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Jean II Jouvenel des Ursins

samedi 22 avril 2017 (Date de rédaction antérieure : 24 mars 2017).

Jean II Jouvenel des Ursins (1388-1473)

Historien-Diplomate et prélat français

Fils de Jean Jouvenel des Ursins et de Michelle de Vitry. Il étudia le droit civil et canonique, et fit une carrière dans les ordres et dans la diplomatie.

En 1429 avocat du roi, chapelain du roi, archiprêtre de Carmaing, doyen d’Avranches [1], à l’évêché de Beauvais [2] il succédera à l’évêque Pierre Cauchon, en 1432.

En 1444, il est nommé évêque de Laon [3] et en 1449, il remplace son frère Jacques archevêque de Reims [4]. Il se montra habile dans les négociations. Il présida le procès chargé de la réhabilitation de Jeanne d’Arc.

Le 15 août 1461, il sacra le roi Louis XI en la cathédrale de Reims. Il fut aussi historien.

C’est Jean II Jouvenel des Ursins qui latinisa le nom de Jouvenel en Juvénal et ajouta le nom d’Ursins (Orsini).

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Pierre-Louis Péchenard, Jean Juvénal des Ursins : historien de Charles VI, Évêque de Beauvais et de Laon, Archevêque-Duc de Reims : étude sur sa vie & ses œuvres, thèse de doctorat ès-lettres, Paris : E. Thorin, 1876

Notes

[1] Avranches est une commune française située dans le département de la Manche en Normandie. La vicomté d’Avranches est arrachée au comte de Chester impuissant ; comme tous les seigneurs anglo-normands refusant de reconnaître l’autorité nouvelle du roi de France, Ranulf perd toutes ses prérogatives et possessions normandes. De 1226 à 1234, l’Angleterre refuse cette annexion forcée et tente de reprendre pied sur le sol normand en exerçant un harcèlement constant depuis les marches de Bretagne en direction des places fortes de Saint-James et Pontorson. Puis, en 1232, saint Louis obtient de la noblesse du Cotentin, et plus particulièrement la famille Paisnel d’Avranches, qu’elle se ligue contre une Bretagne orientale sous domination militaire anglaise. En 1236, afin de verrouiller définitivement ce secteur de Normandie et surtout de se prémunir contre d’éventuelles agressions étrangères, le roi de France rachète la vicomté d’Avranches ; le roi, qui séjourne à deux reprises dans la cité en 1256 et 1269, s’attache à lui redonner l’apparence d’une place forte désormais royale en la dotant de nouveaux remparts entourés de fossés.

[2] Le diocèse de Beauvais est un diocèse de l’Église catholique en France. Érigé au 4ème siècle, il est le diocèse historique du Beauvaisis, pays traditionnel de Picardie. Supprimé en 1801, il est rétabli dès 1822. Il couvre le département de l’Oise. Il est suffragant de l’archidiocèse métropolitain de Reims. Depuis 1851, les évêques de Beauvais relèvent les titres d’évêques de Noyon et de Senlis. Sous l’Ancien Régime, l’évêque de Beauvais était le premier comte et pair ecclésiastique du Royaume. À ce titre, il assistait l’archevêque de Reims lors du sacre des rois de France et portait le manteau royal que recevait le nouveau roi.

[3] L’évêché de Laon a été fondé au 4ème siècle. C’est l’un des diocèses les plus prestigieux jusqu’à la Révolution française. Il englobe le nord du département sauf le Vermandois qui appartient au diocèse de Noyon. Avant sa fondation, le diocèse de Laon a été évangélisé par Saint-Bienheuré envoyé en tant que missionnaire à une date inconnue. Le diocèse a été créé à partir d’une partie de l’archidiocèse de Reims en 487 par Saint Rémi qui confie le diocèse à l’un de ces neveux, Saint Génebaud. L’évêque de Laon est un pair de France en l’an 1300 et il est à la tête d’un duché-pairie. Lors des sacres des rois de France, il a une fonction importante car c’est lui qui porte la Sainte Ampoule.

[4] Le diocèse de Reims a été érigé au 3ème siècle et a été élevé en archevêché dès le 4ème siècle. Une des prérogatives des archevêques de Reims fut de sacrer les rois de France, avec l’huile de la Sainte Ampoule. Dans la cathédrale de Reims, de Henri 1er à Charles X, trente rois de France furent sacrés en ces lieux.