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Thomas Basin ou Bazin

samedi 23 avril 2022, par ljallamion (Date de rédaction antérieure : 3 octobre 2012).

Thomas Basin ou Bazin (1412-1491)

Prélat ayant étudié à Paris de 1426 à 1429 puis à Pavie [1] et Louvain [2] de 1435 à 1437.

Chanoine de Rouen et Lisieux, curé de Genneville. Il enseigne le droit canon à Caen en 1441, devient recteur de l’Université en 1442 et évêque comte de Lisieux [3]. Membre du conseil privé de Charles VII il aida à la libération de la Normandie et fut un des promoteurs de la réhabilitation de Jeanne d’Arc.

Il entre dans la Ligue du Bien public [4] et Louis XI obtint sa démission en 1474.

Basin reçut du Pape le titre d’archevêque de Césarée [5] en Palestine [6] et une modeste rente. Il mourut en exil à Utrecht [7] où résidait son frère Nicolas, négociant.

Parmi ses œuvres célèbres on peu citer : “le procès de la Pucelle et l’histoire de Charles VII et de Louis XI”.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Georgette De Groer, « La formation de Thomas Basin en Italie et le début de sa carrière », Bibliothèque de l’École des chartes, Paris / Genève, Librairie Droz, t. 142 (2e livraison),‎ 1984

Notes

[1] Pavie est une ville de la province de même nom en Lombardie (Italie). Pavie est nommée Pavia en italien et en lombard. À partir du 6ème siècle, la ville est nommée Papia, un dérivé probable du nom d’une gens romaine. Pavie est située sur les rives du Tessin, à une dizaine de kilomètres en amont de son confluent avec le Pô. Milan, au nord, est distante de 35 km ; Gênes, au sud, de 90 km ; Turin, à l’ouest, de 110 km.

[2] Louvain est une ville néerlandophone de Belgique située en Région flamande, chef-lieu de la province du Brabant flamand et chef-lieu de l’arrondissement qui porte son nom. Elle est arrosée par la Dyle, affluent du Rupel. Louvain devint le centre de commerce le plus important du duché entre le 11ème et le 14ème siècle.

[3] L’ancien diocèse de Lisieux était implanté sur la cité des Lexovii, peuple gaulois soumis à l’autorité romaine. La capitale de cette cité, Noviomagus Lexoviorum, devient alors le siège de l’évêché qui prit le nom d’évêché de Lisieux.

[4] La ligue du Bien public est une révolte de princes, menés par Charles, comte de Charolais et d’autres grands seigneurs, contre l’accroissement des pouvoirs du roi de France Louis XI. Elle s’étend de mars à octobre 1465.

[5] Césarée, en Israël, est le nom d’une ville antique et moderne, située sur la côte méditerranéenne à 20 km au sud de la ville de Dor, entre Netanya et Hadera. Les vestiges impressionnants de la ville antique permettent d’admirer les ruines de la capitale royale d’Hérode Ier le Grand, et nombre de monuments d’époque romaine et médiévale des Croisades.

[6] Le nom Palestine désigne la région historique et géographique du Proche-Orient située entre la mer Méditerranée et le désert à l’est du Jourdain et au nord du Sinaï. Si le terme « Palestine » est attesté depuis le 5ème siècle av. jc par Hérodote, il est officiellement donné à la région par l’empereur Hadrien au 2ème siècle, désireux de punir les Juifs de leur révolte en 132-135. Elle est centrée sur les régions de la Galilée, de la Samarie et de la Judée. Ses limites sont au nord la Phénicie et le mont Liban et au sud la Philistie et l’Idumée. À l’époque des croisades, le Pérée au nord-est de la mer Morte, la Batanée et la Décapole au-delà du Jourdain y étaient attachés. La Palestine peut désigner le territoire situé uniquement à l’ouest du Jourdain. Historiquement, elle correspond à Canaan, à la Terre d’Israël et fait partie de la région de Syrie (Syrie-Palestine). Les Arabes, qui ont conquis la Palestine sur les Byzantins dans les années 630, divisent la province d’al-Sham en cinq districts (jund), dont l’un garde le nom de « Palestine » et s’étend du Sinaï jusqu’à Akko (connue par les Chrétiens sous le nom de Saint-Jean-d’Acre) ; son chef-lieu est d’abord Ludd (Lod) puis, dès 717, ar-Ramlah (Ramla) et plus tard Jérusalem. Les autres villes les plus importantes sont Rafah, Gaza, Jaffa, Césarée, Naplouse et Jéricho. Ce district de « Palestine » était bordé au nord et à l’est par celui de « Jordanie », al-Urdunn, qui avait pour capitale Tibériade et incluait Akko et Tyr. Les frontières entre ces deux districts ont plusieurs fois varié au cours de l’histoire. À partir du 10ème siècle, cette division a commencé à tomber en désuétude, pour faire place finalement au royaume chrétien de Jérusalem. Sous le gouvernement des Croisés, est fondé en 1099, le royaume latin de Jérusalem ; Jérusalem redevient capitale d’un État. Après la défaite et le départ des Croisés, aux 12ème et 13ème siècles, les jund (districts) arabo-musulmans sont réintroduits, mais leurs frontières sont sans cesse redéfinies.

[7] Utrecht est une ville néerlandaise, chef-lieu de la province d’Utrecht. Au 6ème siècle, la contrée rhénane d’Utrecht passe sous l’influence franque, en particulier celle du grand royaume mérovingien dont les jalons sont posés par Clovis. Utrecht aurait été, selon la légende de la Magna Frisia, la capitale du royaume de Frise pendant le règne d’Aldgisl 1er et éventuellement pendant celui de son fils. Avant 690, le chef missionnaire anglo-saxon, de tradition irlandaise, Willibrord s’installe à Utrecht, et en 690 selon son hagiographie, avec ses frères-compagnons, il y rénove et déploie les institutions chrétiennes avec le titre de père (papa selon la tradition) : la vaste contrée évangélisée est ensuite promue terre épiscopale lors de son retour dans le royaume mérovingien. L’évêché d’Utrecht sera pour les Pays-Bas le centre de la foi chrétienne pendant tout le Moyen Âge.