit la coalition en 1714 pour le Hanovre, et en 1717 pour le Royaume-Uni ainsi que Frédéric-Guillaume 1er de Brandebourg-Prusse en 1715. Charles XII de Suède menait l’armée suédoise et s’était allié aux Holstein-Gottorp, à de nombreux magnats polonais et lituaniens menés par Stanislas Leszczynski et des cosaques ukrainiens sous le commandement de l’hetman Ivan Mazepa. L’Empire ottoman accueillit temporairement Charles XII et intervint contre la Russie.

[6] Varsovie est depuis 1596 la capitale de la Pologne. Elle est située sur la Vistule, à environ 320 km de la mer Baltique et des Carpates. La ville est citée à partir du 14ème siècle sous les noms de Warseuiensis (1321) et Varschewia (1342), puis Warschouia (1482), pour devenir plus tard Warszowa et enfin Warszawa, le nom polonais actuel de Varsovie. La couronne polonaise y fut transférée en 1596, quand le roi Sigismond Vasa déplaça la cour de Cracovie à Varsovie. Dans les années qui suivirent, la ville s’étendit sur les terres de l’actuelle banlieue, sous forme de vastes domaines privés indépendants, possédés par la haute noblesse et administrés selon leurs propres lois. Entre 1655 et 1658, la ville fut assiégée trois fois et trois fois elle fut prise et pillée par les troupes suédoises, brandebourgeoises et transylvaniennes

[7] Riksdag of the Estates était le nom utilisé pour les États de Suède lors de leur assemblage. Jusqu’à sa dissolution en 1866, l’institution était la plus haute autorité de Suède à côté du roi. C’était une Diète composée des Quatre États, qui étaient historiquement les lignes de division dans la société suédoise : La noblesse, Le clergé, les Bourgeois, les Paysans

[8] La guerre de Succession de Pologne eut lieu de 1733 à 1738. À la mort d’Auguste II en 1733, son fils, Auguste III, et Stanislas 1er, ancien roi de Pologne déchu en 1709, beau-père de Louis XV, se disputent le trône.

[9] Ekebyholms Slott

[10] Norrtälje est une ville de Suède, chef-lieu de la commune de Norrtälje dans le comté de Stockholm. Elle se trouve à égale distance de Stockholm (68 km) et Uppsala (72 km)