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Énée de Gaza

jeudi 9 juillet 2015

Énée de Gaza (vers 450-534)

Philosophe néoplatonicien

Converti au christianisme, dans un dialogue de réfutation intitulé “Théophraste” [1]), il fait allusion à Hiéroclès d’Alexandrie comme à son maître, et dans certaines de ses lettres il parle de contemporains qui ont vécu au tournant du 5ème et 6ème siècle comme Procope de Gaza .

Comme tous les néo-platoniciens [2] chrétiens, il tient Platon en plus haute estime qu’Aristote, bien qu’il doive sa connaissance de la doctrine de Platon à l’enseignement reçu dans les écoles de philosophie, qui faisaient une large place aux écrits apocryphes, plutôt qu’à une étude directe de ses dialogues authentiques. Comme Synésios de Cyrène , Nouménios et d’autres, il trouve dans le néoplatonisme le système philosophique s’accordant le mieux avec la révélation chrétienne. Mais à la différence de ces derniers, il rejette certaines caractéristiques du système qu’il juge incompatibles avec le dogme chrétien.

Il rejette la doctrine de l’éternité du monde du fait que le monde étant corporel, il est corruptible quelle que soit la perfection de son mécanisme. Il enseigne encore que le corps humain est composé de matière et de forme et que, si la matière périt, la forme du corps contient la puissance de ressusciter la "matière" au dernier jour.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Énée de Gaza/ Portail de la philosophie antique/ Philosophe du Ve siècle

Notes

[1] De l’immortalité de l’âme et de la résurrection des corps

[2] Le néoplatonisme est une doctrine philosophique, élaborée à Rome à partir de 232 par Ammonios Saccas, par Porphyre de Tyr et surtout par Plotin, maître du précédent, et qui fut très influente dans l’Antiquité, avec de grands continuateurs comme Proclus, jusqu’à l’exil de ses derniers représentants comme Damascios et Simplicios de Cilicie, en 529. Le néoplatonisme ou platonisme de l’Antiquité tardive tentait de concilier la philosophie de Platon avec certains courants de la spiritualité orientale comme les oracles chaldaïques ainsi qu’avec d’autres écoles de la philosophie grecque, notamment celle d’Aristote.