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Guillaume d’Estouteville

mardi 25 août 2020 (Date de rédaction antérieure : 9 septembre 2012).

Guillaume d’Estouteville (1403-1483)

Archevêque de Rouen

Guillaume Estouteville Archevêque de Rouen

D’une ancienne et illustre famille normande il fut archevêque de Rouen [1], cardinal en 1437, camerlingue [2] de l’Église romaine, évêque d’Ostie [3], d’Angers [4], de Thérouanne [5] et de Béziers [6], grand prieur de St Martin des Champs [7]. La cour de Rome le chargea de travailler à la paix entre Charles VII et les Anglais afin de tourner leurs forces contre les Turcs.

Puis, il intercéda en faveur de Jacques Coeur injustement accusé. En 1438, il présida une assemblée d’évêques à Bourges [8] où l’on traita de l’affaire de la pragmatique sanction [9], comme légat du Saint-Siège. Aidé de commissaires tirés du Parlement et du clergé, il réforma l’Université de Paris [10]

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Guillaume d’Estouteville/ Portail de la Normandie/ catégories : Bénédictin français/ Abbé du Mont-Saint-Michel/ Abbé de Saint-Ouen de Rouen/ Archevêque de Rouen/ Évêque de Lodève/ Évêque de Mirepoix/ Évêque de Nîmes/ Évêque de Digne/ Évêque de Maurienne/ Cardinal français créé au XVe siècle

Notes

[1] L’archidiocèse de Rouen est un archidiocèse métropolitain de l’Église catholique en France. Érigé au 3ème siècle, le diocèse de Rouen est élevé au rang d’archidiocèse métropolitain au 5ème siècle. C’est le siège primatial de Normandie, premier dans l’ordre de préséance dans la province de Normandie. Saint Mellon qui était probablement un disciple de saint Nicaise, devint le premier évêque de Rouen. L’archevêque de Rouen est primat de Normandie et porte aussi les titres de comte de Dieppe, Louviers, Aliermont et Douvrend, vicomte de Déville, baron de Fresne-l’Archevêque, seigneur de Gisors, Neaufle, Gaillon, Bouteilles, Cliponville, Envronville…

[2] Le camerlingue de la Sainte Église romaine est le cardinal placé à la tête de la Chambre apostolique, service de la Curie romaine chargé des biens temporels du Saint-Siège pendant la période vacante du pouvoir pontifical, conformément aux dispositions de la Constitution apostolique Universi Dominici gregis sur la vacance du siège apostolique et l’élection du Pontife romain.

[3] Le titre d’évêque d’Ostie est traditionnellement attribué depuis 1150 au doyen du Collège des cardinaux, en plus du diocèse qui était précédemment le sien depuis 1914. Auparavant, le doyen du Collège recevait le diocèse d’Ostie et Velletri en lieu et place de son diocèse précédent : depuis cette date, les diocèses d’Ostie et de Velletri sont séparés.

[4] Le diocèse d’Angers est un diocèse de l’Église catholique en France. Érigé au 4ème siècle, c’est le diocèse historique de l’Anjou. Depuis 1802, il couvre le département de Maine-et-Loire et a Angers pour siège.

[5] Le diocèse de Thérouanne est érigé au 7ème siècle. Suffragant de l’archidiocèse métropolitain de Reims, il relève de la province ecclésiastique de Reims. Il est divisé en doyennés. Le nombre exact de ces doyennés n’est pas connu avec certitude, mais il s’élevait probablement à vingt-quatre ou vingt-cinq. Ces doyennés étaient regroupés dans deux archidiaconés. En 1553, la ville de Thérouanne est détruite par les troupes de Charles Quint. Par cet événement politique, le diocèse de Thérouanne est supprimé de fait, car tout diocèse territorial doit être désigné, de soi, par la ville où siège son évêque. Six ans plus tard, par la bulle Super universas, du 12 mai 1559, le pape Paul IV distrait les parties septentrionales du diocèse de Thérouanne pour constituer les diocèses d’Ypres et de Saint-Omer

[6] Le diocèse de Béziers est un ancien diocèse de l’Église catholique en France. Il est un des diocèses historiques de l’ancienne province du Languedoc.

[7] Le prieuré Saint-Martin-des-Champs est un ancien prieuré catholique romain situé dans le 3e arrondissement de Paris, au 270–292, rue Saint-Martin. Fondé en 1079, il devient rapidement la principale dépendance de la puissante abbaye de Cluny dans le nord de la France. Grâce à la protection des rois et aux nombreux dons que le prieuré Saint-Martin-des-Champs reçoit, il peut créer une trentaine de filiales réparties sur dix diocèses, et ses possessions s’étendent jusqu’en Angleterre.

[8] L’université de Bourges est une ancienne université française créée en 1463 et supprimée au moment de la Révolution française. L’université de Bourges a été créée par une ordonnance du roi Louis XI à la demande de son frère Charles, duc de Berry. Cette création a été autorisée le 12 décembre 1464 par le pape Paul II. Après que les lettres patentes ont été expédiées de Montilz-lèz-Tours le 6 décembre 1469, Louis de Laval-Châtillon, alors gouverneur de Champagne, intervient en février-mars 1470, sur l’ordre du roi, pour la création de l’Université de Bourges. Il servit dans cette affaire d’intermédiaire entre les Berruyers, le roi et le Parlement de Paris, qui se refusait à entériner les lettres de privilèges accordées à la nouvelle université. L’université s’installe initialement dans les anciens locaux de l’Hôtel-Dieu, près de la cathédrale, libérés par la construction d’un nouvel Hôtel-Dieu de Bourges édifié à l’autre bout de la ville à la suite de l’incendie de la Madeleine de 1487. La princesse Marguerite d’Angoulême, sœur du roi François 1er, manifeste son intérêt pour la jeune université. Puis Marguerite de France, fille de François 1er et sœur de Henri II, intéressée par les idées nouvelles, soutient à son tour l’université sur le conseil de Michel de l’Hospital. Elle incite notamment la municipalité à engager des professeurs de renom. Même si elle dispose de cinq facultés (arts, théologie, médecine, droit canon et droit civil), l’université de Bourges se spécialise surtout dans l’enseignement du droit romain, qui n’est alors pas assuré par l’université de Paris. Sous l’influence d’André Alciat se met en place une autre manière d’enseigner le droit romain, celle de l’humanisme juridique, qui emprunte plusieurs méthodes à la philologie (nécessité de lire le latin et le grec), à l’épigraphie archivistique, ainsi qu’à l’histoire et à l’étude rationnelle du droit. Parmi les principaux enjeux de l’humanisme juridique on trouve : l’établissement des textes du droit canon, les gloses, l’interprétation du corpus du droit civil et du droit canon à la lumière du renouveau des études de la littérature grecque et latine (ainsi que de leur traduction en français). La confrontation de ces travaux aux textes anciens, y compris les textes des pères de l’Église va ouvrir le champ au gallicanisme moderne.

[9] La Pragmatique Sanction de Bourges est une ordonnance qui fut débattue dans le chapitre de la Sainte-Chapelle de Bourges et promulguée le 7 juillet 1438, par le roi de France Charles VII, avec l’accord du clergé réuni en assemblée à Bourges. Le roi s’affirme comme le gardien des droits de l’Église de France. Ce décret fut le premier pas vers le gallicanisme, renforcé par le Concordat de Bologne de 1516.

[10] L’université de Paris était l’une des plus importantes et des plus anciennes universités médiévales. Apparue dès le milieu du 12ème siècle, elle est reconnue par le roi Philippe Auguste en 1200 et par le pape Innocent III en 1215. Elle acquiert rapidement un très grand prestige, notamment dans les domaines de la philosophie et de la théologie. Constituée comme l’association de tous les collèges parisiens situés sur la rive gauche, elle assurait la formation de tous les clercs, c’est-à-dire de tous les cadres et agents administratifs des institutions royales (conseil d’État, parlements, tribunaux, cours des comptes, impôts, etc.) et ecclésiastiques (enseignement, hôpitaux, libraires, recherche, évêques, abbés).