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Jacques Stuart dit Jacques II d’Angleterre

jeudi 23 juillet 2015

Jacques Stuart dit Jacques II d’Angleterre (1633-1701)

Roi d’Angleterre et d’Irlande-Roi d’Écosse sous le nom de Jacques VII

Jacques est né au palais St. James de Londres [1]. Second fils du roi Charles 1er et de Henriette Marie de France. Jacques fut éduqué par des tuteurs avec son frère aîné, le futur roi Charles II et les deux fils du duc de Buckingham, George et Francis Villiers.

Jacques fut nommé au sein de l’ordre de la Jarretière [2] en 1642 et fait duc d’York le 22 janvier 1644. Alors que l’opposition entre le roi et le parlement d’Angleterre dégénérait en guerre civile, Jacques resta dans le bastion royaliste d’Oxford. Lorsque la ville tomba aux mains des parlementaires en 1646, Jacques fut enfermé dans le palais St. James. En 1648, il s’échappa du palais et rejoignit secrètement La Haye dans les Provinces-Unies.

Lorsque Charles 1er fut décapité par les rebelles en 1649, son frère aîné fut proclamé roi par les royalistes sous le nom de Charles II. Il fut reconnu par les parlements d’Écosse et d’Irlande et couronné roi d’Écosse à Scone en 1651. Même s’il fut proclamé roi à Jersey, Charles II ne parvint pas à sécuriser la couronne d’Angleterre et se réfugia en France.

Comme son frère, Jacques rejoignit la France et servit dans l’armée française sous le commandement de Turenne contre les frondeurs puis contre leurs alliés espagnols. En 1656, quand Charles II forma une alliance avec l’Espagne alors en guerre contre la France, Jacques fut expulsé de France et obligé de quitter l’armée de Turenne.

Jacques s’opposa à son frère au sujet de cette alliance mais les deux hommes avaient peu d’influence sur la scène diplomatique. Jacques se rendit finalement à Bruges où avec son jeune frère Henry Stuart , duc de Gloucester il rejoignit l’armée espagnole menée par le prince de Condé et affronta ses anciens compagnons français lors de la bataille des Dunes [3].

Au sein de l’armée espagnole, Jacques se rapprocha de deux frères catholiques irlandais de l’entourage royal, Peter et Richard Talbot et s’éloigna des conseillers anglicans de son frère. En 1659, les Français et les Espagnols signèrent le traité des Pyrénées [4]. Doutant des chances de son frère de recouvrer son trône, Jacques envisagea d’accepter l’offre de devenir amiral dans la flotte espagnole. Il déclina la proposition l’année suivante car la situation en Angleterre s’était stabilisée et Charles II fut proclamé roi.

Après la démission de Richard Cromwell de la fonction de Lord Protecteur en 1659 et l’effondrement du Commonwealth d’Angleterre en 1660, la monarchie anglaise fut rétablie avec Charles II à sa tête. Même si Jacques était l’héritier présomptif, il semblait peu probable qu’il devienne roi à son tour car Charles II était jeune et aurait certainement des enfants. Lors de la restauration de son frère, Jacques fut fait duc d’Albany en Écosse et porta ce titre avec celui de duc d’York.

À son retour en Angleterre, Jacques provoqua une controverse en annonçant ses fiançailles avec Anne Hyde , la fille du principal conseiller du roi, Edward Hyde . Ils s’étaient secrètement mariés en 1659 et Anne était tombée enceinte en 1660 mais après la Restauration, aucun membre de la cour ne s’attendait à ce qu’un prince épouse une roturière. Malgré les nombreuses réticences, y compris celles d’Edward Hyde, Jacques et Anne se marièrent officiellement le 3 septembre 1660 à Londres. Cette dernière décèdera quelques années plus tard.

Après la Restauration, Jacques fut nommé Lord Grand Amiral et commanda la Royal Navy durant les deuxième [5] et troisième guerres anglo-néerlandaise [6]. À la suite du raid sur la Medway [7] de 1667, Jacques supervisa la modernisation des fortifications de la côte sud. La fonction de Lord Grand Amiral, associée à ses revenus issus du service postal et des taxes sur les vins accordés par Charles II au moment de la Restauration, donna à Jacques les moyens d’entretenir une large cour.

En 1664, les Anglais s’emparèrent de la colonie hollandaise de Nouvelle-Néerlande et de son port principal, Nouvelle-Amsterdam. Charles II accorda ces territoires américains situés entre les fleuves Delaware et Connecticut à son frère. En l’honneur du prince Jacques d’York, ils furent respectivement renommés province et ville de New York. Jacques céda le contrôle de la colonie à George de Carteret et John Berkeley . Fort Orange situé à 240 km au nord sur le fleuve Hudson fut renommé Albany d’après le titre écossais de Jacques. En 1683, il devint gouverneur de la Compagnie de la Baie d’Hudson [8] mais resta à l’écart de sa gestion. Jacques présida également la Compagnie royale d’Afrique [9] impliquée dans la traite négrière.

Durant son séjour en France, Jacques avait découvert les croyances et les cérémonies catholiques et son épouse et lui furent attirés par cette religion. Jacques reçut l’eucharistie au sein de l’église catholique en 1668 ou 1669 mais sa conversion fut gardée secrète quelque temps et il continua d’assister aux messes anglicanes jusqu’en 1676. Malgré cela, Jacques continua de fréquenter essentiellement des anglicans comme John Churchill , 1er duc de Marlborough, George Legge et des protestants français comme Louis de Duras .

Les inquiétudes concernant l’influence catholique à la cour royale poussèrent le parlement d’Angleterre à adopter un nouveau Test Act [10] en 1673. Selon ce texte, tous les responsables civils et militaires devaient prêter un serment par lequel ils reniaient la doctrine de la transsubstantiation et d’autres doctrines catholiques et devaient recevoir l’eucharistie selon les règles de l’Église d’Angleterre. Jacques refusa ces conditions et préféra abandonner sa fonction de Lord Grand Amiral ; sa conversion fut par conséquent rendue publique.

Charles II s’opposa à la conversion et ordonna que les filles de Jacques soient élevées dans la foi protestante. Il autorisa néanmoins Jacques à épouser la princesse italienne catholique Marie de Modène alors âgée de quinze ans. Jacques et Marie furent mariés par procuration lors d’une cérémonie catholique le 20 septembre 1673. Le 21 novembre, Marie arriva en Angleterre et l’évêque d’Oxford, Nathaniel Crew, réalisa une brève cérémonie anglicane qui reconnut simplement le mariage catholique. De nombreux britanniques considéraient la nouvelle duchesse d’York comme une espionne au service du pape Clément X .

En 1677, Jacques accepta à contrecœur le mariage de sa fille Marie au prince protestant Guillaume III d’Orange après que l’union ait été décidée par Charles II et Guillaume III. Malgré ce mariage protestant, les craintes anglaises concernant la possible instauration d’une dynastie catholique furent exacerbées par le fait que Charles II et son épouse Catherine de Bragance ne parvenaient pas à avoir d’enfants. Titus Oates , un prêtre anglican défroqué, évoqua l’existence d’un prétendu « complot papiste » visant à assassiner Charles II pour permettre l’accession au trône du duc d’York. Ces fausses accusations entraînèrent une vague d’hystérie anti-catholique dans le royaume.

En Angleterre, le comte de Shaftesbury Anthony Ashley-Cooper , un ancien ministre et meneur des opposants aux catholiques, tenta d’évincer Jacques de l’ordre de succession. Certains parlementaires proposèrent même que la couronne soit transmise au fils illégitime de Charles II, James Scott , 1er duc de Monmouth. En 1679, craignant le passage de l’Exclusion Bill [11], Charles II dissout le Parlement. Deux nouvelles assemblées élues en 1680 et 1681 furent également dissoutes pour la même raison. La crise liée à cette législation contribua au développement du système bipartisan anglais entre les whigs défendant l’Exclusion Bill et les tories qui y étaient opposés. Finalement, la succession ne fut pas modifiée mais Jacques fut convaincu de se retirer des organismes législatifs et d’accepter un rôle réduit dans le gouvernement de son frère.

Sur les ordres du roi, Jacques quitta l’Angleterre et se rendit à Bruxelles. En 1680, il fut nommé Lord Haut Commissaire d’Écosse et s’installa au palais de Holyrood d’Édimbourg [12] pour réprimer un soulèvement et superviser l’administration. Jacques retourna quelque temps en Angleterre car Charles II était gravement malade et semblait proche de la mort. L’hystérie anti-catholique s’apaisa mais les relations de Jacques avec de nombreux membres du parlement anglais dont Thomas Osborne, 1er duc de Leeds, un ancien allié, restèrent tendues et une bonne partie du parlement lui était opposée.

En 1683, un complot visant à assassiner Charles II et Jacques pour lancer une révolution républicaine et restaurer un gouvernement cromwellien fut découvert. Ce complot de Rye-House se retourna contre les conspirateurs car il provoqua une vague de sympathie pour le roi et son frère. Plusieurs whigs influents dont Arthur Capel , 1er comte d’Essex et le duc de Monmouth étaient impliqués dans la conspiration.

Charles réagit au complot en accroissant la répression contre les whigs et les dissidents anglais. Profitant du regain de popularité de Jacques, Charles II l’autorisa à revenir au sein du Conseil privé en 1684. Si certains parlementaires continuaient de s’inquiéter de la possibilité d’un monarque catholique, la possibilité que Jacques soit écarté du trône s’était éloignée.

Charles II mourut le 6 février 1685 après s’être converti au catholicisme sur son lit de mort. Comme il n’avait pas d’enfants légitimes, son frère Jacques lui succéda sous le nom de Jacques II en Angleterre et en Irlande et de Jacques VII en Écosse. Il y eut peu d’opposition à son accession au trône et de nombreuses sources indiquent que l’opinion se réjouit de cette succession en bon ordre. Jacques II voulait être rapidement couronné et la cérémonie eut lieu le 23 avril 1685 dans l’abbaye de Westminster. Le nouveau Parlement qui se rassembla en mai 1685 et reçut le nom de « Parlement loyal » était initialement favorable à Jacques et le nouveau roi indiqua que les anciens partisans de l’Exclusion Bill serait pardonnés s’ils acceptaient son autorité. La plupart des haut fonctionnaires de Charles II restèrent en place même si Jacques II promut ses beau-frère, les comtes de Clarendon et de Rochester et démit George Savile 1er marquis d’Halifax . Le Parlement accorda des revenus généreux à Jacques dont tous les bénéfices des taxes douanières.

Peu après son accession au trône, Jacques II affronta une révolte dans le sud de l’Angleterre menée par son neveu, le duc de Monmouth et une autre en Écosse avec Archibald Campbell , 9ème comte d’Argyll à sa tête. Argyll et Monmouth lancèrent tous deux leurs expéditions depuis les Provinces-Unies où son neveu et beau-fils Guillaume III d’Orange n’avait rien fait pour s’opposer à leurs efforts de recrutement. Argyll navigua jusqu’en Écosse et recruta de nombreux membres de son propre clan des Campbell. Le soulèvement fut rapidement écrasé et Argyll fut capturé le 18 juin 1685. Il fut emprisonné à Édimbourg et le roi confirma sa condamnation à mort lors d’un précédent procès ; Argyll fut ainsi décapité le 30 juin.

La rébellion de Monmouth fut lancée conjointement avec celle d’Argyll mais elle représenta une plus grande menace contre le pouvoir de Jacques II. Monmouth s’était proclamé roi le 11 juin à Lyme Regis [13] mais ne parvint pas à rassembler suffisamment de troupes pour battre même la faible armée de métier de Jacques II. Malgré une attaque nocturne surprise, les forces de Monmouth furent battues lors de la bataille de Sedgemoor [14]. Les troupes royales commandées par Louis de Duras et John Churchill chassèrent rapidement les rebelles sous-équipés. Monmouth fut capturé et exécuté à la tour de Londres le 15 juillet.

Pour se prémunir de futures révoltes, Jacques chercha à accroître la taille de l’armée de métier. Cela alarma ses sujets, non seulement du fait des troubles que causaient les soldats en ville mais parce qu’il n’était pas dans la tradition anglaise de maintenir une armée professionnelle en temps de paix. Le Parlement s’inquiéta encore plus de l’emploi des prérogatives royales par Jacques II pour autoriser des catholiques à commander plusieurs régiments sans qu’ils prêtent le serment imposé par le Test Act. Le Parlement, qui lui était auparavant favorable, s’opposa à ses mesures et Jacques ordonna sa suspension en novembre 1685 et il ne se rassembla plus jusqu’à la fin de son règne.

Son catholicisme, ses politiques pro-françaises et ses ambitions absolutistes le rendirent très impopulaire et il dut affronter une opposition de plus en plus radicale de la part de l’élite religieuse et aristocratique anglaise.

Lorsque son épouse Marie de Modène donna naissance à un fils, Jacques François Stuart , laissant présager la mise en place d’une dynastie catholique, les nobles anglais demandèrent l’aide du protestant Guillaume III d’Orange, son neveu qui avait épousé sa fille Marie. Ce dernier débarqua en Grande-Bretagne à la tête d’une armée hollandaise et Jacques II fut contraint de se réfugier en France.

Le Parlement considéra que cette fuite équivalait à une abdication et accorda la couronne à Guillaume et Marie qui régnèrent conjointement à partir de 1689 sous les noms de Guillaume III et de Marie II. Jacques tenta de récupérer son trône en débarquant en Irlande mais ses partisans furent défaits lors de la bataille de la Boyne [15] en juillet 1690.

Il vécut le reste de sa vie en France soutenu par son cousin le roi Louis XIV.

Jacques mourut d’une hémorragie cérébrale le 16 septembre 1701 à Saint-Germain-en-Laye. Son corps fut exposé dans un cercueil dans la chapelle Saint-Edmond de l’église bénédictine de la rue Saint-Jacques de Paris et l’oraison funèbre fut réalisée par Henri-Emmanuel de Roquette .

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Jacques II d’Angleterre/ Portail de l’Angleterre/ Monarque d’Angleterre/ Le petit mourre dictionnaire d’histoire universelle édition Bordas 2004 p 728

Notes

[1] Le palais Saint James est l’un des plus vieux palais de Londres. Il est situé entre Pall Mall et The Mall, juste au nord de St James’s Park. Bien que les souverains britanniques n’y résident plus depuis 1837, date de l’accession au trône de la reine Victoria, il reste la résidence administrative officielle de la Couronne, toujours appelée Court of St. James’s.

[2] Le très noble ordre de la Jarretière (Most Noble Order of the Garter) est le plus élevé des ordres de chevalerie britanniques, fondé le 23 avril 1348 le jour de la Saint Georges, en pleine guerre de Cent Ans, par le roi Édouard III.

[3] La bataille des Dunes est la bataille décisive de la guerre franco-espagnole (1635-1659). Elle a lieu le 14 juin 1658, et s’est conclue par une victoire des armées française et anglaise sous le commandement du vicomte de Turenne, sur l’armée espagnole des Flandres commandée par le prince de Condé, passé au service des Espagnols après l’épisode de la Fronde, et Don Juan José d’Autriche.

[4] Le traité des Pyrénées formalise une paix conclue entre la couronne d’Espagne et la France à l’issue de la guerre franco-espagnole, commencée en 1635 dans le cadre de la guerre de Trente Ans (1618-1648), et ayant continué durant la Fronde. Il est signé le 7 novembre 1659 sur l’île des Faisans, au milieu du fleuve côtier Bidassoa qui marque la frontière entre les deux royaumes dans les Pyrénées-Atlantiques. Les rois Louis XIV et Philippe IV y sont représentés par leurs Premiers ministres respectifs, le cardinal Mazarin et don Luis de Haro.

[5] La Deuxième Guerre anglo-néerlandaise, opposant le royaume d’Angleterre et les Provinces-Unies, se déroula de 1665 à 1667. Elle faisait suite à la Première Guerre anglo-néerlandaise, qui s’était conclue par une victoire britannique. Tout comme la première, la deuxième guerre anglo-néerlandaise avait pour principal enjeu la maîtrise des principales routes commerciales maritimes, sur lesquelles la Hollande exerçait alors une nette domination.

[6] La Troisième Guerre anglo-néerlandaise est un conflit armé entre la République des sept Provinces-Unies et le Royaume d’Angleterre qui se déroula entre 1672 et 1674. Ces affrontements étaient sous-jacents à la guerre de Hollande que Louis XIV avait engagée en 1672 et qui ne se termina qu’en 1678. Les tentatives de blocus de la côte hollandaise par les marines anglaise et française furent contrecarrées par quatre victoires stratégiques remportées par Michiel de Ruyter. Le Parlement d’Angleterre obligea alors le roi Charles II à mettre fin à cette guerre coûteuse et infructueuse par la signature du traité de Westminster.

[7] Le raid sur la Medway, parfois appelé bataille de la Medway ou bataille de Chatham, eut lieu du 9 au 14 juin 1667 au cours de la deuxième Guerre anglo-néerlandaise. Les Néerlandais, sous les ordres du lieutenant amiral Michiel de Ruyter, bombardèrent et prirent Sheerness, remontèrent la Tamise en brisant les chaînes bloquant l’accès au fleuve jusqu’à Gravesend, puis la rivière Medway jusqu’à Chatham, où ils brûlèrent trois navires de commerce et dix navires de la Royal Navy et s’emparèrent du Unity et du Royal Charles, navire amiral et orgueil de la flotte anglaise. Ce raid, généralement considéré comme la plus grande victoire navale néerlandaise et la pire défaite navale anglaise, mit fin à la guerre, et le traité de Bréda, favorable aux Néerlandais, fut signé le 31 juillet 1667.

[8] La Compagnie de la Baie d’Hudson, fondée à Londres en 1670 pour la traite des fourrures dans la baie d’Hudson, est la plus vieille personne morale de l’Amérique du Nord et l’une des plus vieilles du monde encore en activité.

[9] La Royal African Company (en français : Compagnie royale d’Afrique), d’abord connue sous le nom de Company of Royal Adventurers Trading to Africa, est fondée en 1672 sur les côtes de Guinée, où sera fondée en 1685 la Compagnie de Guinée. Elle fut le pilier du développement de la traite négrière, avec à la même époque la compagnie du Sénégal française.

[10] Les Test Acts sont une série de lois pénales discriminatoires, mises en place en Angleterre au 17ème siècle, instaurant l’interdiction de divers droits civiques, civils ou de famille pour les catholiques romains et d’autres dissidents religieux, dits non-conformistes. Les Test Acts réservaient l’exclusivité de l’accès aux emplois publics aux seuls protestants anglicans, et instituèrent le délit de récusation de la foi anglicane.

[11] La crise de l‘Exclusion Bill toucha l’Angleterre de 1678 à 1681 sous le règne de Charles II et pendant la Restauration anglaise. L’Exclusion Bill est un projet de loi avorté dont l’objet était d’exclure de la succession au trône d’Angleterre et d’Irlande le frère du roi, Jacques (futur Jacques II d’Angleterre), en raison de sa foi catholique. Les Tories s’opposèrent à cette mesure, tandis que le Country party, ancêtre du parti whig, la soutenait.

[12] Le palais de Holyrood se situe à Édimbourg en Écosse, dans le bas du Royal Mile, l’artère principale qui relie le palais de Holyrood au château d’Édimbourg.

[13] Lyme Regis est une ville côtière située dans l’ouest du Dorset à 40 km à l’ouest de Dorchester et à 40 km à l’est d’Exeter. Sa position dans la baie de Lyme dans la Manche en a fait à partir du 13ème siècle un des ports majeurs d’Angleterre. La ville a été la résidence de l’amiral George Somers, à cette époque son maire, qui a fondé les premiers établissements permanents dans les îles Somers, connues de nos jours sous le nom des Bermudes.

[14] La bataille de Sedgemoor se déroula le 6 juillet 1685 à Westonzoyland, près de Bridgwater, dans le Somerset. Elle mit fin aux espoirs du duc de Monmouth de s’emparer du royaume d’Angleterre. Les troupes du roi Jacques II remportèrent le combat et firent environ 500 prisonniers. Monmouth parvint à fuir le champ de bataille, mais peu après, il fut capturé, puis jugé et exécuté à Londres. Ses partisans furent jugés lors des Assises sanglantes, et nombre d’entre eux furent exécutés ou déportés outre-mer.

[15] La bataille de la Boyne se déroule en 1690 entre deux rivaux aux trônes d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande, le catholique Jacques II d’Angleterre et le protestant Guillaume III ou Guillaume d’Orange qui a déposé Jacques lors de la Glorieuse Révolution en 1688. La bataille remportée par Guillaume III est le tournant de la Rébellion jacobite qui est la tentative infructueuse de Jacques II de reconquérir le trône.