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Charles II d’Angleterre

vendredi 5 septembre 2014 (Date de rédaction antérieure : 3 septembre 2014).

Charles II d’Angleterre (1630-1685)

Roi d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande de 1660 à sa mort

Fils du roi Charles 1er, exécuté au palais de Whitehall [1] en 1649, au paroxysme de la Première Révolution anglaise, roi d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande, et de son épouse la reine Henriette de France , sœur du roi Louis XIII.

Bien que le Parlement d’Écosse ait proclamé Charles II roi d’Angleterre et d’Irlande à Édimbourg quelques jours plus tard, le Parlement d’Angleterre vote une loi interdisant une telle succession et entre dans un interrègne où le pays, devenu Commonwealth d’Angleterre, devient de facto une république dirigée par Oliver Cromwell .

Étant le fils aîné du roi d’Angleterre et d’Écosse, Charles devient automatiquement duc de Cornouailles et duc de Rothesay dès le jour de sa naissance, entre autres titres. Il reçoit le titre de prince de Galles à l’âge de huit ans, sans être jamais formellement investi avec les Honneurs de la principauté de Galles.

Charles est encore jeune lorsque la Première Révolution anglaise éclate, opposant le roi aux forces parlementaires et puritaines. Il accompagne son père à la bataille de Edgehill [2] en 1642 et participe aux campagnes de 1645 comme commandant titulaire des forces du West Country, alors qu’il n’a que 14 ans.

Lorsque la situation se dégrade, au printemps 1646, le prince de Galles est envoyé hors d’Angleterre pour plus de sécurité, d’abord dans les Sorlingues [3], puis à Jersey [4], et enfin en France, où sa mère vit déjà en exil et où règne le jeune cousin germain de Charles, Louis XIV, âgé de 8 ans.

En 1648, durant la Deuxième guerre civile anglaise, Charles s’installe à La Haye, où sa sœur Marie et son beau-frère Guillaume II d’Orange-Nassau semblent davantage inclinés à soutenir les royalistes que la famille de sa mère en France. Cependant, la flotte royaliste commandée par Charles n’est pas employée à bon escient, et elle arrive trop tard en Écosse pour rallier les royalistes du duc d’Hamilton , ce dernier est vaincu par les forces parlementaires à la bataille de Preston [5].

Capturé en 1646, Charles 1er s’échappe avant d’être à nouveau pris en 1648. Malgré les efforts diplomatiques de son fils pour le sauver, le roi est décapité en 1649 et l’Angleterre devient une république.

Le 6 février 1649, les covenantaires du Parlement d’Écosse proclament Charles II roi de Grande-Bretagne à la suite de son père, mais ils refusent de l’accueillir en Écosse à moins qu’il n’accepte le presbytérianisme dans toutes les îles Britanniques. Tandis que les négociations piétinent, Charles autorise le marquis de Montrose à débarquer dans les Orcades avec une petite armée, espérant ainsi obtenir des Écossais un accord qui lui soit plus favorable. Craignant que Charles accepte un compromis, Montrose décide de débarquer immédiatement sur le sol écossais, mais il est capturé et exécuté. Charles promet à contrecœur de se conformer aux termes du traité de Bréda, qui prévoit la mise en place du système presbytérien synodal dans toute la Grande-Bretagne. Charles arrive en Écosse le 23 juin 1650 et accepte formellement l’accord. Ce faisant, il gagne des soutiens en Écosse, mais sa popularité en Angleterre chute.

Le 3 septembre 1650, les covenantaires [6] sont battus par les troupes de Oliver Cromwell, pourtant inférieures en nombre, à la bataille de Dunbar [7]. Les forces écossaises, partagées entre les royalistes et les covenantaires presbytériens, ont manqué de cohésion au cours de l’affrontement, allant même jusqu’à se combattre entre elles. N’espérant plus rien des covenantaires, Charles tente de s’échapper vers le nord en octobre pour rejoindre des soldats royalistes, mais les presbytériens le rattrapent deux jours plus tard. Les Écossais constituent toujours le meilleur espoir de restauration de Charles, et il est couronné roi d’Écosse à Scone [8] le 1er janvier 1651. Considérant que les forces de Cromwell menaçant la position de Charles en Écosse, une attaque sur l’Angleterre est décidée, mais de nombreux Écossais refusant de participer et peu de royalistes anglais la rallient.

Charles est vaincu par Cromwell à Worcester [9] le 3 septembre 1651 et doit fuir l’Angleterre.

Au terme de six semaines de fuite, il parvient à quitter l’Angleterre, malgré la récompense de 1 000 £ offerte pour sa capture et la peine de mort promise à quiconque l’aiderait, ainsi que la difficulté de déguiser quelqu’un de sa taille (1,85 m). Charles débarque en Normandie le 16 octobre.

Tandis que Cromwell gouverne le pays en quasi-dictateur, Charles passe près d’une décennie en exil en France, dans les Provinces-Unies et dans les Pays-Bas espagnols.

Malgré leurs liens familiaux avec les Stuart, la France et les Provinces-Unies s’allient avec Cromwell en 1654, poussant Charles à se tourner vers l’Espagne, qui possède les Pays-Bas méridionaux. Avec l’argent espagnol, Charles lève une petite armée composée de Britanniques en exil, composée de 5 régiments d’infanterie et de quelques éléments de cavalerie, qui constitue le noyau de l’armée britannique après la Restauration.

Après la mort de Cromwell en 1658, les élections donnent lieu à une Chambre des communes politiquement divisée entre royalistes et parlementaires et religieusement divisée entre anglicans et presbytériens. Le nouveau parlement de la convention se rassemble le 25 avril 1660 et reçoit peu après les nouvelles de la déclaration de Bréda dans laquelle Charles accepte, entre autres choses, de pardonner aux nombreux ennemis de son père. Le parlement anglais se résout à proclamer Charles roi et à l’inviter à rentrer.

Charles reçoit le message à Bréda le 8 mai 1660. En Irlande, une convention convoquée plus tôt dans l’année proclame Charles roi le 14 mai.

Invité à rentrer en Grande-Bretagne, Charles arrive à Douvres le 25 mai 1660 et rejoint Londres le 29 mai, le jour de son 30ème anniversaire. Il est acclamé lors de son entrée dans Londres.

Bien que Charles et le parlement aient accordé l’amnistie aux partisans de Cromwell par “l’Act of Indemnity and Oblivion”, cinquante personnes en furent spécifiquement exclues. Finalement, 9 des régicides de Charles 1er furent exécutés, les autres furent condamnés à la prison à vie ou privés de leur poste officiel.

Le Parlement de la Convention est dissous en décembre 1660, et Charles est couronné le 23 avril 1661 en l’abbaye de Westminster. Il est le dernier souverain à réaliser la procession traditionnelle de la tour de Londres jusqu’à l’abbaye la veille du couronnement. Peu après le couronnement de Charles, le deuxième parlement anglais de son règne se constitue. Surnommé le « Parlement cavalier », il est presque exclusivement royaliste et anglican. Il cherchait à décourager le non-conformisme dans l’église d’Angleterre et il vota plusieurs lois pour sécuriser la domination anglicane. Le Corporation Act de 1661 impose aux officiels municipaux de prêter un serment d’allégeance.

L’acte d’uniformité de 1662 rend obligatoire l’usage du livre de la prière commune anglicane. le Conventicle Act de 1664 interdit les rassemblements religieux de plus de cinq personnes, à l’exception des réunions anglicanes, et le Five Mile Act de 1665 interdit aux ecclésiastiques d’approcher à moins de 8 km d’une paroisse dont ils ont été bannis. Les Conventicle et Five Mile Acts restent en vigueur jusqu’à la fin du règne de Charles. Ces lois sont surnommées « code Clarendon ».

Charles accepte le code, bien que lui-même favorise une politique de tolérance religieuse. En politique étrangère, le début de son règne est marqué par la deuxième Guerre anglo-néerlandaise.

Charles accepte d’abandonner les cotisations féodales rétablies par son père. En retour, le parlement lui accorde un revenu annuel de 1,2 millions de livres pour la bonne marche du gouvernement. Ce revenu se révèle néanmoins insuffisant durant la majeure partie du règne de Charles. Ce chiffre correspond seulement au montant maximum que le roi peut retirer du Trésor chaque année ; la somme véritable est en règle générale bien plus faible, entraînant des dettes considérables et de nouvelles impositions pour lever davantage d’argent, comme l’impôt par tête, les taxes foncières et le fouage.

La Restauration s’accompagne d’un changement social, et le puritanisme perd de sa force. Les théâtres, fermés durant le protectorat de Cromwell, rouvrent, et la comédie de la Restauration anglaise aux accents paillards constitue un genre bien défini. Les licences de théâtre accordées par Charles sont les premières en Angleterre à autoriser les femmes à jouer des rôles féminins sur scène. La littérature de la Restauration anglaise se développe à la cour, avec des esprits comme le libertin John Wilmot

Depuis 1640, le Portugal mène une guerre contre l’Espagne pour obtenir son indépendance après une union dynastique de 60 ans entre les 2 couronnes. Le Portugal est soutenu par la France, mais le traité des Pyrénées de 1659 met un terme à cette alliance. Au moment de la restauration de Charles II, la reine Louise de Portuga l, qui joue le rôle de régente, ouvre des négociations avec l’Angleterre qui débouchent sur une alliance.

Le 23 juin 1661, un traité de mariage est signé et en mai 1662, Charles épouse Catherine de Bragance dans la paroisse de St Thomas près de Portsmouth. La dot de Catherine comprend les territoires de Tanger et des sept îles de Bombay qui passent sous contrôle britannique. La même année, Charles II prend la décision impopulaire de vendre Dunkerque à son cousin germain Louis XIV pour environ 375 000 £31. Bien qu’il constitue un important avant-poste stratégique, ce port est un fardeau pour les finances limitées de Charles, coûtant 372 000 £ au Trésor chaque année.

Une grave épidémie de peste frappe Londres à partir d’avril 1665, avec plus de 7 000 morts pour la seule semaine du 17 septembre. Le roi, sa famille et la cour quittent Londres en juillet pour Salisbury, tandis que le Parlement se réunit à Oxford. Les diverses tentatives menées par les responsables de la santé de Londres pour endiguer l’épidémie échouent et la maladie se propage rapidement. Le roi rentre à Londres en février 1666, mais quelques mois plus tard, un immense incendie embrase le centre de la ville, détruisant plus de 13 000 habitations et 87 églises, dont la cathédrale Saint-Paul. Bien que le feu se soit déclaré dans une boulangerie de Pudding Lane, la population met l’incendie sur le compte d’une prétendue conspiration catholique. Charles et son frère Jacques jouent un rôle dans la lutte contre l’incendie.

En 1668, l’Angleterre s’allie avec la Suède et son ancien ennemi, les Pays-Bas, contre la France lors de la guerre de Dévolution. Louis XIV cherche à signer la paix avec la Triple alliance, mais maintient ses intentons agressives contre les Pays-Bas. En 1670, Charles II, cherchant à résoudre ses problèmes financiers, accepte de signer le traité de Douvres, par lequel Louis XIV lui promet un tribut de 160 000 £ par an. En échange, Charles doit fournir des troupes à Louis XIV et se convertir au catholicisme « dès que la situation du royaume le permettra ». Louis XIV s’engage à lui prêter 6 000 hommes pour réprimer ceux qui s’opposeraient à sa conversion. Charles fait tout son possible pour que le traité, et en particulier la clause de conversion, reste secrète.

Dans le même temps, par une série de 5 chartes, Charles accorde à la Compagnie anglaise des Indes orientales le droit d’acquérir des territoires, de frapper monnaie, de commander des forteresses et des troupes, de former des alliances, de faire la guerre et la paix et d’exercer une juridiction civile et pénale sur les possessions indiennes. En 1668, il leur loue les îles de Bombay pour 10 £ par an, payées en or.

Les territoires portugais apportés par la dot de Catherine se révèlent coûteux et Tanger est abandonné.

En 1670, Charles II accorde le contrôle de toute la baie d’Hudson à la Compagnie de la Baie d’Hudson par une charte royale. Il baptise ce territoire terre de Rupert d’après son cousin Rupert du Rhin, le premier gouverneur de la compagnie.

Charles tente d’introduire une plus grande liberté de religion pour les catholiques et les protestants non conformistes avec sa déclaration d’indulgence royale de 1672 il cherche à suspendre toutes les lois pénales contre les catholiques et autres dissidents religieux. La même année, il soutient ouvertement la France catholique et déclenche la 3ème Guerre anglo-néerlandaise. mais le Parlement cavalier s’oppose à la “Declaration of Indulgence” sur des bases constitutionnelles. Selon celui-ci, le roi n’a pas le droit de suspendre arbitrairement des lois votées par le Parlement. Charles retire cette déclaration et accepte le Test Act, qui impose non seulement aux officiers publics de recevoir l’eucharistie sous la forme prescrite par l’Église d’Angleterre, mais également qu’ils dénoncent certains enseignements de l’Église catholique comme « superstitieux et idolâtres ». Clifford , qui s’est converti au catholicisme, préfère démissionner plutôt que de prêter ce serment et meurt peu après.

En 1674, la guerre contre les Pays-Bas est au point mort, et le Parlement cavalier refuse d’accorder plus de fonds au roi, qui est contraint de conclure la paix par le traité de Westminster [10].

L’épouse de Charles, la reine Catherine, ne lui donne pas d’héritier ; ses quatre grossesses en 1662, en février 1666, en mai 1668 et en juin 1669 aboutissent à des fausses couches ou à des enfants morts-nés.

L’héritier présomptif de Charles est donc son frère catholique Jacques, l’impopulaire duc d’York. Afin d’apaiser l’opinion populaire, qui juge la famille royale trop catholique, Charles accepte de marier la fille de Jacques, la princesse Marie , au protestant Guillaume d’Orange . En 1678, Titus Oates , tour à tour prêtre anglican et jésuite, dénonce un « complot papiste » visant à assassiner le roi et accuse la reine de complicité. En réalité, ce complot n’existe pas, et Charles ne croit guère les allégations d’Oates, mais il demande néanmoins à Lord Danby d’enquêter. Lord Danby se montre lui aussi très sceptique, mais le Parlement cavalier prend Oates au sérieux, et le peuple sombre dans une crise d’hystérie anti-catholique. Dans tout le pays, juges et jurys condamnent les prétendus conspirateurs et de nombreux innocents sont exécutés.

En 1678, la Chambre des communes accuse Lord Danby de haute trahison. Alors qu’une majeure partie du pays est favorable à une guerre ouverte avec la France, Charles a négocié un accord secret avec Louis XIV, promettant la neutralité de l’Angleterre en échange de compensations financières. Lord Danby affirme en public son hostilité à la France, mais accepte à contrecœur d’obéir aux volontés de son roi.

Cependant, les Communes ne le considèrent pas comme un participant involontaire, mais comme l’instigateur de cette politique. Pour sauver Lord Danby d’un procès en haute trahison, Charles dissout le Parlement cavalier en janvier 1679.

Le nouveau parlement anglais, réuni en mars, s’avère plutôt hostile à Charles, de nombreux députés craignent qu’il se serve de l’armée de métier pour réprimer l’opposition ou pour imposer la foi catholique.

Cependant, le roi est obligé de renvoyer peu à peu ses troupes, le Parlement refusant de lui allouer les fonds suffisants pour leur entretien. Ayant perdu le soutien du parlement, Lord Danby démissionne du poste de Lord Trésorier, mais il reçoit la grâce royale. La Chambre des Communes déclare que la dissolution du parlement n’a pas interrompu l’accusation de haute trahison et que la grâce est donc invalide. La procédure piétine lorsque la Chambre des Lords tente d’imposer comme peine l’exil, une punition jugée trop douce par la Chambre des Communes. Encore une fois, Charles doit se soumettre à ses opposants et envoie Lord Danby à la tour de Londres, où il reste détenu pendant cinq ans.

La succession de Charles II, qui n’a pas d’enfants légitimes, donne lieu à un débat virulent. L’idée qu’un catholique comme le duc d’York, frère cadet et héritier présomptif du roi, puisse monter sur le trône est insupportable au comte de Shaftesbury, ancien membre de la Cabale tombé en disgrâce en 1673.

En 1679, la Chambre des communes propose une loi, l’Exclusion Bill, qui cherche à exclure le duc d’York de la succession au trône. Certains proposent même la couronne au duc de Monmouth, James Scott , l’aîné des enfants illégitimes du roi qui est protestant. Les Abhorrers, opposés au Bill, sont surnommés les Tories [11], qui était jusqu’alors donné aux brigands irlandais catholiques, tandis que les Petitioners, favorables au Bill, reçoivent le sobriquet de Whigs [12], qui était celui des presbytériens écossais révoltés.

Charles craint que l’Exclusion Bill soit voté, et les acquittements prononcés dans le cadre des procès du complot papiste semblent témoigner d’un réchauffement de l’opinion publique vis-à-vis du catholicisme.

À la suite de la découverte du complot de Rye-House, qui visait à assassiner Charles et Jacques, le roi s’allie aux tories, et plusieurs whigs d’importance sont exécutés ou exilés.

Le nouveau Parlement, réuni à Oxford en mars 1681, est à nouveau dissous par le roi après quelques jours à peine. Le soutien populaire à l’Exclusion Bill s’érode peu à peu dans les années 1680 et le roi connaît un regain de popularité. Lord Shaftesbury, accusé de trahison, doit s’enfuir en Hollande, où il meurt en 1683.

Dès lors, Charles gouverne sans Parlement jusqu’à la fin de son règne.

Charles est victime d’une crise d’apoplexie le matin du 2 février 1685, et il meurt le 6 février à 11 h 45 au palais de Whitehall, à l’âge de 54 ans.

Sur son lit de mort, Charles demande à son frère de prendre soin de ses maîtresses. Il se convertit au catholicisme le dernier soir de sa vie, même s’il est impossible de savoir à quel point il était sincère, voire conscient. Il est inhumé en l’abbaye de Westminster le 14 février, et son frère Jacques monte sur le trône en tant que Jacques II d’Angleterre et d’Irlande et Jacques VII d’Écosse.

L’hédonisme qui règnait à la cour de Charles II et le soulagement consécutif à la fin d’une décennie passée sous la férule de Cromwell et des puritains lui ont valu le surnom de “Merrie Monarch” [13]. Si son épouse, Catherine de Bragance, ne lui donne pas d’enfants, il engendre en revanche une douzaine d’enfants adultérins avec ses diverses maîtresses.

Comme il n’a pas d’héritier légitime, c’est son frère Jacques qui lui succède sur le trône.

Durant son règne, Charles II soutient les arts et les sciences. Il fonde l’Observatoire royal et finance la Royal Society, un groupe scientifique.

Charles est le mécène personnel de Christopher Wren , l’architecte qui dirige la reconstruction de Londres après le Grand incendie de 1666 et construit l’Hôpital royal de Chelsea, où Charles fonde un hospice pour les vétérans de l’armée en 1682.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Charles II d’Angleterre/ Portail de l’Angleterre/ Monarque d’Angleterre/ Le petit mourre dictionnaire d’histoire universelle édition Bordas 2004 p 234

Notes

[1] Le palais de Whitehall fut la principale résidence des souverains anglais à Londres de 1530 jusqu’en 1698. Il était aussi devenu le plus grand palais d’Europe en comptant progressivement plus de 1 500 pièces. Il fut presque intégralement détruit en 1698 par un incendie, à l’exception de la maison des banquets d’Inigo Jones.

[2] La bataille de Edgehill est la première bataille « bien lancée » de la Première guerre civile anglaise. Elle a lieu près de Kineton dans le Warwickshire, le 23 octobre 1642. Son issue est indécise et ne permet pas aux royalistes de prendre Londres et ainsi de s’assurer une victoire rapide sur les parlementaires. Avec cette bataille commence trois ans de guerre civile.

[3] Les Sorlingues ou îles Scilly sont un archipel au débouché de la Manche, dans l’océan Atlantique, s’étendant sur 16,33 km2. Autrefois partie du comté de Cornouailles, l’archipel est de nos jours une unité administrative sui generis du Royaume-Uni.

[4] Jersey est la plus grande des îles Anglo-Normandes, dont la capitale est Saint-Hélier. Sa superficie est de 118,2 km2. Elle est une dépendance de la Couronne britannique représentée par un lieutenant gouverneur. Les souverains britanniques y règnent en tant que ducs de Normandie. Elle ne fait pas partie du Royaume-Uni mais en dépend pour ses affaires extérieures (défense et représentation diplomatique - cependant, le gouvernement de Jersey maintient une représentation permanente à Caen). Elle ne fait pas partie de l’Union européenne mais y est associée.

[5] La bataille de Preston est une bataille clé de la Première Révolution anglaise, durant l’épisode de la Deuxième guerre civile anglaise. Du 17 au 19 août 1648, à Walton-le-Dale, près de Preston, la New Model Army des Parlementaires, dirigée par Cromwell, remporte la victoire sur les Royalistes et les Écossais, dirigés par Hamilton.

[6] Les Covenantaires formèrent un important mouvement religieux et politique en Écosse au 17ème siècle. Du point de vue religieux, ce mouvement s’attacha surtout à promouvoir et à développer le presbytérianisme, et à en faire une forme de gouvernement souhaitée par le peuple, en opposition avec l’Épiscopalisme, qui avait les faveurs de la couronne. Du point de vue politique, ce mouvement vit d’importantes évolutions du caractère et du fonctionnement du Parlement écossais, qui commença à se démarquer progressivement de ses origines médiévales. Dans son ensemble, ce mouvement était essentiellement conservateur dans le ton, mais il amorça une révolution qui embrasa l’Écosse, l’Angleterre et l’Irlande, et qui fut appelée les guerres des Trois Royaumes.

[7] La bataille de Dunbar le 3 septembre 1650 est une bataille de la Troisième guerre civile anglaise. Elle a lieu à Dunbar en Écosse. Les troupes parlementaires de la New Model Army commandées par Oliver Cromwell remportent la victoire sur l’armée écossaise de Charles II d’Angleterre, menée par David Leslie.

[8] Scone est un village d’Écosse, dans la région de Perth and Kinross. À Scone se trouvait la Pierre du destin, dite aussi Pierre de Scone, sur laquelle les rois d’Écosse étaient couronnés. La pierre fut emmenée comme butin de guerre à Westminster par le roi Édouard 1er d’Angleterre en 1296. Mais les rois écossais continuèrent à se faire couronner à Scone, jusqu’à Charles II, en 1651.

[9] La bataille de Worcester est la dernière bataille de la Première Révolution anglaise. Les troupes parlementaires de la New Model Army commandées par Oliver Cromwell remportent la victoire sur l’armée royaliste, prédominément écossaise, de Charles II d’Angleterre.

[10] Le Traité de Westminster est un traité de paix qui mit fin à la Troisième Guerre anglo-néerlandaise, conflit sous-jacent à la Guerre de Hollande. Il fut signé le 19 février 1674

[11] Le terme Tories (au singulier : Tory) désigne les partisans d’une philosophie politique traditionaliste anglo-saxonne. Au Royaume-Uni, les Tories constituaient l’un des deux groupes parlementaires britanniques à partir du 17ème siècle, ancêtres du Parti conservateur. Réputés proches de la dynastie Stuart, ils étaient favorables à un pouvoir royal fort et défendaient les intérêts de l’aristocratie foncière. Inspirant la méfiance de la Maison de Hanovre, qui les suspectait de collusion avec la dynastie précédente, les rois du 18ème siècle leur préféraient les Whigs. Au 19ème siècle, l’extension progressive du suffrage amena les Whigs comme les Tories à s’organiser en partis politiques. Le groupe parlementaire tory rassembla ses associations locales, créant le Parti conservateur.

[12] Le parti whig est un parti politique apparu au 17ème siècle en Angleterre qui, à compter de la fin du xviie siècle, militait en faveur d’un parlement fort en s’opposant à l’absolutisme royal. Il s’opposait au parti Tory de l’époque. Le terme, apparu au xviie siècle, désigne à l’origine un brigand écossais. Vers 1680, on commença à désigner sous le nom de whigs ceux qui voulaient exclure le duc d’York (futur Jacques II) de la succession au trône. Les whigs, qui s’illustrèrent par leur opposition à l’absolutisme royal, étaient généralement considérés comme des partisans de la tolérance pour les dissidents religieux. Ils jouèrent donc un rôle important dans la révolution de 1688. Mais c’est en 1714 qu’ils accédèrent au pouvoir, lors de l’avènement de la dynastie hanovrienne. Ils gouvernèrent sans partage pendant plusieurs décennies en s’appuyant surtout sur la bourgeoisie commerçante. Rejetés dans l’opposition à la fin du xviiie siècle et au début du xixe siècle, ils revinrent aux affaires en 1830 et firent adopter la réforme parlementaire de 1832. Le parti change de nom vers 1830 pour devenir le parti libéral, sur le modèle des liberales espagnols (1810) et des libéraux français (vers 1820). Le système électoral britannique (majoritaire à un seul tour) est généralement considéré comme l’un des responsables de la disparition de ce parti.

[13] le monarque joyeux