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Conrad III de Bourgogne dit Conrad le Pacifique

dimanche 24 avril 2016 (Date de rédaction antérieure : 4 novembre 2011).

Conrad III de Bourgogne dit Conrad le Pacifique (vers 925-993)

Roi d’Arles ou de la Bourgogne Transjurane de 937 à sa mort

Fils de Rodolphe II de Bourgogne. À la mort de son père en 937, il est trop jeune pour régner. Hugues d’Arles tente de s’emparer alors de son royaume en forçant sa mère Berthe de Souabe à l’épouser. Mais ce projet d’alliance est mis en échec par l’intervention du roi de Germanie Otton 1er qui ne peut accepter l’unification des 2 royaumes. En 938, Otton 1er se rend en Bourgogne et oblige Hugues d’Arles à retourner dans son royaume d’Italie. Défenseur de la Bourgogne, il ramène Conrad avec lui en Germanie et ne lui permettra de rentrer qu’à la fin de l’année 942, suite à sa rencontre à Visé [1] avec le roi de France Louis IV d’Outremer.

Il devient, suite à cet accord, roi de Provence sans pour autant avoir la force de s’y imposer. Sa suprématie sur Hugues d’Arles est toutefois reconnue. Il assure son influence sur les sièges épiscopaux, notamment ceux des archevêchés de Vienne [2], Lyon [3] et d’Arles [4].

Vers la fin de son règne, il butera sur l’hostilité de Guillaume 1er de Provence devenu marquis de Provence en 979, et du comte Otte-Guillaume de Bourgogne lesquels se détacheront progressivement de sa suzeraineté.

Il épousa en 1ère noce Adèle, puis en secondes noces Mathilde, fille du roi de France Louis IV d’Outremer. Son fils, Rodolphe III de Bourgogne, lui succéda.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Demotz F., La Bourgogne, dernier des royaumes carolingiens (855-1056) : roi, pouvoirs et élites autour du Léman, Lausanne, 2008.

Notes

[1] près de Liège sur la Meuse

[2] La province ecclésiastique de Vienne est une ancienne province ecclésiastique de l’Église catholique romaine, dont le siège était à Vienne (Isère) et dont le ressort s’étendait en partie sur la France et en partie sur le territoire de l’actuel canton de Genève. Cette province très ancienne a été supprimée au moment de la Révolution française

[3] L’archidiocèse de Lyon (en latin : Archidioecesis Lugdunensis) est un des archidiocèses métropolitains de l’Église catholique en France. Burchard 1er de Lyon puis Burchard II, respectivement frère et fils illégitime de Conrad III de Bourgogne, posent les premiers jalons d’une principauté épiscopale lyonnaise dès la seconde moitié du 10ème siècle. À ce titre et à la suite du rapprochement avec le royaume de France (amorcé par la permutation de 1173), l’évêque Jean II de Belles-Mains édifia à la fin du 11ème siècle un château à motte ; motte de Béchevelin. La motte, outre le rôle symbolique et politique, tête de pont sur la rive gauche du Rhône de l’église de Lyon, contrôlait le passage sur le fleuve et surveillait le « compendium » antique Lyon-Vienne ; un péage y était attaché. Ce même évêque favorisa également la construction du pont du Rhône, pont de la Guillotière actuel. Il est à noter que ce territoire sur lequel l’église de Lyon avait autorité était contesté par le comte de Savoie, les seigneurs de Chandieu et les dauphins de Viennois.

[4] L’archevêché d’Arles est un ancien archidiocèse catholique, il est une des Églises les plus anciennes et les plus vénérables des Gaules. Seul l’archevêché de Lyon pourrait lui disputer l’honneur de la préséance. La date de la fondation du siège épiscopal d’Arles est inconnue, elle remonte en tout cas au tout début de l’installation de l’Église en France.