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Jean-Baptiste Du Bos ou Jean-Baptiste Dubos

lundi 3 novembre 2014 (Date de rédaction antérieure : 15 janvier 2013).

Jean-Baptiste Du Bos ou Jean-Baptiste Dubos (1670-1742)

Homme d’Église-diplomate et historien-secrétaire perpétuel de l’Académie française

Jean-Baptiste Du Bos ou Jean-Baptiste Dubos Homme d'Église-diplomate et historien-secrétaire perpétuel de l'Académie française

Né à Beauvais dans l’Oise, il est l’auteur d’écrits politiques et de réflexions critiques sur la poésie et la peinture.

Fils d’un marchand échevin de Beauvais, Dubos fait ses premières études dans sa ville natale avant de venir les achever à Paris où il étudie la théologie, puis le droit public. Après avoir été reçu bachelier de Sorbonne en 1691.

Il entre dans les bureaux de Jean-Baptiste Colbert de Torcy qui le charge de missions secrètes auprès de diverses cours d’Europe, en Allemagne, en Italie, en Angleterre, en Hollande. S’en étant acquitté en négociateur habile et ayant pris une part importante aux traités conclus à Utrecht, Bade et Radstadt.

Chargé des négociations de paix lors de la guerre de Hollande qui oppose la France et ses alliés aux pays qui formeront plus tard la Quadruple Alliance, l’abbé Dubos publie en 1703 “Les Interests de l’Angleterre mal entendus dans la guerre présente”, dont certains chapitres contiennent des révélations que les Hollandais mettront à profit, ce qui a fait dire à certains que son livre aurait dû être nommé Les Intérêts de l’Angleterre mal entendus par l’abbé Dubos. Il s’agit probablement d’un ouvrage de commande fait sur ordre de la cour de France qui lui avait fourni les mémoires. Dubos y fait, sur l’Angleterre, des prédictions funestes qui ne se sont pas réalisées mais il y prédit également que les colonies britanniques en Amérique se révolteraient un jour contre leurs maîtres.

Puis, le régent et le cardinal Dubois firent le même usage, avec le même succès, de ses talents.

Ses nombreux services furent récompensés par des bénéfices et des pensions, et enfin par l’abbaye de Notre-dame de Ressons [1] près de Beauvais, après quoi il abandonna la politique pour se consacrer à l’histoire.

Le 8 janvier 1720, il remplaça à l’Académie l’ abbé Genest , et fut reçu le 3 février 1720 par le marquis de Sainte-Aulaire. Il reçut à l’académie Boivin et Alary et fut nommé secrétaire perpétuel, le 19 novembre 1722, le sixième depuis la fondation de l’Académie, à la mort de Dacier , et fut remplacé lui-même par l’ abbé Houtteville . Sans être de ses familiers, il fréquenta le salon de Mme de Lambert.

Il meurt le 23 mars 1742.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Notice biographique de l’Académie française et de encyclopédie universalis /

Notes

[1] L’abbaye de Ressons, de l’ordre des Prémontrés, sise dans le Vexin français, dans le doyenné de Chaumon et l’archidiocèse de Rouen, n’était à l’origine qu’un prieuré. Il fut érigé en abbaye en 1125 et reconnut les anciens seigneurs d’Aumont pour ses principaux fondateurs et bienfaiteurs : ils y avaient, à ce titre, droit de sépulture.