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Pierre Cadalus dit Honorius II (AntiPape)

lundi 25 avril 2016 (Date de rédaction antérieure : 24 novembre 2011).

Pierre Cadalus dit Honorius II (vers 1009-1072)

Antipape de 1061 à 1072

Né à Vérone [1] il devint évêque de Parme [2] en 1046. Après la mort du pape Nicolas II en juillet 1061, 2 groupes différents se réunirent pour élire un nouveau pape. Les cardinaux s’assemblèrent sous la direction de Hildebrand, le futur pape Grégoire VII, et élurent le 30 septembre 1061 Anselme l’Ancien, évêque de Lucques, un des chefs du parti réformiste, qui prit le nom d’Alexandre II.

28 jours après cette élection, une assemblée d’évêques et de notables allemands et lombards opposés au mouvement de réforme fut réunie à Bâle par l’impératrice Agnès agissant comme régente pour son fils, l’empereur Henri IV, elle était présidée par le chancelier impérial Wilbert. Ils élurent le 28 octobre, 1061, l’évêque de Parme, Cadalus, qui prit le nom d’Honorius II.

Avec le soutien de l’impératrice et des nobles, au printemps de 1062, il marcha vers Rome avec ses troupes pour occuper par la force le trône pontifical. L’évêque d’Albe, Benzon, appuya sa cause comme légat impérial à Rome, et il s’avança jusqu’à Sutri [3]. Le 14 avril eut lieu à Rome un affrontement bref mais sanglant, où les forces d’Alexandre II eurent le dessous, et l’antipape Honorius II prit possession du territoire de saint Pierre.

En mai 1062 arriva le duc de Lorraine Godefroy, qui conduisit les 2 rivaux à soumettre l’affaire à la décision du roi. Honorius II se retira à Parme et Alexandre II retourna à son siège de Lucques, pendant que la médiation de Godefroy était examinée par la cour d’Allemagne et les conseillers du jeune roi de Germanie, Henri IV.

En Allemagne, pendant ce temps, eut lieu une révolution. Annon, le puissant archevêque de Cologne, s’empara de la régence, et l’impératrice Agnès se retira au couvent à Fructuaria dans le Piémont. L’autorité souveraine en Allemagne passa à Annon, qui était hostile à Honorius II.

Le nouveau régent fit nommer au Conseil d’Augsbourg en octobre 1062 un émissaire qui devait être envoyé à Rome pour enquêter sur les accusations de simonie [4] proférées contre Alexandre II. Cet émissaire, Burchard II, évêque d’Halberstadt ne trouva rien à redire à l’élection d’Alexandre II qui fut reconnu comme le pape légitime, tandis que son rival était excommunié en 1063.

Il n’en abandonna pas pour autant ses prétentions. Lors d’un contre synode tenu à Parme, il défia l’excommunication. Ayant rassemblé une force armée il marcha une fois de plus vers Rome, où il s’établit au Château Saint-Ange. La guerre entre les papes rivaux dura environ 1 an. Finalement Honorius II dut renoncer et s’enfuit de Rome, et revint à Parme.

Le 31 mai 1064, à la Pentecôte, le Concile de Mantoue termina le schisme en déclarant officiellement qu’Alexandre II était le successeur légitime de saint Pierre. Honorius II, cependant, maintint ses revendications sur le trône pontifical jusqu’à sa mort en 1072.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de histoire des Antipapes/ issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Antipope Honorius II »

Notes

[1] Vérone est une très ancienne ville italienne, dans la région de Vénétie (plaine du Pô), sur les rives de l’Adige, à proximité du lac de Garde. Fondée au 1er siècle av. jc, la ville historique de Vérone a connu des périodes d’expansion aux 13ème et 14ème siècles et sous la République de Venise.

[2] Le diocèse de Parme fait partie de la région ecclésiastique de l’Emilie Romagne. Son histoire remonte au 4ème siècle. Le diocèse comprend environ les deux tiers de la province de Parme. Il est bordée au sud par le diocèse de Massa-Carrara Pontremoli , à l’ouest avec le diocèse de Piacenza-Bobbio et Fidenza , au nord par le diocèse de Crémone et à l’est avec celle de Reggio Emilia-Guastalla . Le siège de l’évêque est la ville de Parme, où la cathédrale de l’Assomption de la Vierge Marie. Le territoire est divisé en 309 paroisses. Initialement suffragant de l’archidiocèse de Milan, vers le milieu du 5ème siècle, il est devenu une partie de la province ecclésiastique de l’archidiocèse de Ravenne. Au 7ème siècle, Parme est incorporé au territoire du diocèse de Brescello jusqu’à sa suppression.

[3] Sutri est une commune italienne, située dans la province de Viterbe, dans la région du Latium, en Italie centrale. Le roi lombard Liutprand la céda avec d’autres villes de la région, au pape Grégoire II en 728, lors de la Donation de Sutri.

[4] La simonie est, pour les catholiques, l’achat et la vente de biens spirituels, tout particulièrement d’un sacrement et, par conséquent, d’une charge ecclésiastique.