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Abaris dit Abaris le Scythe ou Abaris l’Hyperboréen

mercredi 25 mai 2016, par ljallamion

Abaris dit Abaris le Scythe ou Abaris l’Hyperboréen

Personnage semi-légendaire de la Grèce antique

Le continent hyperboréen sur une carte de Gérard Mercator datant de 1595.Prêtre d’Apollon hyperboréen [1], probablement chamane [2], actif vers 568 av. jc. Abaris vivait avant la guerre de Troie [3], ou du temps de Pythagore. D’après la Souda [4], comme de nombreux peuples envoyaient des ambassadeurs auprès des Athéniens, on dit qu’Abaris fut l’envoyé des Hyperboréens, au cours de la 53ème olympiade (568/565 av.jc).

Selon Lycurgue, Abaris, après qu’il eut été possédé du dieu, parcourut la Grèce avec une flèche, et prononça des oracles et des discours divinatoires. Abaris, lors d’une famine chez les Hyperboréens, partit et devint le mercenaire d’Apollon. Après qu’il eut appris de lui les réponses oraculaires, il parcourut la Grèce, tenant la flèche, symbole d’Apollon, et rendit des oracles.

Scythe ou hyperboréen, il voyage par toute la Grèce, et se fait surtout admirer à Athènes. On disait qu’il avait reçu d’Apollon une flèche volante avec laquelle il traversait les airs, et le don de divination ; on lui attribuait aussi de très grandes connaissances en médecine, et Platon le regarde comme un grand maître dans l’art des incantations. C’est un représentant de la sagesse des barbares, dont les contemporains d’Hérodote commençaient déjà à s’éprendre, et des purifications mystiques, chères aux orphéotélestes [5] et aux pythagoriciens [6].

On faisait circuler sous son nom quantité d’ouvrages apocryphes, entre autres des Catharmes ou formules expiatoires, des Oracles scythiques, une Théogonie en prose etc.

Selon Hérodote, Abaris cumule les pouvoirs merveilleux : d’une part, comme chamane, il détache l’âme (symbolisée par la flèche) de son corps, d’autre part il est capable d’inédie [7].

Selon Platon, en magicien, il lance des incantations. Les Grecs en faisaient une école, qui anticipait le pythagorisme.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de G. Colli, La sagesse grecque, t. I : Dionysos. Apollon. Éleusis. Orphée. Musée. Hyperboréens. Énigme. (1977), trad., Éditions de l’Éclat, 1990,

Notes

[1] Les Hyperboréens sont un peuple mythique de l’Antiquité. Au sens étymologique, ce sont ceux qui vivent « par-delà les souffles du froid Borée

[2] Le chaman, chamane ou encore shaman, est un être humain qui se présente comme l’intermédiaire ou l’être intercesseur entre l’humanité et les esprits de la nature. Il a une perception du monde que l’on qualifie aujourd’hui d’holistique dans son sens commun ou animiste. Le chaman est à la fois « sage, thérapeute, conseiller, guérisseur et voyant ». Il « est » l’initié ou le dépositaire de la culture, des croyances, des pratiques du chamanisme, et d’une forme potentielle de « secret culturel ». On le trouve principalement dans les sociétés traditionnelles ancestrales où il arbore des parures et pratique dans le secret.

[3] La guerre de Troie est un conflit légendaire de la mythologie grecque, dont l’historicité est controversée. Elle est parfois appelée Deuxième guerre de Troie en référence à l’expédition menée contre la cité par Héraclès après la quête de la Toison d’or que certains nomment Première guerre de Troie.

[4] La Souda est une encyclopédie grecque de la fin du 10ème siècle. C’est un ouvrage de référence, en particulier pour les citations, très souvent utilisé dans les travaux portant sur l’Antiquité. Le nom de l’ouvrage, la date de sa rédaction, l’identité de son ou de ses auteurs ont posé de délicats problèmes aux chercheurs.

[5] L’orphisme était un courant religieux de la Grèce antique connu par un ensemble de textes et d’hymnes, ainsi que par quelques attestations archéologiques : outre Les Lamelles d’or, on en connaît certaines représentations ou descriptions au travers de gravures, tablettes ou autres vestiges retrouvés dans des tombes. Le mythe d’Orphée, d’origine obscure et très ancienne, dont l’épisode le plus célèbre est la descente aux Enfers du héros à la recherche de son épouse Eurydice, donna naissance à une théologie initiatique.

[6] L’école pythagoricienne est une école philosophique de l’Antiquité fondée par Pythagore. Elle dure neuf ou dix générations. Les derniers pythagoriciens sont Xénophile de Chalcis, Phanton de Phlionte, Échécrate de Phlionte, Dioclès de Phlionte et Polymnastos.

[7] c’est-à-dire de vivre sans se nourrir