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Baudouin II de Flandre dit Baudouin le Chauve

mardi 4 septembre 2018, par ljallamion (Date de rédaction antérieure : 9 octobre 2011).

Baudouin II de Flandre dit Baudouin le Chauve (vers 863- vers 918)

Comte de Flandre de 879 à 918

Armes des comtes de Flandre à partir de 1170Fils du comte Baudouin 1er et de la princesse carolingienne Judith. Mineur à son avènement, il voit ses états subir une attaque sans précédent des Normands.

Ceux-ci détruisent Thérouanne [1], ravagent tout le pays et pillent les abbayes, semant mort et désolation sur leur passage.

Ils passent l’hiver 880 à Gand [2]. Au printemps 881 Tournai [3] est pillée, en 882, c’est le tour de Cambrai [4] et d’Arras [5] en 883, ils passent à Boulogne, Sithiu, Saint-Riquier, Furnes, à nouveau à Thérouanne [6], puis reviennent à Gand. Après un raid en Rhénanie [7], ils pillent Arras et se fortifient à Condé en 885, puis à Courtrai en 886.

Le chef viking Rollon ravage la région de Saint Bertin, à défaut de pouvoir s’emparer de la cité où les habitants résistent. En réaction, Baudouin II construit de nombreuses citadelles fortifiées, les bourgs ou “burchen”, confiés à des châtelains, ainsi en est-il d’Ypres [8], de Courtrai, de Bergues-Saint-Winoc, de Gand, de Bruges, de Saint-Omer. L’édification de ces bourgs caractérise son règne, et marque le début de l’âge féodal dans la région.

Cependant, comme dans le reste de la Neustrie [9], le problème normand ne trouvera sa solution que sous Charles le Simple qui, par le traité de Saint-Clair-sur-Epte [10] permet à Rollon de s’établir en Normandie.

Après la déposition de Charles le Gros, et l’élection de Eudes en 888 au trône de France, le comte de Flandre, d’ascendance carolingienne soutient la cause de Charles le Simple, alors que le comte de Vermandois Herbert II trahit sa cause et reconnaît Eudes comme souverain.

Le frère de Baudouin II, le comte de Cambrai Raoul ou Rodolphe, pénètre alors en Vermandois, s’empare de Péronne et de Saint-Quentin, mais ces villes sont reprises par Herbert, et Raoul périt dans un guet-apens le 17 juin 896. Baudouin aurait alors commandité le meurtre d’Herbert, qui entre-temps, s’était rallié à la cause de Charles le Simple.

Malgré une réconciliation passagère, les hostilités reprennent, il s’opposait cette fois au roi Charles, qui avait favorisé Herbert. Celui-ci reprend Péronne qui avait été occupée une nouvelle fois, et s’empara de Saint-Omer, du château de Saint Vaast, et de son abbaye. Le roi en donna alors bénéfice à l’archevêque de Reims, Foulques le Vénérable, qui l’échangea bientôt contre Saint Médard près de Soissons. Ce qui n’empêcha pas la rancœur de Baudouin.

Après la mort de Raoul abbé de Saint Bertin, il demanda la gestion temporelle de l’abbaye, mais les moines, craignant les exactions du comte, firent appel à Foulques, qui fut finalement élu abbé, nomination confirmée à la mort du roi Eudes par Charles le Simple. Malgré sa condamnation au synode de Soissons en 893,il reprendra par la force le château et l’abbaye d’Arras.

Après sa mort, il fut enterré à l’abbaye Saint Bertin, puis à Saint Pierre de Gand. De sa femme, fille du roi Alfred le Grand d’Angleterre, il avait eu 2 fils qui se partagèrent ses possessions

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia/ Portail de la Région flamande/ Comte de Flandre

Notes

[1] Thérouanne (en picard Therwane , en néerlandais Terwaan ou Terenburg, en flamand Therenburch) est une commune française, située dans le département du Pas-de-Calais Ce fut le siège d’un diocèse important, érigé par saint Achaire. Le plus célèbre de ses évêques est saint Omer. Saint Erkembode, moine bénédictin irlandais, devint évêque de Thérouanne au 8ème siècle. Au Moyen Âge, Thérouanne a fait partie du comté de Flandre, puis du comté d’Artois lorsqu’il s’en est détaché. La cité fut pillée par les Normands en 880 et 882. Les étudiants de son diocèse faisaient partie de la Nation Picarde aux universités de Paris, Orléans et Bologne.

[2] Gand est une ville belge néerlandophone, située en Région flamande au confluent de la Lys et de l’Escaut. C’est le chef-lieu de la province de Flandre-Orientale et depuis 1559 le siège de l’évêché de Gand. Capitale de l’ancien comté de Flandre, grande cité drapière et commerçante, puis ville natale de Charles Quint, elle connut à partir du 12ème siècle, et plus encore du 14ème au 16ème siècle, une période de floraison tant économique que culturelle. En 1500, Jeanne de Castille y donna naissance à Charles Quint, futur empereur romain germanique et roi d’Espagne. Quoique natif de Gand, celui-ci prit des mesures brutales pour réprimer la révolte de Gand en 1539, exigeant que les notables de la ville défilent pieds nus avec une corde autour du cou : depuis cette époque, les Gantois sont surnommés Stroppendragers (les « garrotés »). La congrégation de Saint-Bavon fut dissoute, son monastère rasé et remplacé par une caserne ducale. Seuls quelques édifices de l’ancienne abbaye échappèrent à la démolition. La fin du 16ème et le début du 17ème siècle se traduisirent par des bouleversements liés à la guerre de Quatre-Vingts Ans. Face à la menace des troupes espagnoles, des états généraux des Dix-Sept Provinces se tiennent à Gand en 1576. Il en résulte un acte de pacification qui affirme l’autonomie nationale contre les ministres et les troupes espagnoles. Don Juan d’Autriche est obligé d’accepter la pacification de Gand. Cependant, la minorité calviniste, organisée en un parti d’une grande efficacité, s’empare du pouvoir par la force. En 1577, les calvinistes s’appuient sur le programme du prince d’Orange qui promet la restauration des libertés communales. Les vieilles magistratures municipales retrouvèrent leurs prérogatives, les chartes confisquées réapparurent et les métiers siégèrent derechef à la Collace. Gand est pour un temps une république calviniste. Mais bientôt les Espagnols, conduits par Alexandre Farnèse, reprirent la ville, la convertissant définitivement au catholicisme. Les conflits de la guerre de Quatre-Vingts Ans mirent un terme au rayonnement international de Gand. La ville est prise en 1678 par Vauban

[3] Tournai est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne et en Flandre romane , chef-lieu d’arrondissement en province de Hainaut et siège de l’évêché de Tournai.

[4] Cambrai est une commune française située dans le département du Nord

[5] Arras est une commune française, capitale historique et administrative du département du Pas-de-Calais. Historiquement, Arras était sous l’Ancien Régime la capitale de la province d’Artois, un grand centre religieux et une cité prospère connue pour ses fabrications drapières. Au 9ème siècle, Arras devient la résidence privilégiée des comtes de Flandre qui y établissent une châtellenie héréditaire. En 1025, l’évêque d’Arras, Gérard de Cambrai, réunit en l’église Sainte‑Marie un synode pour lutter contre une hérésie, qui sera réprimée.

[6] Thérouanne (en picard Therwane, en néerlandais Terwaan ou Terenburg, en flamand Therenburch) est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais. Ce fut le siège d’un diocèse important (évêché de Thérouanne), érigé par saint Achaire. Le plus célèbre de ses évêques est saint Omer. Saint Erkembode, moine bénédictin irlandais, devint évêque de Thérouanne au 8ème siècle. Au Moyen Âge, Thérouanne a fait partie du comté de Flandre, puis du comté d’Artois lorsqu’il s’en est détaché. La cité fut pillée par les Normands en 880 et 882. Les étudiants de son diocèse faisaient partie de la Nation Picarde aux universités de Paris, Orléans et Bologne. Par sa position stratégique, Thérouanne a représenté un enjeu militaire important, en particulier pendant les guerres d’Italie. Après un dernier siège, débuté le 11 avril 1553, Thérouanne a été prise le 20 juin 1553, puis rasée dans le courant de l’été 1553 sur l’ordre de Charles Quint, qui y aurait même fait répandre symboliquement du sel. Par la suite, Thérouanne devient un site abandonné. Le diocèse est supprimé en 1557, entraînant une recomposition de l’administration ecclésiastique.

[7] La Rhénanie est une région de l’ouest de l’Allemagne, qui doit son nom au Rhin, qui la traverse. Elle regroupe les territoires principalement situés sur la rive gauche du Rhin.

[8] Ypres est une ville de Belgique située en Région flamande, chef-lieu d’arrondissement en province de Flandre-Occidentale. Elle est située dans le Nord-ouest de la Belgique dans la région du Westhoek.

[9] Royaume franc qui couvrait le nord-ouest de la France actuelle, et avait pour capitale Soissons. Néanmoins, il semble que le terme de Neustrie ne soit apparu qu’un siècle après la création du royaume. La Neustrie avait été créée lors du partage qui suivit la mort de Clovis 1er, en 511, et revint à Clotaire 1er, qui, au terme de son long règne de 50 ans, avait réussi à reconstituer le royaume de son père. Elle fut le 2ème grand royaume franc né lors des partages successoraux mérovingiens à partir des territoires conquis sur Syagrius. Son aire géographique était limitée par la Loire au sud, l’océan Atlantique et la Basse-Bretagne à l’ouest, et la Champagne à l’est. Elle s’étendait jusqu’en Flandre au nord.

[10] Traité signé en 911, par lequel le roi Charles le Simple octroie la Normandie au chef scandinave Rollon, qui devient ainsi le premier duc de Normandie. En échange, ce dernier rend hommage au roi et se fait baptiser chrétien.