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Nabor de Lodi

vendredi 30 août 2019

Nabor de Lodi

Légionnaire chrétien de l’armée de Maxence

Il est mort martyr sous Dioclétien, avec un compagnon, Félix de Lodi , à Lodi [1], le 12 juin 304, sur l’ordre du préfet Aurelius.

Ses reliques et celles de son compagnon Félix ont été découvertes par saint Ambroise dans une église de Milan [2] où il découvrit aussi les reliques de saint Gervais et saint Protais . Les reliques de saint Nabor ont été rapportées de Rome en 766 par saint Chrodegang, évêque de Metz [3] qui les confia à une abbaye bénédictine.

Le martyr devint le saint patron de la bourgade et lui donna son nom originel de Saint-Nabor. Ce nom s’est transformé par la suite en Saint-Avold [4] mais les habitants sont toujours appelés Naboriens.

Plusieurs localités de la région reçoivent également des reliques du saint, comme la chapelle de la villa Columbaria [5], future église Saint-Nabor [6].

Une légende raconte l’histoire d’un chameau envoyé par Hugues, comte de Bourgogne, et un des descendants du duc Adalric, qui devait transporter une partie des reliques de saint Nabor au plus loin et qui fit une pause au village de Saint-Nabor dans le Bas-Rhin, avant de s’arrêter un peu plus haut au monastère Niedermunster [7] du mont Sainte-Odile [8].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de histoire de Saints Nabor et Félix », sur nominis.cef.fr (consulté le 11 juin 2019).

Notes

[1] Lodi est une ville, chef-lieu de la province de même nom en Lombardie (Italie). Lodi est un village celtique, appelé à l’époque romaine, à partir de 89 av. jc, "Laus Pompeia" probablement en l’honneur du consul Gnaeus Pompeius Strabo. La position de cette localité permit à de nombreux Gaulois de la Gaule cisalpine d’obtenir la citoyenneté romaine. Lodi devint le siège d’un diocèse au 3ème siècle et le premier évêque, Saint Bassian (San Bassiano), fut le saint patron de la ville.

[2] Milan est une ville d’Italie située au nord de la péninsule, à proximité des Alpes. Chef-lieu de la région Lombardie, située au milieu de la plaine du Pô. Milan est créée par des Celtes, les Insubres, une tribu probablement autochtone qui faisait partie à l’époque préhistorique de la culture de Golasecca. D’après Tite-Live, la ville aurait été fondée par des Gaulois, les Bituriges, emmenés par Bellovesos, neveu du roi mythique Ambigatos. Après la conquête définitive, la romanisation des Insubres s’avéra profonde et relativement rapide, en 89 av. jc les habitants de la région obtiennent la citoyenneté latine (Lex Pompeia) et finalement en 49 av. jc la pleine citoyenneté romaine (Lex Roscia). L’importance militaire, politique et économique permet à la ville de Milan de recevoir le titre de municipalité puis de colonie romaine. En 286, l’empereur Dioclétien divise l’Empire en deux parties ; la capitale de l’Empire romain d’Occident est déplacée à Milan, celle d’Orient à Nicomédie.

[3] Fondé vers le 3ème siècle, l’évêché de Metz a longtemps été une entité à la fois politiquement puissante et riche. Opposé à la bourgeoisie messine puis soumis à l’influence du royaume de France, il va progressivement perdre son poids économique puis son influence politique. Aujourd’hui l’évêque de Metz a la particularité d’être l’un des deux seuls évêques catholiques au monde à ne pas être formellement nommés par le Pape, mais par un pouvoir temporel (le concordat en Alsace-Moselle confiant au président de la République française la nomination de l’évêque de Metz et de l’archevêque de Strasbourg).

[4] Saint-Avold est une commune française située dans le département de la Moselle. Un moine irlandais du nom de Fridolin de Säckingen, venant de Poitiers en 509, crée un oratoire nommé Hilariacum, à l’emplacement de Saint-Avold, avant de fonder le monastère de Sickingen. Saint Sigebaud, évêque de Metz, fait construire vers 720 une abbaye sous le vocable de Saint-Pierre. Saint Chrodegang, évêque de Metz, ministre de Charles Martel et Pépin le Bref, y introduit la règle bénédictine de saint Benoît. Il permet, lors d’un voyage à Rome, le 24 août 765, de transférer les reliques de saint Nabor.

[5] Colombey est un ancien village ainsi qu’une ancienne seigneurie et paroisse du Pays messin. Commune éphémère du département de la Moselle, elle est annexée en 1812 à la commune de Coincy. Le village a disparu entièrement. Les caves et fondations du château de Colombey, brulé en 1870, subsistent dans le parc à bestiaux de l’exploitation agricole reconstruite au 20ème siècle. Les ruines de l’église Saint-Nabor, ancienne chapelle castrale, se trouvent en bordure de forêt en allant vers Coincy.

[6] L’église Saint-Nabor de Colombey est un petit édifice religieux en ruine de la commune de Coincy. C’est une ancienne chapelle castrale devenue siège d’une paroisse desservant Aubigny, Coincy et Colombey durant plusieurs siècles. La terrasse de l’église est dressée au-dessus du ruisseau de Vallière, en lisière de forêt, le long de l’ancienne route allant de Colombey à Coincy.

[7] L’abbaye Sainte-Marie de Niedermunster située à 511 mètres d’altitude, au pied du mont Sainte-Odile a été fondée par sainte Odile vers 700 pour accueillir les pèlerins qui ne pouvaient pas accéder à celui du mont Sainte-Odile. Jusqu’à la fin du 12ème siècle, les abbayes de Hohenbourg (mont Sainte-Odile) et de Niedermunster possédaient en indivision le même patrimoine, puis ont fonctionné séparément à partir du 13ème siècle. En 1542, l’abbaye passe dans le domaine du Grand Chapitre de la cathédrale de Strasbourg.

[8] Le mont Sainte-Odile est un mont vosgien, situé à Ottrott dans le département du Bas-Rhin, culminant à 764 mètres d’altitude. Il est surmonté par l’abbaye de Hohenbourg, couvent qui surplombe la plaine d’Alsace, fondé par sainte Odile, patronne de l’Alsace, fille du duc d’Etichon.