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Mathieu II de Montmorency dit le Grand Connétable

dimanche 8 septembre 2019, par ljallamion

Mathieu II de Montmorency dit le Grand Connétable (mort en 1230)

Connétable de France en 1218

Mathieu II de Montmorency (Gravure, 1788.)Fils de Bouchard V de Montmorency seigneur de Montmorency [1] et de Laurence de Hainau [2], fille du comte Baudouin IV de Hainaut.

Petit-fils de Mathieu 1er de Montmorency , il était seigneur de Montmorency, d’Écouen [3], de Conflans-Sainte-Honorine [4], d’Acquigny [5] et d’Attichy [6].

Matthieu II est l’un des plus grands notables guerriers de son temps. Armé chevalier par Baudouin V, Comte de Hainaut, il participe à la conquête de la Normandie.

Philippe Auguste avait cité devant la cour des pairs de France Jean sans Terre, devenu roi d’Angleterre, pour le meurtre d’Arthur 1er, légitime héritier du trône de Bretagne. Après le refus de comparaître du roi Jean, le roi de France marcha sur la Normandie, dont il avait fait prononcer la confiscation, ainsi que toutes les autres possessions du roi d’Angleterre qui étaient situées en France. Mathieu suivit Philippe Auguste, et signala sa valeur principalement au siège et à la prise de la forteresse de Château-Gaillard [7] près des Andelys [8], le 6 mars 1204.

Après avoir été séparée près de 300 ans, et après la capitulation de Rouen le 24 juin 1204, toute la Normandie était conquise et réunie à la couronne de France.

Mathieu de Montmorency prit part à toutes les guerres jusqu’au 27 juillet 1214, date de la bataille de Bouvines [9] dont la victoire lui revenait en grande partie. Il commande l’aile droite de l’Ost [10] français en compagnie du Duc de Bourgogne et du Comte de Beaumont. Au cours de cette bataille, il enleva de sa main, selon la chronique de Flandres, douze étendards à l’armée impériale

La croisade contre les Albigeois [11] et le comte Raymond VI de Toulouse, commencée en 1209, durait toujours lorsqu’en 1215 Mathieu se joignit aux croisés et trouva plus d’une occasion de signaler son courage. Pendant cette campagne, il rehaussa en maintes occasion l’éclat de son titre de connétable [12] et en fit la première dignité du royaume.

Il épouse en 1218 Emma de Laval . Le roi de France voulait pourvoir d’une manière plus assurée à la succession de la baronnie de Laval [13]. Matthieu qui était veuf, avait de Gertrude de Nesle , sa première femme, des enfants qui devaient hériter de son nom. Il consentit donc à ce que le premier-né d’Emma prît le nom de Laval. Lui-même s’obligea à adopter celui de Guy de Laval dans tous les actes publics. Il signa en effet ainsi une donation qu’il fit plus tard à l’abbaye d’Evron [14], en présence d’Emma et d’ Havoise de Craon , sa belle-mère.

Sous le règne de Louis VIII, Mathieu jouit de la plus grande autorité. Il seconda le roi dans le projet qu’il avait de chasser de France les Anglais.

Alors que Louis VIII combattait les Albigeois, c’est lui qui était à la tête, en 1224, de l’armée royale durant la campagne de Saintonge [15] contre les Anglais. Il s’empara de Niort [16], de Saint-Jean-d’Angély [17], du Limousin [18], du Périgord [19], de l’Aunis [20] et de la Rochelle [21].

Il porta ensuite assistance au roi de France dans sa lutte contre les Cathares. Mathieu marcha contre eux et les combattit jusqu’à raccommodement qui eut lieu en 1226. Louis VIII n’existait déjà plus : à l’approche d’une mort prématurée, ce monarque, plein de confiance dans les talents et la fidélité de Montmorency, lui avait instamment recommandé son fils encore en bas âge.

Mathieu jura de soutenir l’enfant de son roi et de verser pour lui s’il le fallait, jusqu’à la dernière goutte de son sang. II eut bientôt l’occasion d’accomplir son serment quand les grands vassaux de la couronne crurent pouvoir profiter de la minorité du roi et de là régence d’une femme. Mais l’intrépide Blanche de Castille, aidée des conseils du légat du pape [22] et surtout de l’épée de Montmorency, les réduisit à l’obéissance et conserva dans toute son intégrité le pouvoir de son fils.

En 1227, Matthieu écrase les Comtes de La Marche [23] et de Champagne [24], attaque le Comte de Bretagne et s’empare de Bellême [25] en 1229, dans le Perche [26], puis pénètre en Anjou [27]. Il trépasse au retour et est enseveli en l’abbaye du Val [28] le 24 novembre 1230.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Thierry RIBALDONE : Châteaux et guerriers de la France au Moyen Age, Tome 3 Grandes Figures de la Chevalerie et Chevaliers Brigands, les barons de Montmorency (vers 950 - 1531), Ed. Publitotal Strasbourg 1981

Notes

[1] Montmorency est une commune française, chef-lieu de canton du Val-d’Oise, située à environ treize kilomètres au nord des portes de Paris, et vingt et un kilomètres par la route de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Elle prend au 12ème siècle le nom de Montmorency et s’attribue le titre de « Premiers barons chrétiens ». Une commune voisine non limitrophe, à six kilomètres à l’ouest environ à vol d’oiseau, porte le nom de la famille Bouchard : Le Plessis-Bouchardc . En attendant, ses descendants plus immédiats agrandissent leur domaine de Montmorency au détriment de celui de l’abbaye et diminuent l’influence de celle-ci en implantant des établissements religieux concurrents sur leurs terres. Ainsi Mathieu 1er de Montmorency fonde le prieuré de Bois-Saint-Père près du château de la Chasse et la collégiale Saint-Martin à Montmorency. Dans la même lancée, son fils Bouchard V établit les religieux de Grandmont dans la forêt de Montmorency. La protection qu’assure le château entraîne à sa proximité la création d’une première agglomération. Louis VI le Gros attaqua et prit Montmorency, puis en fit raser la forteresse pour punir la révolte du seigneur. Le château féodal est reconstruit en pierre au 12ème siècle, ainsi qu’une enceinte de 90 mètres qui ceint la petite ville.

[2] Le comté de Hainaut ou Hainau –est un ancien comté qui relevait du Saint Empire romain germanique, qui se trouvait en bordure du royaume de France.

[3] Écouen est une commune française située dans le département du Val-d’Oise. Écouen est le berceau de la célèbre famille de Montmorency, issue de Bouchard de Montmorency, qui devait y posséder un donjon. Dès le 12ème siècle, il est fait mention d’un castel appartenant aux Montmorency à Écouen

[4] Conflans-Sainte-Honorine est une commune française du département des Yvelines

[5] Acquigny est une commune française située dans le département de l’Eure. Acquigny était, avant la Révolution, une paroisse du diocèse d’Évreux, doyenné de Louviers, vicomté et élection de Pont-de-l’Arche, généralité de Rouen.

[6] Dès le 12ème siècle, la seigneurie d’Attichy est tenue par la maison de Montmorency, elle échoit en 1250 à la branche de Laval ; qui la conserve jusqu’à la mort sans descendance en 1408 de Guy III de Laval. Elle passe alors à la famille de La Roche-Guyon, avant d’être partagée en 1500 à la suite de la mort de Marie de La Roche-Guyon.

[7] Château-Gaillard est une forteresse militaire médiévale du 12ème siècle en ruine qui se situe au cœur du Vexin normand, à 100 km de Paris dans la commune des Andelys (Eure). Il est bâti sur une falaise de calcaire dominant un grand méandre de la Seine. Sa construction est liée à la volonté du roi d’Angleterre et duc de Normandie Richard Cœur de Lion qui a été son concepteur. Après la mort de Richard Cœur de Lion en avril 1199, son jeune frère Jean sans Terre lui succède sur le trône ducal. Philippe Auguste profite de ce changement de règne pour reprendre la conquête du duché de Normandie. Sous la pression du légat Pierre de Capoue, le roi conclut un traité de paix le 22 mai 1200, connu sous le nom de traité du Goulet. Philippe Auguste conserve ses dernières conquêtes, notamment le Vexin normand, à l’exception de Château-Gaillard. Cette paix est rompue en 1202. Le roi reprend l’offensive et en août 1203, il s’empare de l’île d’Andely (avec son fort) et du bourg de la Couture, abandonné par sa population. Non loin, les Anglo-Normands abandonnent sans combat le château du Vaudreuil puis c’est au tour du château de Radepont de tomber. L’estacade est détruite, rendant la navigation sur la Seine possible. La route de Rouen est ouverte pour les Français. Donc, quand en septembre, Philippe entreprend le siège du château, la forteresse n’est plus si indispensable à prendre. Elle reste toutefois pour le roi de France un symbole (c’est le château de Richard Cœur de Lion) à abattre.

[8] Les Andelys est une commune française située en région Normandie dans le département de l’Eure. La ville appartenait jadis aux archevêques de Rouen, mais elle fut cédée le 16 octobre 1197 au duc de Normandie Richard Cœur de Lion. À sa mort en 1199, elle passa à son frère Jean sans Terre, à qui Philippe-Auguste l’enleva en 1204.

[9] La bataille de Bouvines est une bataille qui se déroula le dimanche 27 juillet 1214 près de Bouvines, dans le comté de Flandre (aujourd’hui dans le département du Nord), en France, et opposant les troupes royales françaises de Philippe Auguste, renforcées par quelques milices communales et soutenues par Frédéric II de Hohenstaufen, à une coalition constituée de princes et seigneurs français, menée par Jean sans Terre, duc d’Aquitaine, de Normandie et roi d’Angleterre, et soutenue par l’empereur du Saint Empire Otton IV. La victoire est emportée par le roi de France et marque le début du déclin de la prédominance seigneuriale.

[10] Le terme ost ou host désignait l’armée en campagne à l’époque féodale et le service militaire que les vassaux devaient à leur suzerain au Moyen Âge. Dès le haut Moyen Âge, le service d’ost ou ost s’imposait à tous les hommes libres (« homines liberi »), appelés plus tard vavasseurs.

[11] La croisade des albigeois (1209-1229) (ou croisade contre les albigeois) est une croisade proclamée par l’Église catholique contre l’hérésie, principalement le catharisme et dans une faible mesure le valdéisme. Dès le 12ème siècle et le Concile de Lombers, les textes de l’époque parlent d’« hérésie albigeoise » sans que cette région soit plus cathare que ses voisines.L’hérésie était surtout implantée en Languedoc, lequel était dominé par deux familles, la maison de Toulouse et la maison Trencavel. N’ayant pas réussi à s’entendre pour faire front, le comte Raymond VI de Toulouse fait amende honorable et se croise, tandis que Raimond-Roger Trencavel se prépare à se défendre contre la croisade. Une fois Béziers et Carcassonne prises et le vicomte Trencavel emprisonné, les croisés désignent l’un des leurs, Simon de Montfort, pour poursuivre la lutte en 1209. Cette croisade évolue rapidement en guerre de conquête, d’abord pour le compte de Simon de Montfort, puis après la mort de ce dernier en 1218 et l’échec de son fils Amaury, pour le bénéfice de la couronne. Cela n’empêche pas la lutte contre le catharisme, d’abord sous la direction des évêques locaux, puis sous celle de l’Inquisition à partir de 1233. Finalement, les vicomtés de Carcassonne, d’Albi et de Béziers sont annexées au domaine royal en 1226 ; le comté de Toulouse passe à Alphonse de Poitiers, un frère de Saint Louis en 1249 et est annexé en 1271. Le Languedoc, qui se trouvait au début du 13ème siècle dans la sphère d’influence de la couronne d’Aragon est entièrement passé à la fin de ce siècle sous celle du roi de France. À cette époque, le catharisme est éradiqué en Languedoc, et seulement quelques cathares ont pu se réfugier en Lombardie

[12] Tirant son nom de son origine de “comte de l’étable”, le connétable a, au Moyen Âge, la charge de l’écurie et de l’organisation des voyages du roi. Au 14ème siècle, sa fonction évolue vers le commandement de l’armée en temps de guerre et le conseil militaire du roi en temps de paix. Du Guesclin, Clisson, Bourbon… font partie des grands connétables de France. Supprimée en 1627, la charge de connétable est rétablie par Napoléon 1er en 1804 pour son frère Louis.

[13] La baronnie de Laval est un ancien territoire situé à la frontière entre le duché de Bretagne et le comté du Maine. Sa capitale était Laval. Seigneurie puissante et influente, cette baronnie fut érigée en comté en 1429, récompensant ainsi l’aide apportée par ses seigneurs aux rois de France, au cours de la guerre de Cent Ans.

[14] L’abbaye Notre-Dame de l’Épine d’Évron est une ancienne abbaye bénédictine fondée à Évron, dans le département de la Mayenne en France, maintenant siège de la Communauté Saint-Martin, association de prêtres et de diacres vivant leur apostolat en communauté.

[15] La Saintonge est une ancienne province française dont les limites ont plusieurs fois varié avec le temps. Partie intégrante de la province romaine d’Aquitaine ou Aquitania durant l’antiquité (Saintes devenant la première capitale de ce vaste ensemble), elle est ensuite placée selon les époques dans la mouvance des rois et ducs d’Aquitaine, des comtes d’Anjou puis des comtes de Poitiers ramnulfides, avant d’être de nouveau intégrée au duché d’Aquitaine pour plusieurs siècles.

[16] Niort est une commune du centre-ouest de la France, chef-lieu du département des Deux-Sèvres. En 1203, Aliénor accorde aux Niortais une charte de franchise. Son royal époux, Henri II puis son fils Richard Cœur de Lion, fortifient la citadelle avec un château et une enceinte qui avait une longueur de 2 800 mètres, soit presque le double de celle de Carcassonne. Seul subsiste aujourd’hui l’imposant donjon double et quelques traces de fondations place Saint-Jean. En 1224 le connétable Mathieu II de Montmorency ramène la ville dans le giron français pour le compte de Louis VIII. En 1244, Niort résiste à un assaut du comte de Derby en septembre 1346 (guerre de Cent Ans). Elle repasse néanmoins sous bannière anglaise à la signature du traité de Brétigny, en 1360. La ville est devenue « port franc » en 1285, permettant la poursuite de son développement économique et commercial.

[17] Saint-Jean-d’Angély est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime, chef-lieu de l’un des cinq arrondissements du département. Entre le 12ème siècle et le 15ème siècle, la ville est tantôt anglaise tantôt française. Des libertés communales sont octroyées à la ville par Aliénor d’Aquitaine et son fils Jean sans Terre en 1199 puis par Philippe Auguste en 1204. Elle est assiégée par les troupes de Jean II le Bon en 1351.

[18] Le Limousin est une ancienne région administrative, issue d’une région historique et culturelle française et qui était composée des trois départements de la Corrèze (19), de la Creuse (23) et de la Haute-Vienne (87). Elle est située en totalité dans la partie nord-ouest du Massif central. Ses frontières sont à peu de chose près les mêmes que celles de la cité gallo-romaine des Lémovices. Faisant intégralement partie de l’Occitanie historique dont elle constitue une bordure septentrionale, la région administrative Limousin était principalement issue du regroupement des anciennes provinces du Limousin et de la Marche, mais elle correspondait surtout à l’ancien diocèse de Limoges, lui-même calqué sur la cité des Lémovices. L’ancien comté carolingien de Limoges occupait aussi le même espace. La province fut, de l’Antiquité au 12ème siècle, une composante essentielle de l’Aquitaine.

[19] Le Périgord est un ancien comté qui recouvrait approximativement l’actuel département français de la Dordogne. Le Périgord est apparue sous Charlemagne. Le comté était la base des divisions territoriales réalisées pour délimiter un « pagus », dont l’administration civile était confiée à un comte nommé par l’empereur. Ce vassal avait délégation de pouvoir pour administrer une cité et tous les « pagi » qui s’y rattachaient. Le premier d’entre eux nommé par Charlemagne, pour le Périgord, fut Wildbade en 778. En 1360, le Périgord passe sous souveraineté anglaise par le traité de Brétigny. Charles d’Orléans, comte de Périgord est fait prisonnier à l’issue de la bataille d’Azincourt, en 1415. Il reste prisonnier en Angleterre jusqu’en 1440. Le 14 décembre 1430, Charles d’Orléans donne à son frère naturel Jean, bâtard d’Orléans, futur comte de Dunois, le comté de Périgord en échange de celui de Porcien. Mais cette donation était peut-être fictive. Finalement, le 4 mars 1438, pour se procurer les fonds nécessaires à sa rançon, Charles d’Orléans vend le comté à Jean de Châtillon dit Jean de L’Aigle, fils de Jean 1er de Châtillon, seigneur de Laigle, comte de Penthièvre, vicomte de Limoges, moyennant la somme de 16 000 réaux d’or et 10 000 florins qui étaient dus par feu Louis d’Orléans à Olivier de Clisson, dont Jean de Bretagne était héritier.

[20] L’Aunis est une région historique et culturelle française, correspondant à une ancienne province et dont la capitale est La Rochelle, celle-ci ayant succédé à Castrum Allionis (Châtelaillon), l’ancienne capitale qui a vraisemblablement donné son nom à la province. Le territoire de l’Aunis, qui était la plus petite province de France pour ce qui est de la superficie, correspond de nos jours au quart nord-ouest du département de la Charente-Maritime. Cette province a été officiellement reconnue par le roi Charles V en 1374

[21] Le siège de La Rochelle, ordonné par Louis VIII et mené par Mathieu II de Montmorency, commence le 15 juillet 1224 et se termine par le retour de La Rochelle sous la couronne de France le 3 août 1224.

[22] Le légat apostolique, ou plus communément légat du pape, ou légat pontifical, est un représentant extraordinaire du pape chargé d’une mission spécifique, généralement diplomatique. Il se distingue en cela du nonce apostolique qui est un ambassadeur permanent du Saint-Siège auprès des gouvernements étrangers.

[23] Le comté de la Marche apparaît au nord du Limousin à la fin du 10ème siècle et dure jusqu’à la Révolution française. Il passe entre les mains de différentes familles avant d’être détenu à partir de 1525 par la famille royale.

[24] Le comté de Champagne et de Brie est issu de la réunion des terres de la dynastie des Thibaldiens, c’est-à-dire la branche issue de Thibaut « le Tricheur » (Thibaud 1er de Blois) : comté de Meaux, comté de Troyes. Le comté de Champagne est rattaché au domaine royal par le mariage de Jeanne de Navarre, comtesse de Champagne, et du dauphin Philippe le Bel en 1284. Le rattachement est rendu définitif par leur fils Louis X le Hutin.

[25] Bellême est une commune française, située dans le département de l’Orne. Bellême fut la capitale de la seigneurie de Bellême du 10ème siècle jusqu’à l’an 1113. Henri 1er, roi d’Angleterre et duc de Normandie, la prit en 1114, Saint Louis en 1228, les Bourguignons en 1413, les Anglais en 1424 et Jean II, duc d’Alençon, en 1449. L’un des épisodes marquants de la localité fut le siège de Bellême par Blanche de Castille, régente du petit Louis IX, le futur Saint Louis, pour la soutirer au breton Pierre Mauclerc

[26] Le comté du Perche est issu de l’union de deux seigneuries : celle de Mortagne-au-Perche, et celle de Nogent-le-Rotrou. Les seigneurs de Mortagne furent parfois qualifiés de comtes, mais pas de manière systématique. Ce fut le comte Geoffroy de Mortagne qui adopta le titre de comte du Perche, à la fin du XIIe siècle. À la mort de l’évêque Guillaume du Perche, en 1226, le comté fut réuni à la Couronne. Plus tard il fut donné en apanage à des princes du sang.

[27] Dans l’histoire de l’Anjou, le comté d’Anjou émerge au 10ème siècle en conséquence de la dislocation du royaume carolingien. Il devient l’une des plus importantes principautés du royaume de France aux 11ème et 12ème siècles. En 1204, le roi de France Philippe Auguste met la main sur le comté. Celui-ci retrouve une certaine autonomie à partir du règne de Saint Louis en tant qu’apanage. L’Anjou est érigé en duché au début de la guerre de Cent Ans.

[28] L’abbaye Notre-Dame du Val est une ancienne abbaye cistercienne située sur le territoire des communes de Mériel et Villiers-Adam dans le Val-d’Oise, à trente kilomètres au nord de Paris. Elle est la plus ancienne fondation cistercienne d’Île-de-France, dès 1125, soit plus d’un siècle avant les abbayes voisines de Royaumont et de Maubuisson.