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Rodolphe III de Bourgogne dit Le Pieux ou Le Fainéant

mardi 19 août 2014 (Date de rédaction antérieure : 22 novembre 2011).

Rodolphe III de Bourgogne dit Le Pieux ou Le Fainéant (970-1032)

Dernier roi de Bourgogne

Donation du roi de Bourgogne Rodolphe III à l'abbaye Saint-Maurice le 15 février 1018 Fils du roi de Bourgogne Conrad III dit le Pacifique et de Mathilde de France, fille du roi de France Louis IV dit d’Outremer.

En 993, il succéda à son père Conrad III. Sous son règne, la tutelle de la royauté germanique se fit encore plus pesante et finit par étouffer l’autorité des rois de Bourgogne.

Il dut mater en 999 une révolte des grands seigneurs du royaume. L’impératrice Adélaïde vint ainsi dans le royaume de Bourgogne, où elle arbitra souverainement les différends qui avaient opposé Rodolphe III à son aristocratie.

Après l’an 1000, le roi perdit l’habitude de réunir en conciles les évêques bourguignons. Désormais, les prélats rhodaniens prirent le chemin de la Germanie, comme le firent les archevêques de Lyon et de la Tarentaise ainsi que les évêques de Genève et de Lausanne en 1007, lorsqu’ils allèrent assister au concile de Francfort. Profitant de l’affaiblissement de la royauté, les évêques purent gérer leurs diocèses en toute indépendance.

Par la suite, pour se concilier l’appui du clergé contre les nobles, il fit plusieurs donations importantes aux évêques de Bâle, de Sion et de Lausanne. A ce dernier, il céda en 1011 le comté de Vaud.

En 1011, il épousa Hermengarde, une proche parente du futur comte de Savoie Humbert 1er aux Blanches Mains. Il donna à son épouse un douaire considérable, qui s’étendait en particulier autour d’Aix-les-Bains et de la combe de Savoie. Bien vite, ces terres royales passèrent aux mains du comte Humbert aux Blanches Mains. Le roi aimait résider et prendre les eaux à Aix-les-Bains et il s’y fit construire un vaste palais.

À Strasbourg, en 1016, il prêta un hommage de main à son neveu l’empereur germanique Henri II, le reconnaissant comme protecteur et héritier. Le roi de Bourgogne promit à l’empereur de gouverner selon ses conseils et de lui laisser sa succession s’il devait mourir sans laisser de fils légitime. Mais cette soumission ne fut pas acceptée par les grands du royaume, et sous l’impulsion du comte Otte-Guillaume toutes les villes du comté de Bourgogne fermèrent leurs portes à l’empereur.

En 1018, il renouvela et compléta les engagements qu’il avait pris à Strasbourg, et se comporta dès lors en véritable vassal de l’empereur en lui remettant en libre disposition les fiefs tenus par le comte de Besançon, Otte-Guillaume, et en se faisant investir par lui de sa couronne et de son sceptre. La royauté bourguignonne était désormais totalement soumise au pouvoir impérial.

Hugues, fils de Rodolphe fut promu à l’évêché de Lausanne en 1019 et il concède le comté de Vienne à l’archevêque de Vienne en 1023. À la mort de Henri II, en 1024, il est contraint par les nobles de Bourgogne, de révoquer sa donation faite 8 ans auparavant.

En 1025, il se voit contraint de renouveler son engagement initial, vis à vis du nouveau roi de Germanie Conrad II le Salique, le mari de sa nièce Gisèle, fille de sa sœur Gerberge, et qui occupe Bâle pour faire pression sur lui. En 1027, celui-ci est couronné empereur germanique, Rodolphe assista à la cérémonie et confirma la succession.

En juin 1032, Burchard II, fils bâtard de Conrad le Pacifique succéda à son oncle sur l’archevêché de Lyon. Il désavoua la succession sur le royaume et fit partie des révoltés. En septembre, à la mort de Rodolphe III, la lutte s’engagea entre l’empereur Conrad II et l’autre neveu de Rodolphe III, le comte de Blois et de Troyes Eudes II.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia Rodolphe III de Bourgogne/ Portail de la Bourgogne/ Roi de Bourgogne