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Âmir ben Abd Allah dit Abu Ubayda ibn al-Djarrah

samedi 16 novembre 2019

Âmir ben Abd Allah dit Abu Ubayda ibn al-Djarrah (581-639)

Compagnon de Mahomet

C’est l’un des 10 musulmans à qui Mahomet a donné l’assurance qu’ils iraient au paradis. Il a tué son père au cours d’une bataille alors que ce dernier était dans les rangs des polythéistes [1]. Il a commandé les armées musulmanes pendant la conquête de la Syrie [2].

Il fait partie d’une famille de marchands du clan des Quraychites [3] à La Mecque. En 611, Mahomet commençait à prêcher l’islam à La Mecque. Il commençait à convertir ses proches. Abû Ubayda s’est converti peu après Abû Bakr, en même temps que Omar ce qui en fait l’un des tout premiers musulmans. Personne d’autre dans sa famille ne se convertit.

Abû Ubayda a fait partie de la centaine de nouveaux convertis à l’islam contraints à l’exil en Abyssinie [4] en 615. Les Quraychites opposants à l’islam envoyèrent une ambassade auprès du roi d’Ethiopie pour qu’il expulse les réfugiés. Le Négus [5] refusa d’expulser les réfugiés et repoussa les cadeaux offerts par les Quraychites. Au contraire les Négus invita les musulmans à venir comparer les mérites du christianisme et de l’islam.

Pendant cette période Mahomet resté à La Mecque a subi toutes sortes de pressions. Quelques-uns des exilés, dont Abû Ubayda, revinrent alors à La Mecque mais la plupart n’ont rejoint Mahomet qu’après la conquête de Khaybar [6] en 629.

En 627, Abû Ubayda al-Jarrâh a participé à la bataille du fossé [7]. En 628, Il a participé au traité d’Hudaybiya [8] et en a été un des témoins. La même année il a participé à l’expédition de Khaybar.

La bataille de Mu’ta [9] a eu lieu en septembre 629. Ce fut le premier affrontement entre les musulmans et l’empire byzantin.

Mahomet était resté à Médine [10] et la bataille fut très difficile pour les musulmans. Au cours de cette bataille, Khâlid ibn al-Walîd, converti à l’islam depuis peu, permit aux musulmans de se replier stratégiquement avec un minimum de pertes. Cela lui a valu le titre de sabre dégainé de Dieu

Des rumeurs s’étaient répandues de concentration de tribus hostiles. Amru ben al-Âs qui n’était encore qu’un nouveau converti se vit confier le commandement de 300 hommes et 30 chevaux pour aller au-devant de ces tribus. Le choix d’`Amru pour cette mission a été dicté par son habileté mais surtout à cause de ses liens avec ces tribus. Après 5 jours de marche Amru installa son campement près de la source appelée Salasil non loin de la frontière avec la Syrie. Le nombre d’ennemis rassemblés dans les environs lui faisait craindre de n’être qu’un faible objectif pour eux.

Mahomet accepta alors d’envoyer 200 hommes supplémentaires sous le commandement d’Abû Ubayda. Ayant rejoint Amru, Abû Ubayda voulut prendre le commandement mais Amru refusa et Abû Ubayda s’inclina. Avec cette force nouvelle, Amru traversa les territoires des tribus adverses recevant au passage leur serment d’allégeance. Amru put revenir à Médine avec le sentiment du devoir accompli bien qu’il n’eut pas l’occasion de combattre.

En novembre 629, Mahomet a donné à Abû Ubayda al-Jarrâh le commandement d’une expédition contre les Banû Juhayn qui vivaient au bord de la mer. Les musulmans se sont perdus et vinrent à manquer de vivres. Au début ils se contentaient de sucer des dattes mais quand elles vinrent à manquer à leur tour ils en furent réduits à secouer les arbres pour en mâcher les feuilles. Dieu vint au secours des égarés en faisant s’échouer un poisson si énorme que les musulmans purent s’en nourrir pendant plusieurs jours.

Puis ce fut la chair d’un animal nommé anbar qui a nourri tout le monde pendant 15 jours. Enfin ils se nourrirent des chameaux et rentrèrent à Médine sans avoir combattu

À la mort du prophète en 632 Abû Ubayda fut brièvement l’un des candidats proposés au titre de calife avec Omar, Alî et Abû Bakr qui fut finalement choisi.

En 634, Abû Ubayda s’est dirigé vers la Syrie à la tête d’une armée de renforts faites de volontaires récemment arrivés à Médine. Cette armée d’invasion qui allait bientôt compter 24 000 hommes, était formée de tribus bédouines choisissant leur chef. Elle était formée de quatre corps d’armée. Abu Ubayda commandait l’un d’eux.

L’empereur de Byzance, faute de finances n’avait pas pu verser les subsides habituels aux tribus arabes chargées de protéger ses frontières. L’entrée en Syrie des troupes musulmanes a été facilitée. Les populations syriennes sont restées spectatrices de l’invasion musulmane.

Abû Bakr avait assigné une province à chacun de ses généraux : Abu Ubayda avait reçu la province d’Homs [11]. Yazid ben Abî Sufyan reçut Damas. Amru ben al-Âs la Palestine [12]. La Jordanie [13] revenait à Churahbil ben Hasana. Se voyant devant une armée de 150 à 200 000 hommes les quatre généraux écrivirent à Abû Bakr qui demanda à Khâlid ibn al-Walîd de venir à leur aide. Kâlid pris la tête des opérations et massa les troupes musulmanes sur les rives de la rivière Yarmuk [14].

Dès sa prise de fonction le Calife Omar qui avait fait des reproches et s’était opposé à Khâlid ibn al-Walîd pendant le califat d’Abû Bakr, changea de chef des armées, remplaçant le vainqueur de la bataille du Yarmouk, par Abû Ubayda ben al-Jarrâh qui conserva Khâlid à son côté.

Les armées byzantines étaient à Damas et à Émèse [15] où l’empereur Héraclius se tenait en retrait.

Le siège de Damas dura plusieurs mois. Des machines de guerre y ont été utilisées pour envoyer des projectiles sur les habitants. Damas finit par se rendre en livrant la moitié de ses richesses aux troupes musulmanes en janvier 635 ou septembre 635. L’empereur byzantin se replia à Antioche ( [16]). En 637 Abû Ubayda prend Baysan [17], Tibériade [18]. Le sud de la Syrie est ainsi complètement sous le contrôle des musulmans.

Abû Ubayda reçut l’ordre de s’emparer d’Émèse. Les Byzantins renforcèrent les fortifications et une armée menée par Héraclius se déplaça d’Antioche à Édesse ( [19]) pour venir en aide à Émèse si nécessaire. Le siège d’Émèse commença en hiver. C’est un tremblement de terre qui vint en aide aux musulmans en écroulant une partie des fortifications.

Il restait deux villes à prendre : Chalcis [20] et Césarée [21]. Chalcis étant la plus proche elle fut conquise en premier en 636.

Pendant toute la 17ème année de l’hégire [22], il n’y eut pas de campagne de conquêtes car les musulmans étaient occupés à la construction de Koufa [23]. Une partie des chrétiens habitants de l’Irak s’étaient dirigés vers Émèse pour y rejoindre les Byzantins. Il y eut une armée de plus de 100 000 hommes sous les murs d’Émèse.

Aussitôt Abû Ubayda appela des renforts. Yazîd ibn Abî Sufyân vint de Damas Mu`âwîya ibn Abî Sufyân vint de Césarée et Khalid ibn al-Walid resta à Chalcis à réunir une armée en attendant les renforts venant d’Irak. Khâlid ben Walîd arriva enfin et il conseilla à Abû Ubayda de tenter une sortie. Une bataille de quatre jours s’engagea. 3 000 byzantins furent faits prisonniers. Trois jours après cette bataille l’armée d’Irak arriva enfin.

Une épidémie de peste ravagea la Syrie et en particulier le bourg d’Emmaüs [24]. Omar qui se dirigeait vers cette région de Syrie, fut informé de cette épidémie. Après avoir consulté différents compagnons, il décida de rebrousser chemin vers Médine. Abû Ubayda lui dit alors : « Fuis-tu le destin écrit par Dieu ? » Omar répondit : « Oui, nous fuyons le destin écrit par Dieu pour partir vers le destin écrit par Dieu. Regarde : si tes chameaux se rendaient dans une vallée qui a deux collines et que tu les menais paître dans la colline fertile, tu le ferais par le destin écrit par Dieu. Et si tu les menais paître dans la colline sèche, tu le ferais aussi par le destin écrit par Dieu » Cette épidémie fit cependant deux victimes importantes : Abû Ubayda et Yazîd ben Abî Sufyân en 639.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Abu Ubaidah ibn al-Jarrah »

Notes

[1] Personne qui croit en plusieurs dieux.

[2] Durant l’Empire ottoman, cette région fut un temps regroupée, comprenant les États actuels de la Syrie, d’Israël, du Liban, de la Jordanie et de la Palestine. Durant l’Antiquité, ces pays étaient distinctement la Phénicie, les royaumes d’Israël et de Juda, la province romaine de Judée puis de Palestine, l’Assyrie et une partie de la Mésopotamie occidentale. La Syrie fut occupée successivement par les Cananéens, les Phéniciens, les Hébreux, les Araméens, les Assyriens, les Babyloniens, les Perses, les Grecs, les Arméniens, les Romains, les Nabatéens, les Byzantins, les Arabes, et partiellement par les Croisés, par les Turcs Ottomans et enfin par les Français à qui la SDN confia un protectorat provisoire pour mettre en place, ainsi qu’au Liban, les conditions d’une future indépendance politique. La Syrie géographique est le lieu où seraient apparues les premières formes d’urbanisation

[3] Les Quraychites, sont les descendants de Quraysh. Ils appartiennent au groupe des Arabes adnanites qui se disaient descendants d’Adnan et par lui d’Ismaël. Les plus farouches adversaires de Mahomet se sont recrutés parmi les Quraychites. Un de ses oncles Abû Lahab qui fait l’objet de la condamnation divine dans la sourate CXI. Un autre adversaire déclaré est Abû Sufyân qui se convertit à l’islam au moment de la prise de la Mecque par les troupes musulmanes. Son fils Mu`âwîya sera le premier calife héréditaire, fondateur de la dynastie Omeyyade. Le 15 mars 624, le clan mecquois des Quraychites, qui avait contraint Mahomet à l’exil vers Médine deux ans auparavant, est défait par la petite troupe de Mahomet à la bataille de Badr, première bataille victorieuse de l’islam, devenue mythique.

[4] Éthiopie

[5] Négus parfois retranscrit negus, est un titre de noblesse éthiopien, équivalent de roi. Il apparaît pour la première fois sous l’ancien royaume d’Aksoum. Le titre de négus est par la suite porté simultanément par certains souverains locaux de l’Empire éthiopien, composé de différents royaumes : Choa, Godjam, Tigré notamment. Ce titre ne doit pas être confondu avec celui de Negusse Negest, porté par le « Roi des Rois », équivalent d’empereur.

[6] La Bataille de Khaybar ou Khaïbar a opposé, lors de la septième année de l’Hégire (628-629), Mahomet et ses fidèles aux Juifs vivant dans l’oasis de Khaybar, située à 150 kilomètres de Yathrib, actuelle Médine, dans la partie nord-ouest de la péninsule arabique, actuellement en Arabie saoudite. La ville était assez riche, bien fortifiée et majoritairement peuplée de juifs avant cette expédition. Au 7ème siècle, Khaybar était habitée par des juifs, qui furent les premiers à mettre en culture l’oasis. Vivant de la plantation de palmiers dattiers, du commerce, de l’artisanat, ils avaient réussi à accumuler une richesse considérable. Certains objets trouvés par les musulmans dans une redoute à Khaybar tels qu’un engin de siège, 20 balles d’habits yéménites et 500 capes, confirment une activité commerciale intense des juifs. Selon les sources musulmanes, les juifs vaincus négocièrent afin de demeurer à Khaybar et de continuer à pratiquer la religion juive, en échange de leurs biens (leur trésor) et du paiement d’un impôt (la moitié de leur récolte). Le sort des juifs de Khaybar diffère ainsi de celui des deux autres tribus juives de Médine, expulsées ou tuées, les Banu Nadir et les Banu Qurayza. Les habitants juifs de Khaybar furent donc épargnés.

[7] En 627, la bataille de la Tranchée est une des épisodes de la guerre entre le prophète Mahomet, exilé à Médine, et les habitants de La Mecque qui l’avaient contraint à l’exil en 622. Elle est aussi appelée bataille du Fossé, ou bataille des Coalisés, ce dernier nom se réfère à la sourate XXXIII intitulée Les Coalisés qui prophétise le déroulement et l’issue de la bataille. Elle fut très peu sanglante, la mêlée n’ayant pas eu lieu ; elle s’acheva par le retrait des troupes coalisées contre Mahomet, retrait obtenu par la ruse.

[8] Al-Hudaybiya (ou Houdaybiya) est le nom d’un lieu près de la Mecque qui a été donné à la trêve conclue en 628 entre le prophète Mahomet, ses partisans et les Quraychites, suite aux conflits qui ont commencé en 612.

[9] La bataille de Mu’tah a lieu en septembre 629 près du village de Mu’tah à l’est du Jourdain et d’al-Karak, entre une troupe de combattants musulmans dépêchée par le prophète Mahomet et une armée byzantine. Dans l’histoire musulmane, la bataille est due au meurtre d’un émissaire qui avait été envoyé vers un des chefs ghassanides. La bataille se solde par la victoire des troupes arabes commandés par Khalid ibn al-Walid de la tribu des Quraychites qui venait de se convertir à l’islam. Toutefois, certains historiens modernes prétendent que cette bataille n’était qu’une expédition visant à conquérir les territoires des arabes vivant à l’est de la Jordanie

[10] Médine est une ville d’Arabie saoudite, capitale de la province de Médine, située dans le Hedjaz. C’est là que vint s’installer en 622 à l’hégire le prophète de l’islam, Mahomet, après qu’il eut, selon le Coran, reçu l’ordre de Dieu de quitter La Mecque, ville distante de plus de 430 km. C’est aussi là qu’il mourut et fut enterré en 632. La ville abrite son tombeau dans la Masjid An Nabawi (mosquée du Prophète) ainsi que les premiers califes Abou Bakr et Omar, les autres personnes importantes de l’islam restant au cimetière Al-Baqi.

[11] Homs, anciennement Émèse est une ville de Syrie, située sur l’Oronte à la sortie d’un lac artificiel, au centre d’une plaine vaste et fertile qui s’étend, à environ 500 mètres d’altitude, au débouché septentrional de la vallée de la Bekaa. Ce site constitue un carrefour des axes qui relient Damas à Alep (à environ 140 et 170 km de Homs respectivement) et d’est en ouest, via une trouée naturelle dans la double barrière montagneuse qui longe le littoral levantin l’oasis de Palmyre (à 150 km) à la mer Méditerranée (les ports de Tartous et de Lattaquié sont à 80 et 120 km)

[12] Le nom Palestine désigne la région historique et géographique du Proche-Orient située entre la mer Méditerranée et le désert à l’est du Jourdain et au nord du Sinaï. Si le terme « Palestine » est attesté depuis le 5ème siècle av. jc par Hérodote, il est officiellement donné à la région par l’empereur Hadrien au 2ème siècle, désireux de punir les Juifs de leur révolte en 132-135. Elle est centrée sur les régions de la Galilée, de la Samarie et de la Judée. Ses limites sont au nord la Phénicie et le mont Liban et au sud la Philistie et l’Idumée. À l’époque des croisades, le Pérée au nord-est de la mer Morte, la Batanée et la Décapole au-delà du Jourdain y étaient attachés. La Palestine peut désigner le territoire situé uniquement à l’ouest du Jourdain. Historiquement, elle correspond à Canaan, à la Terre d’Israël et fait partie de la région de Syrie (Syrie-Palestine). Les Arabes, qui ont conquis la Palestine sur les Byzantins dans les années 630, divisent la province d’al-Sham en cinq districts (jund), dont l’un garde le nom de « Palestine » et s’étend du Sinaï jusqu’à Akko (connue par les Chrétiens sous le nom de Saint-Jean-d’Acre) ; son chef-lieu est d’abord Ludd (Lod) puis, dès 717, ar-Ramlah (Ramla) et plus tard Jérusalem. Les autres villes les plus importantes sont Rafah, Gaza, Jaffa, Césarée, Naplouse et Jéricho. Ce district de « Palestine » était bordé au nord et à l’est par celui de « Jordanie », al-Urdunn, qui avait pour capitale Tibériade et incluait Akko et Tyr. Les frontières entre ces deux districts ont plusieurs fois varié au cours de l’histoire. À partir du 10ème siècle, cette division a commencé à tomber en désuétude, pour faire place finalement au royaume chrétien de Jérusalem. Sous le gouvernement des Croisés, est fondé en 1099, le royaume latin de Jérusalem ; Jérusalem redevient capitale d’un État. Après la défaite et le départ des Croisés, aux 12ème et 13ème siècles, les jund (districts) arabo-musulmans sont réintroduits, mais leurs frontières sont sans cesse redéfinies.

[13] Pays d’Asie occidentale. Sa capitale est Amman. Son territoire est entouré à l’ouest par la Palestine et Israël, le long du Jourdain et de la mer Morte, au sud par l’Arabie saoudite, à l’est par l’Irak et au nord par la Syrie, avec en outre un accès sur le golfe d’Aqaba, celui-ci communiquant plus au sud avec la mer Rouge. Beaucoup de civilisations et de royaumes se sont succédé sur le sol jordanien, à cheval entre le croissant fertile et le désert d’Arabie. Certains peuples historiques y ont établi leurs capitales comme les Ammonites, les Édomites, les Moabites. D’autres civilisations ont également dominé cette région, tels les Akkadiens, les Assyriens, les Babyloniens, les Perses, ainsi que l’Égypte pharaonienne ou encore la dynastie juive hasmonéenne des Maccabées. La civilisation la plus connue en Jordanie a probablement été la civilisation nabatéenne qui y a laissé de riches vestiges archéologiques comme Pétra. L’alphabet arabe semble être né à Pétra. D’autres civilisations ont également régné en Jordanie comme les Macédoniens, les Romains, les Byzantins et les Ottomans. Dès le 7ème siècle, la région a été culturellement musulmane et arabe, à l’exception d’une brève période de domination par les croisés et sous le mandat britannique.

[14] La bataille du Yarmouk est une bataille majeure entre les forces musulmanes conduites par le Califat rachidun et les armées de l’Empire romain d’Orient. La bataille consiste en une série d’engagements qui s’étalent sur une durée de 6 jours en août 636, près de la rivière Yarmouk qui marque aujourd’hui la frontière entre la Syrie et la Jordanie, au sud-est de la mer de Galilée. La bataille est une grande victoire pour les musulmans qui mettent fin à la domination byzantine en Syrie.

[15] Homs

[16] Antakya

[17] C’est la seule ville de la Décapole située à l’ouest du Jourdain. Au 1er siècle, elle est appelée Scythopolis par l’écrivain juif Flavius Josèphe, alors que Pline l’Ancien la nomme Nysa. Les arabes et les croisés donnent au tel le nom de Baysan

[18] Tibériade est la capitale de la Galilée, dans le nord d’Israël. C’est une ville historique et touristique réputée. La cité antique est située dans la partie sud de l’agglomération d’aujourd’hui. Construite en 21 ap. jc par Hérode Antipas, un fils d’Hérode le Grand, la ville doit son nom à l’Empereur Tibère. Après la destruction du Temple de Jérusalem, le foyer de la vie spirituelle juive se transporte vers le nord et Tibériade devient la capitale d’Israël et le centre des études rabbiniques. La ville n’est pas citée dans le Nouveau testament. La ville est aussi un ancien évêché. La ville est prospère jusqu’au 11ème siècle, puis pâlit à l’époque des Croisés.] et Fahil[[Tabaqat Fahil autrefois appelée Pella et Bérénice appelée aussi Tell al-Hosn une des cités de la Décapole. Pella est dans la province jordanienne d’Irbid à 25 km au ouest-sud-ouest de la capitale provinciale Irbid et à 5 km à l’est du Jourdain. C’est à Pella, qu’au cours de la Grande révolte juive (66-70) ou après le meurtre de Jacques le Juste (61/62), qu’une petite partie du mouvement créé par Jésus se réfugie. Ils reviennent à Jérusalem vers 73, sous la direction de Siméon de Clopas, un cousin de Jésus, ce qui permet au mouvement de continuer à exister, alors que l’essentiel des nazôréens ont probablement été tués ou envoyés en esclavage dans le cours de la révolte ou dans la répression qui a suivi. En 635, les forces musulmanes battirent l’armée byzantine à la bataille de Fihl près de Pella et depuis cette date chrétiens et musulmans cohabitèrent dans la cité.

[19] Urfa en Turquie

[20] Hâdir Qinnasrîn ou al-`Iss en Syrie

[21] Césarée en Palestine

[22] 638

[23] Koufa ou Kûfa est une ville d’Irak, environ 170 km au sud de Bagdad, et à 10 km au Nord-est de Nadjaf. Elle est située sur les rives du fleuve Euphrate. C’est la deuxième ville de la province de Nadjaf. Avec Kerbala, et Nadjaf, Koufa est une des trois villes irakiennes de grande importance pour les musulmans chiites. Sur une décision du calife `Omar, Koufa a été construite pour être un pôle d’immigration arabe dans le sud de la Mésopotamie, et de devenir la capitale. Les Arabes recherchaient un endroit où ils ne souffriraient pas de maladies. À l’emplacement de Koufa, il y avait une ville Sassanide qui faisait partie d’une province perse. Les quartiers arabes de la ville ont été construits en 638, à peu près au même moment qu’à Bassora, quand les armées arabes combattaient les Sassanides. La ville fut construite en briques cuites. On commença par construire la mosquée au centre de la ville à 1,5 km de l’Euphrate. On creusa un réservoir d’eau prévu pour 20 000 habitants. La population de Koufa était formée d’immigrants arabes venant soit de la région de La Mecque, soit du sud de l’Arabie, Yémen et Hadramaout, certains d’entre eux étaient chrétiens ou juifs. En 655, les habitants de Koufa soutiennent `Alî contre le calife `Uthman.

[24] `Amwâs ou `Imwâs était un village palestinien situé à 12 km au sud-est de Ramla. Il fut complètement rasé durant la Guerre des Six Jours en 1967. Il est maintenant remplacé par un parc d’attractions appelé Canada Park. Le site d’`Imwâs fait partie des sites possibles de la ville d’Emmaüs citée dans un épisode du dernier chapitre de l’Évangile selon Luc.