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Zénon de Sidon (épicurien)

mercredi 18 décembre 2019, par ljallamion

Zénon de Sidon (épicurien) (vers 155 av. jc- vers 75 av.jc)

Philosophe épicurien

Zénon de Sidon Philosophe épicurienNé à Sidon [1], en Phénicie [2], contemporain de Cicéron, dont il fut l’un des maîtres à Athènes, ainsi que de Philodème de Gadara.

Zénon, selon le témoignage de Cicéron, a été auditeur du philosophe néoplatonicien [3] Carnéade, même si leurs opinions doctrinales s’opposèrent par la suite. Ayant dirigé le Jardin vers 90 av. jc, Zénon de Sidon fut parfois désigné comme le chef de file des épicuriens [4].

Cicéron affirme que Zénon montrait un grand mépris envers les autres philosophes, ainsi appelait-il Socrate “le bouffon attique”. Zénon fut disciple d’ Apollodore l’Épicurien , Cicéron comme Diogène Laërce le décrivirent tous deux comme un penseur rigoureux et fin. Il semble avoir été très soucieux de défendre la réputation de l’Épicurisme face aux attaques stoïciennes [5], n’hésitant pas à se porter en justice contre des écrivains malveillants envers Épicure.

Zénon soutenait que le bonheur ne dépend pas seulement du contentement immédiat et de la prospérité du moment, mais aussi de l’espoir raisonnable de les voir durer.

Il étudia également la philosophie des mathématiques fondée sur l’idée que tout savoir découle de l’expérience. Il critiqua Euclide, cherchant à montrer que les déductions tirées des principes fondamentaux de la géométrie ne peuvent, de par elles-mêmes, être prouvées. Il eut à ce propos une grande controverse avec le stoïcien Posidonios.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Zénon de Sidon (épicurien)/ Portail de la philosophie antique/ Philosophe du Ier siècle av. J.-C.

Notes

[1] Sidon ou Saïda en arabe est une ville du Liban. Elle fut dans l’antiquité la capitale incontestée de la Phénicie. La ville était construite sur un promontoire s’avançant dans la mer. Ce fut le plus grand port de la Phénicie sous son roi Zimrida, au 18ème siècle.

[2] Le territoire de la Phénicie correspond au Liban actuel auquel il faudrait ajouter certaines portions de la Syrie et de la Palestine. Les Phéniciens étaient un peuple antique d’habiles navigateurs et commerçants. Partis de leurs cités États en Phénicie, ils fondèrent dès 3000 av jc de nombreux comptoirs en bordure de la Méditerranée orientale, notamment Carthage en 814. Rivaux des Mycéniens pour la navigation en Méditerranée au 2ème millénaire av jc, ils furent d’après ce qu’on en sait les meilleurs navigateurs de l’Antiquité. L’invasion des Peuples de la Mer va ravager les cités phéniciennes, de même que Mycènes et les autres territoires qu’ils traversent, mais c’est ce qui va permettre aux Phéniciens de trouver leur indépendance vis-à-vis des puissances voisines qui les avaient assujettis puisque celles-ci seront elles aussi détruites par ces invasions. La chute de Mycènes en particulier va leur permettre de dominer les mers. Après avoir supporté les assauts des Athéniens, des Assyriens, de Nabuchodonosor puis de Darius III, la Phénicie disparut finalement avec la conquête par Alexandre le Grand en 332 av jc.

[3] L’École néoplatonicienne d’Athènes est un courant à l’intérieur du vaste mouvement du néoplatonisme, allant du milieu du 4ème au milieu du 6ème siècle qui réussit à « se greffer sur l’antique Académie de Platon », pourtant disparue sous Sylla en 86 av. jc.

[4] L’épicurisme est une philosophie qui se vit : elle propose d’atteindre le bonheur en évitant tout ce qui peut troubler la quiétude ; le bonheur est alors défini comme l’absence de troubles (ataraxie). Philodème suit ce précepte, tout en assouplissant la règle et en étendant le champ d’application de cette philosophie à des domaines que le fondateur de l’école, Épicure, n’avait pas abordés ou tenait comme mineurs : l’esthétique, et notamment la musique, la politique.

[5] Le stoïcisme est un courant philosophique occidental issu de l’école du Portique fondée en 301 av.jc à Athènes, par Zénon de Cition. Le stoïcisme a par la suite traversé les siècles, subi des transformations notamment avec Chrysippe de Soles en Grèce et à Rome avec Cicéron, Sénèque, Épictète, Marc Aurèle, puis exercé diverses influences, allant de la période classique en Europe en particulier au 17ème siècle, chez René Descartes jusqu’à nos jours. Un des points qui distingue le stoïcisme des autres courants philosophiques issus de l’époque hellénistique est sa psychologie qui est à la base des thérapies cognitivo-comportementales modernes