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L’histoire pour le plaisir

Frédéric 1er de Suède

dimanche 4 novembre 2018

Frédéric 1er de Suède (1676-1751)

Roi de Suède-Prince de Finlande de 1720 à 1751-Landgrave de Hesse-Cassel de 1730 à 1751

Né à Cassel [1], fils de Charles 1er de Hesse-Cassel et d ’Amélie de Courlande , il est également le frère de la princesse douairière d’Orange Marie-Louise de Hesse-Cassel qui est régente des Provinces-Unies de 1711 à 1731.

En 1700, il épouse sa cousine Louise de Prusse, fille l’électeur de Brandebourg [2] Frédéric III ou Frédéric 1er de Prusse et d’ Élisabeth-Henriette de Hesse-Cassel , union qui demeure sans postérité.

Veuf, il épouse en 1715 Ulrique-Éléonore de Suède , sœur et héritière du roi Charles XII, qui ne lui donne pas non plus de descendance.

Le 23 février 1748, le roi Frédéric 1er crée l’ordre du Séraphin [3], qui devient la plus importante décoration de Suède. À la même date, il institue les ordres de l’Étoile polaire [4] ainsi que de l’Épée [5].

En octobre 1702, dans le cadre de la guerre de succession d’Espagne [6], il participe à la prise de le citadelle de Liège [7] à la tête de grenadiers.

Charles XII, roi de Suède de 1697 à 1718, meurt célibataire et sans enfant. La Suède sort affaiblie de longues années de guerre. Elle a dû céder ses possessions outre Baltique et perd ainsi son hégémonie.

Le Conseil et le Riksdag [8] désireux de mettre un terme à cette politique d’expansion ruineuse pour le pays, décident d’abolir le pouvoir abusif de la monarchie absolue en Suède. Ils profitèrent que le roi Charles XII n’ait pas d’héritier pour s’imposer.

Instantanément s’engage une lutte pour la couronne de Suède entre le parti hessois et le parti holsteinois. En effet la sœur aînée de Charles XII, décédée, a laissé un fils : Charles-Frédéric de Holstein-Gottorp .

Mais Ulrique-Éléonore de Suède, sœur cadette de Charles XII, est reconnue par l’armée suédoise comme reine de Suède mais à condition qu’elle renonce à l’absolutisme et qu’elle gouverne avec le Riksdag, ce qu’elle accepte.

On lui impose les constitutions de 1719 et 1720 rendant ainsi souverain le Riksdag, qui se réunit tous les trois ans. Le Riksdag a pour fonctions de contrôler l’action du Conseil et d’adopter les lois et consentir aux impôts nécessaires.

Elle devient ainsi reine de Suède aux dépens de son neveu Charles-Frédéric de Holstein-Gottorp. Elle est élue reine le 21 février 1719 et couronnée le mois suivant. Mais son règne est de courte durée.

En effet, très tôt elle cède son trône en 1720, au profit de son époux Frédéric de Hesse qui devient Frédéric 1er de Hesse, roi de Suède. Cette abdication oblige le Riksdag à réviser la constitution en 1720.

Cette révision accroît les pouvoirs des états : le Conseil perd ainsi la compétence de conclure la paix, armistice ou alliance. Aucun privilège n’est plus concédé par le roi. Les pouvoirs du roi pour les nominations aux fonctions administratives sont fortement limités.

Selon les termes de la nouvelle constitution, le pouvoir réel revient désormais au Riksdag. Frédéric 1er n’est élu et couronné roi que le 14 mai 1720, après avoir solennellement adopté cette constitution qui réduit le pouvoir du monarque.

Frédéric doit se confronter à de nombreux prétendants au trône, et cette période est en réalité dominée par le chancelier Avid Horn . Ce dernier est élu par le Riksdag pour présider la chancellerie. Sa fonction ressemble de plus en plus à celle de premier ministre. Jusqu’en 1738, c’est lui qui apparaît comme le vrai gouverneur du pays. Ses relations se détériorent avec Frédéric qui est plus préoccupé par ses intérêts dynastiques en Hesse.

Le nouveau gouvernement réussit à mettre fin à la grande guerre du Nord [9], mais à un prix très élevé. Frédéric conclut la paix avec le Danemark, auquel il cède le duché de Schleswig [10] ; avec la Prusse qui reçoit une partie de la Poméranie [11] ; le Hanovre a Brême et Verden [12].

Par le traité de Nystad [13] en 1721, la Suède cède la Livonie [14], l’Estonie [15], l’Ingrie [16] et la Carélie orientale [17] à la Russie, qui devient ainsi la principale puissance de la région.

Frédéric 1er s’efforce par la suite, grâce à une administration conservatrice et par l’encadrement de l’agriculture et du commerce à réparer les maux causés par les guerres de Charles XII. En 1738, il fait interdire les loges maçonniques.

De 1718 à 1772 le pays est dominé par des factions qui s’organisèrent peu à peu en partis dirigés par l’aristocratie suédoise : les bonnets favorables à la Grande-Bretagne et les chapeaux à la France. Ceux-ci, soudoyés par Versailles, entraînent la Suède dans la guerre des Chapeaux [18] en 1741. À la fin du conflit, Frédéric doit signer le traité d’Åbo [19] en 1743.

En 1743, sous la pression russe, il choisit pour héritier Adolphe-Frédéric de Hosltein-Gottorp qui lui succède en 1751.

Le roi Frédéric 1er est inhumé dans la crypte située sous la chapelle Gustave-Adolphe de l’église de Riddarholmen de Stockholm [20].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Jean-Pierre Mousson-Lestang, Histoire de la Suède, collection dirigée par Serge Berstein et Pierre Milza, Hatier, 1995.

Notes

[1] Hesse-Cassel

[2] Depuis 1415, la marche de Brandebourg était sous la souveraineté d’une branche cadette des Hohenzollern. L’un d’eux, Jean III Sigismond devint prince électeur en 1608 au décès de son père Joachim III Frédéric. En 1614, la Marche s’agrandit du duché de Clèves, du comté de La Marck et du comté de Ravensberg. Puis, en 1618, deux événements déterminants pour l’histoire des Hohenzollern eurent lieu : d’une part, le beau-père de Jean III Sigismond, Albert Frédéric, duc de Prusse (issu lui aussi d’une branche des Hohenzollern), meurt sans héritier mâle survivant. Jean III Sigismond hérite alors du duché de Prusse créant ainsi une union personnelle entre les deux entités qui durera pendant quatre-vingt-trois années. D’autre part la guerre de Trente Ans se déclenche en Allemagne jusqu’en 1648. Un an plus tard, Jean Sigismond meurt et Georges-Guillaume 1er de Brandebourg hérite de l’électorat. Sous son règne, le Brandebourg est décimé par la guerre, il sert de principal champ de bataille. Mais aussi un début de révolte se manifeste parmi les parlements provinciaux. En 1640, son fils Frédéric-Guillaume 1er de Brandebourg devient électeur. Il sera surnommé, privilège rare, le Grand Électeur. D’éducation protestante, il a étudié dans les Provinces-Unies, il se montre soucieux de consolider son État après sa reconstruction et surtout d’atténuer les particularismes entre les seigneurs de son État. Il apparaît a posteriori comme le fondateur de la Prusse moderne. En 1648, la guerre de Trente Ans prend fin, mais le Brandebourg est dévasté : lors des traités de Westphalie en 1648, Frédéric-Guillaume obtient l’archevêché de Magdebourg, celui de Halle, les évêchés de Minden et de Kamien, mais aussi la Poméranie orientale. Il conquiert aussi la Poméranie orientale suédoise mais doit la restituer. Enfin, pour prix de son alliance avec le roi de Pologne Jean II Casimir Vasa lors de la Première Guerre du Nord, il obtient de celui-ci, en 1657, l’affranchissement de la suzeraineté polonaise sur la Prusse par le traité de Wehlau. Dans le domaine de la politique intérieure, le Grand Électeur unifie tous ses territoires en les soumettant à l’impôt permanent et en instaurant une armée permanente de 30 000 hommes, troisième d’Europe par sa qualité. Habilement, par l’édit de Potsdam en 1686, Frédéric-Guillaume concède des terres et des avantages financiers aux immigrants, dont 20 000 protestants français qui quittent la France après la révocation de l’édit de Nantes par Louis XIV en 1685. Le Grand Électeur accueille ce sang nouveau dont son État a bien besoin, et Berlin doit beaucoup à ces hommes. À la fin du 18ème siècle, le tiers des habitants de Berlin est d’origine française. L’arrivée au pouvoir de Frédéric III de Brandebourg en 1688, constituera un tournant pour le Brandebourg-Prusse, puisque sa seule ambition est de se faire couronner roi de Prusse. D’abord réticent, l’empereur Léopold 1er est contraint d’accepter, afin de bénéficier de l’aide militaire du Brandebourg dont il a cruellement besoin pour la guerre de Succession d’Espagne ; par le « traité de la Couronne », l’Empereur accorde finalement le droit si longtemps convoité : le 18 janvier 1701, Frédéric III de Brandebourg, électeur du Saint Empire romain germanique, devient Frédéric 1er de Prusse, le royaume de Prusse est né.

[3] L’Ordre royal du Séraphin ou l’ordre de Sa Majesté le Roi est un ordre royal suédois de chevalerie créé par le roi Frédéric 1er de Suède le 23 février 1748, en même temps que l’ordre royal de l’Étoile polaire et l’ordre de l’Épée. C’est en 1778 que l’ordre de Vasa est créé.

[4] L’ordre royal de l’Étoile polaire est un ordre suédois destiné aux ministres, aux ambassadeurs, aux magistrats, aux savants, aux littérateurs et aux artistes. L’insigne est une croix d’or à huit pointes, émaillée de blanc, ayant au centre un médaillon d’azur qui porte une étoile polaire et la devise : Nescit occasum (ie qui ne décline jamais / qui ne se couche jamais - en parlant d’un astre). Cette croix est surmontée d’une couronne en or. L’ordre a été établi en 1748 par le roi Frédéric 1er de Suède.

[5] L’Ordre Royal de l’Épée, était un ordre de chevalerie de Suède créé par le roi Frédéric 1er de Suède le 23 février 1748 ainsi que l’ordre du Séraphin et l’ordre royal de l’Étoile polaire.

[6] La guerre de Succession d’Espagne est un conflit qui a opposé plusieurs puissances européennes de 1701 à 1714, dont l’enjeu était la succession au trône d’Espagne à la suite de la mort sans descendance du dernier Habsbourg espagnol Charles II et, à travers lui, la domination en Europe. Dernière grande guerre de Louis XIV, elle permit à la France d’installer un monarque français à Madrid : Philippe V, mais avec un pouvoir réduit, et le renoncement, pour lui et pour sa descendance, au trône de France, même dans le cas où les autres princes du sang français disparaîtraient. Ces conditions ne permettaient pas une union aussi étroite que celle qui était espérée par Louis XIV. La guerre de succession donna néanmoins naissance à la dynastie des Bourbons d’Espagne, qui règne toujours aujourd’hui.

[7] La principauté épiscopale de Liège était un État du Saint Empire romain, compris dans le Cercle de Westphalie, ayant pour capitale la ville de Liège. C’est en l’an 985 que naît la principauté épiscopale. C’est à cette date que Notger, déjà évêque de Liège depuis 972, devient prince-évêque en recevant le comté de Huy. Cet État a existé pendant plus de 800 ans, jusqu’à la révolution liégeoise en 1789.

[8] Le Riksdag est le nom du Parlement suédois. Son siège, le palais de la Diète nationale se trouve à Stockholm sur le Helgeandsholmen.

[9] La grande guerre du Nord est un conflit qui opposa une coalition menée par le tsarat de Russie à l’Empire suédois entre 1700 et 1721 et qui se déroula dans le Nord de l’Europe centrale et en Europe de l’Est. Les chefs initiaux de l’alliance anti-suédoise étaient Pierre 1er, Frédéric IV de Danemark et Auguste II de Saxe-Pologne-Lituanie. Frédéric IV et Auguste II furent respectivement sortis de l’alliance en 1700 et 1706 avant de la rejoindre en 1709. George 1er de Brunswick-Lunebourg (Hanovre) rejoignit la coalition en 1714 pour le Hanovre, et en 1717 pour le Royaume-Uni ainsi que Frédéric-Guillaume 1er de Brandebourg-Prusse en 1715. Charles XII de Suède menait l’armée suédoise et s’était allié aux Holstein-Gottorp, à de nombreux magnats polonais et lituaniens menés par Stanislas Leszczynski et des cosaques ukrainiens sous le commandement de l’hetman Ivan Mazepa. L’Empire ottoman accueillit temporairement Charles XII et intervint contre la Russie.

[10] Le duché de Schleswig a existé en tant que vassal du Danemark jusqu’à la guerre des Duchés, en 1864. La capitale était Schleswig. Durant le bas Moyen Âge, ce duché était nommé Jutland-du-Sud. Politiquement, le Schleswig était un duché vassal du roi du Danemark depuis le 12ème siècle. À partir du 14ème siècle, une liaison plus étroite se développa avec le Comté de Holstein, qui faisait partie du Saint Empire romain germanique. C’est ainsi que la noblesse du Holstein acquit de grandes possessions au Schleswig. Les Schauenburger, qui avaient reçu le Holstein en fief au 12ème siècle, purent s’établir comme ducs de Schleswig et comtes de Holstein, jetant ainsi les bases d’une seigneurie commune. Le duché de Schleswig resta cependant un vassal danois, tandis que le comté de Holstein demeurait un vassal de l’Empereur. À la mort d’Adolphe VIII en 1459, la lignée des Schauenbourg de Holstein s’éteignit ; le Schleswig et le Holstein étaient si liés qu’il fut naturel aux nobles des deux entités de se doter d’un seigneur commun. Elles choisirent le roi Christian 1er de Danemark, un neveu d’Adolphe VIII. Dans le traité de Ribe de 1460 signé avec Christian 1er figurait le fait que les deux entités devaient rester liées pour l’éternité. Bien que cela n’eût alors rien à voir avec une unité territoriale, ce paragraphe fut la base du mouvement de Schleswig-Holstein du 19ème siècle, qui demandait une séparation du Danemark et l’intégration du Schleswig germanophone à la Confédération germanique. Les danophones demandaient, eux, le rattachement pur et simple du Schleswig et du Holstein au Danemark.

[11] La Poméranie est une région côtière au sud de la mer Baltique, située en Allemagne et en Pologne entre et sur les rives des fleuves Vistule et Oder atteignant la rivière Recknitz à l’ouest.

[12] Brême-et-Verden est le nom donné à un ancien État du Saint Empire romain germanique, formé par le duché de Brême et la principauté de Verden. Il avait pour capitale Stade, et comptait 6,684 km² (5,325 km² pour le duché de Brême et 1,359 km² pour la principauté de Verden).

[13] Le Traité de Nystad, ou la paix de Nystad, a été signé le 30 août (10 septembre 1721) à Uusikaupunki, ville actuellement en Finlande, appartenant à l’époque à la Suède (Nystad étant le nom suédois de la ville). Ce traité mit fin à la Grande Guerre du Nord et signa la cession du duché d’Estonie, de la Livonie et de l’Ingrie ainsi que d’une grande partie de la Carélie à la Russie. La passation de pouvoir se fit donc entre Frédéric 1er de Suède et le tsar Pierre 1er de Russie. Il marque l’avènement de la Russie comme puissance européenne et le déclin de la Suède.

[14] Livonie est le nom historique donné par les Allemands aux régions de la côte de la mer Baltique où vivaient les Lives, au nord de la Lithuanie. La Livonie a été un territoire correspondant à la quasi-totalité du territoire actuel des États baltes pour n’être plus maintenant que le nom d’une péninsule de l’actuelle Lettonie. En plus des Lives, d’autres populations se partageaient ces territoires, comme les Estes, les Curoniens, les Sémigaliens et à partir du 13ème siècle les Allemands et enfin des minorités slaves et juives.

[15] L’Estonie, est un pays d’Europe du Nord et un État membre de l’Union européenne, situé sur la rive orientale de la mer Baltique et méridionale du golfe de Finlande. Le pays est bordé au nord par le golfe de Finlande, à l’ouest par la mer Baltique, au sud par la Lettonie et à l’est par la Russie. Ce pays est généralement regroupé avec la Lettonie et la Lituanie dans un ensemble géopolitique appelé pays baltes. Entre 1418 et 1562, la région forme la Confédération livonienne. Au début du 16ème siècle le pays, touché par la Réforme, opte pour le luthéranisme. Il est le théâtre de conflits qui l’opposent à des voisins de plus en plus puissants : la Russie, la Lituanie, la république des Deux Nations et la Suède. Finalement cette dernière annexe la région en 1595. Initialement, les souverains suédois ne remettent pas en cause la suprématie de la noblesse balte d’origine germanique descendante des chevaliers porte-glaives. Cette politique change avec la grande guerre du Nord. À compter de 1710 le territoire estonien devient pour deux siècles une région de l’Empire russe.

[16] L’Ingrie est une région historique située dans la Russie actuelle, au bord du golfe de Finlande, entre le sud du lac Ladoga et le fleuve Narva.

[17] La Carélie est une ancienne province de l’Est de la Finlande. La province marquait la frontière orientale du royaume de Suède lors de sa période de plus grande extension (16ème et 17ème siècles). Elle était bordée à l’est par la Savonie et l’Uusimaa, au nord par une section peu peuplée de l’Ostrobotnie, correspondant aujourd’hui au Kainuu.

[18] La guerre russo-suédoise de 1741-1743 est connue en Suède sous le nom de Guerre des Chapeaux et en Finlande sous celui de Petite Rage. Brève mais assez intense sur le plan des combats et des souffrances de la population civile, elle marque un nouvel affaiblissement de la Suède face à sa rivale en Europe du Nord, la Russie.

[19] Le traité d’Åbo également appelé traité de Turku est un traité de paix signé entre la Russie impériale et la Suède à Turku le 7 août 1743 à la suite de la guerre russo-suédoise de 1741-1743. À la fin du conflit, les troupes russes occupaient la majeure partie de la Finlande, amenant le maréchal Troubetzkoy et le chancelier Alexeï Bestouchev à demander l’application du principe d’uti possidetis juris. En annexant la Finlande, la classe politique russe visait à repousser la frontière suédoise bien plus au nord, amenuisant ainsi le danger d’une attaque suédoise sur la capitale russe, Saint-Pétersbourg. Dans l’espoir d’obtenir l’indépendance, les Finlandais réunis en diète offrirent l’éphémère trône de leur pays au duc Pierre III de Russie, l’héritier présomptif de la couronne impériale russe.

[20] L’église de Riddarholmen est une ancienne abbaye de la ville de Stockholm. Située sur l’île de Riddarholmen, au cœur de la vieille ville (Gamla stan), elle est la nécropole des souverains suédois. Le sanctuaire abrite ainsi les tombeaux de la majorité des rois, reines, princes et princesses de Suède du 17ème au 20ème siècle. Depuis 1922, la famille royale suédoise a choisi un autre lieu d’inhumation : le cimetière royal d’Haga.