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Quintus Horatius Flaccus dit Horace

samedi 4 novembre 2017 (Date de rédaction antérieure : 30 juillet 2011).

Quintus Horatius Flaccus dit Horace (65 av jc-8 av jc)

Horace

Fils d’affranchi, son père exerçait le métier de coactor [1]. Celui-ci a des ambitions pour son fils et va même jusqu’à s’installer à Rome afin de lui assurer la meilleure éducation possible.

A l’âge de 18 ans, il l’envoie à Athènes, pour y couronner son cursus par l’étude du grec et de la philosophie.

Après l’assassinat de Jules César en 44 av jc, il s’enrôle dans l’armée des Libérateurs, et se fait si bien remarquer de Brutus que celui-ci lui confie le commandement d’une légion. Lors de la première bataille de Philippes [2], les troupes de Brutus s’emparent du camp d’Octave. Mais lors du second combat, Octave et Marc Antoine sont vainqueurs. Quand une amnistie est déclarée pour les vaincus, Horace retourne en Italie où il apprend la mort de son père et la confiscation de ses propriétés. Réduit à la pauvreté, il trouve une place de scriba quaestorius [3] auprès d’un questeur [4].

Il se lia très tôt d’amitié avec Virgile qui le présenta à Mécène, confident d’Octave, protecteur des arts et des lettres et poète à ses heures. Mécène le prend sous sa protection, l’introduit dans les cercles politiques et littéraires, et lui offre une propriété près de Tibur [5], pour lui permettre de se ressourcer loin de l’agitation de la capitale. En 17 av jc, sa réputation littéraire est si bien établie que c’est à lui que revient l’honneur de composer le “Chant Séculaire” que interpréteront solennellement, à l’occasion des Jeux séculaires [6], des chœurs mixtes d’enfants choisis parmi l’élite de la noblesse romaine.

P.-S.

Source : wikipedia.org Portail de la poésie/ Poète de la Rome antique

Notes

[1] c’est-à-dire caissier des ventes aux enchères

[2] La bataille de Philippes septembre-octobre 42 av. jc voit, au cours de deux affrontements successifs, les triumvirs Octave et Antoine vaincre les Républicains Brutus et Cassius dans la plaine à l’ouest de Philippes, en Macédoine orientale. Cette défaite sonne le glas des espoirs du Sénat de préserver le régime républicain.

[3] c’est-à-dire de secrétaire au trésor

[4] Dans la Rome antique, les questeurs sont des magistrats romains annuels comptables des finances, responsables du règlement des dépenses et de l’encaissement des recettes publiques. Ils sont les gardiens du Trésor public, chargés des finances de l’armée et des provinces, en relation avec les consuls, les promagistrats et les publicains. Maintenue sous le Haut Empire avec son rôle comptable, cette fonction se réduit sous le Bas-Empire à une magistrature honorifique et coûteuse exercée uniquement à Rome.

[5] aujourd’hui Tivoli

[6] Les jeux séculaires fêtaient à Rome la clôture de chaque centenaire, et l’ouverture du suivant. Le crieur public qui invitait à assister à ces jeux les présentait avec la formule qui devint traditionnelle « jeux que nul n’avait vus et que nul ne devait revoir ». La portée de ces jeux a évolué au fil des siècles : sous la République, ces jeux, dédiés à des divinités du monde souterrain, Dis Pater et Proserpine, avaient un caractère expiatoire, destiné à clore une période de catastrophes et de menaces contre Rome. Auguste étendit cette signification, pour marquer aussi l’ouverture d’un nouveau siècle de prospérité, et enrichit le cérémonial, qui fut repris par Domitien et Septime Sévère. Enfin s’intercalèrent d’autres jeux, commémorant les siècles anniversaires de la fondation de Rome, initiés par Claude, et repris par Antonin le Pieux, Philippe l’Arabe et Constant 1er. Les célébrations de type augustéen furent délaissées au 4ème siècle.